Le syndicat SNUDI-FO des Deux-Sèvres a appelé, ce mercredi 27 mai 2026, à la fermeture immédiate des établissements scolaires du département en raison des températures élevées annoncées pour les prochains jours. Selon Ouest France, cette mesure préventive vise à éviter les risques sanitaires liés à des classes surchauffées, alors que Météo-France prévoit une vague de chaleur durable sur l’ouest du pays.

Dans un communiqué diffusé ce matin, le syndicat, affilié à Force Ouvrière, souligne que « les salles de classe risquent de devenir des pièges à chaleur », mettant en garde contre les conséquences pour les élèves et le personnel éducatif. « Nous ne pouvons pas attendre que des incidents sanitaires surviennent pour agir », a déclaré un porte-parole du SNUDI-FO, cité par le quotidien régional.

Ce qu’il faut retenir

  • Fermeture demandée dès jeudi 29 mai 2026 dans les écoles des Deux-Sèvres, selon le syndicat SNUDI-FO.
  • Risque de « classes surchauffées » et de dangers sanitaires pour les élèves et les enseignants.
  • Météo-France annonce une canicule durable sur l’ouest de la France dans les prochains jours.
  • Le syndicat évoque un « piège à chaleur » pour les salles de classe en cas de non-fermeture.

Une alerte sanitaire liée aux températures élevées

La décision du SNUDI-FO s’inscrit dans un contexte où les prévisions météo annoncent des températures dépassant les 30°C dès jeudi, avec un pic attendu ce week-end. « Les bâtiments scolaires, souvent mal isolés et dépourvus de climatisation, ne sont pas conçus pour résister à de telles conditions », a précisé le syndicat, qui rappelle que les risques de coups de chaleur et de déshydratation concernent particulièrement les enfants et les personnes vulnérables. D’après les données de Santé publique France, chaque année en France, plusieurs centaines d’hospitalisations sont liées à des canicules, notamment chez les moins de 15 ans.

Le département des Deux-Sèvres, situé dans la région Nouvelle-Aquitaine, n’est pas le seul concerné. Plusieurs académies, dont celles de Bordeaux et de Nantes, ont déjà activé des plans de vigilance canicule. Cependant, le SNUDI-FO des Deux-Sèvres va plus loin en réclamant une fermeture préventive, plutôt qu’un simple ajustement des horaires ou une limitation des activités en extérieur.

Quelles alternatives pour les familles ?

La fermeture des écoles poserait la question de la prise en charge des enfants, notamment pour les parents qui ne pourraient pas télétravailler ou organiser une garde. « Nous sommes conscients des difficultés que cela engendrera, mais la santé des élèves doit primer », a souligné le syndicat, qui appelle les collectivités locales à anticiper cette situation. Dans un communiqué, le département des Deux-Sèvres a indiqué « étudier toutes les options », sans préciser s’il suivrait la demande du SNUDI-FO.

D’autres syndicats, comme le SE-Unsa, ont nuancé leur position, estimant qu’une fermeture généralisée n’était pas nécessaire, mais que des mesures comme le report des examens ou l’aménagement des salles pourraient suffire. « L’important est d’éviter les situations à risque sans pénaliser inutilement les familles », a expliqué un représentant du SE-Unsa à Ouest France.

Et maintenant ?

La décision finale concernant la fermeture des écoles dans les Deux-Sèvres devrait être annoncée d’ici jeudi matin. Les collectivités locales et l’académie de Poitiers doivent trancher en fonction des dernières prévisions météo et des recommandations des autorités sanitaires. Une réunion de crise est prévue mercredi soir entre les responsables éducatifs et les élus départementaux. D’autres départements pourraient, à leur tour, être amenés à prendre des mesures similaires si la canicule s’étend.

Cette crise met en lumière les enjeux liés à l’adaptation des infrastructures scolaires face au réchauffement climatique. Alors que les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et intenses, la question des équipements (climatisation, isolation) et des plans d’urgence se pose avec acuité. Les syndicats appellent déjà à un débat national sur le sujet, soulignant que « les écoles ne sont pas des lieux conçus pour affronter des températures extrêmes ».

Les principaux risques incluent les coups de chaleur, la déshydratation et l’aggravation de pathologies préexistantes, notamment chez les enfants et les personnes âgées. Selon Santé publique France, les températures élevées en milieu scolaire peuvent aussi perturber la concentration et augmenter l’absentéisme.