Alors que la France subit une vague de chaleur précoce et intense, le ministère de l’Éducation nationale envisage de fermer temporairement certains établissements scolaires si les températures deviennent dangereuses pour la santé des élèves et du personnel, indique BFM - Politique. Cette mesure, envisagée dans les zones les plus touchées, vise à garantir la sécurité des plus jeunes tout en limitant l’impact sur l’organisation scolaire. Les seuils de température et les critères de décision restent à préciser, mais la priorité est claire : éviter les risques de déshydratation ou de coup de chaleur chez les enfants, particulièrement vulnérables.

Cette annonce intervient alors que Météo-France a placé plusieurs départements en vigilance orange pour canicule dès ce mardi 16 juin, avec des températures pouvant dépasser les 35 °C dans certaines régions. Le ministère n’exclut pas des fermetures ponctuelles, notamment dans les écoles maternelles et primaires où les enfants sont moins autonomes face à la chaleur. « Nous surveillons de près l’évolution des prévisions et prendrons les décisions nécessaires pour protéger la communauté éducative », a précisé un porte-parole du ministère, sans donner de liste exhaustive des établissements concernés pour l’heure.

Ce qu’il faut retenir

  • Le ministère de l’Éducation nationale envisage des fermetures ciblées d’écoles et collèges en cas de canicule sévère, selon BFM - Politique.
  • La décision serait prise en fonction des seuils de température et des zones les plus exposées, avec une priorité donnée aux établissements accueillant les plus jeunes.
  • Plusieurs départements sont déjà en vigilance orange canicule ce 16 juin, avec des températures pouvant atteindre 35 °C.
  • Les critères exacts (seuils, durée, etc.) restent à définir, mais la sécurité des élèves et des enseignants est présentée comme la priorité absolue.

Une mesure exceptionnelle dictée par l’urgence sanitaire

La possibilité de fermer des établissements scolaires en période de canicule n’est pas une première, mais elle reste exceptionnelle. En 2022, lors de la canicule historique qui avait fait plus de 15 000 morts en Europe, certaines écoles avaient été temporairement fermées ou leurs horaires adaptés pour éviter les pics de chaleur en intérieur. Cette fois, l’Éducation nationale semble vouloir anticiper, alors que les prévisions météo s’annoncent sévères dès cette semaine. « Nous ne prendrons pas de décision à la légère, mais nous ne pouvons pas non plus ignorer les risques pour la santé des enfants », a souligné une source proche du dossier.

Les établissements concernés pourraient l’être pour quelques jours seulement, le temps que les températures redescendent. Les familles seraient alors informées rapidement, via les canaux habituels (ENT, SMS, affichage) ou des plateformes dédiées comme École directe. Aucune liste n’est encore arrêtée, mais les régions les plus exposées — Sud-Est, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie — sont particulièrement surveillées. « On parle de fermetures ponctuelles et localisées, pas d’un confinement généralisé des écoles », a tempéré un responsable ministériel.

Des alternatives envisagées pour limiter l’impact pédagogique

Si des fermetures devaient intervenir, le ministère travaillerait en étroite collaboration avec les académies pour organiser un enseignement à distance lorsque cela est possible, notamment pour les collégiens et lycéens. « L’objectif n’est pas de pénaliser les élèves, mais de garantir leur sécurité », a rappelé un représentant du rectorat de Montpellier, où les températures pourraient dépasser les 38 °C en fin de semaine. Les cantines scolaires, quant à elles, devraient adapter leurs menus et limiter les activités en extérieur pendant les heures les plus chaudes.

Côté enseignants, les syndicats comme le SNUipp-FSU (primaire) ou le SE-Unsa (secondaire) appellent à la prudence, tout en soulignant que les locaux scolaires ne sont pas toujours adaptés pour affronter des vagues de chaleur prolongées. « Beaucoup d’écoles manquent de climatisation ou de stores efficaces. Sans mesures d’urgence, les salles de classe peuvent rapidement devenir des fournaises », a dénoncé Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNUipp-FSU. Le ministère a indiqué qu’il étudiait des solutions pour améliorer le confort thermique dans les établissements, comme le déploiement de ventilateurs ou la réorganisation des emplois du temps.

« Nous ne laisserons pas les enfants et les personnels dans des conditions dangereuses. Si la canicule persiste, des fermetures localisées seront envisagées, avec un accompagnement pédagogique adapté. »
Un porte-parole du ministère de l’Éducation nationale

Et maintenant ?

La décision finale sur d’éventuelles fermetures d’écoles devrait être prise dans les 48 heures, en fonction des dernières prévisions météo. Les parents d’élèves et les enseignants seront informés en temps réel via les canaux officiels. Une réunion de crise est prévue mercredi matin au ministère, en présence des représentants des collectivités locales et des services de santé. Si les températures devaient continuer à grimper après le week-end, de nouvelles mesures pourraient être annoncées dès la semaine prochaine.

Cette annonce intervient alors que la France s’apprête à accueillir le G7 à Versailles les 26 et 27 juin, un événement qui mobilise déjà les services de sécurité et de logistique. Les organisateurs ont indiqué que les mesures sanitaires liées à la canicule seraient intégrées aux préparatifs, notamment pour les délégations étrangères et les journalistes. « Nous suivons les consignes sanitaires de l’État », a indiqué un membre de l’équipe organisatrice, sans préciser si des aménagements spécifiques étaient prévus pour les visiteurs.

Enfin, cette vague de chaleur rappelle les débats récurrents sur l’adaptation des bâtiments publics et privés aux nouvelles normes climatiques. En 2025, seulement 15 % des écoles primaires en France étaient équipées de climatisation, selon un rapport du Sénat. Les associations de défense de l’environnement appellent depuis des années à un plan massif de rénovation thermique des établissements scolaires, un sujet qui pourrait resurgir lors des prochains arbitrages budgétaires.

À ce stade, le ministère n’a pas détaillé de seuils précis. Cependant, selon BFM - Politique, les fermetures pourraient intervenir si les températures intérieures des salles de classe dépassent un certain seuil (non communiqué) ou si les alertes météo prévoient une canicule durable avec des risques sanitaires avérés. Les décisions seraient prises au cas par cas, en concertation avec les académies et les collectivités locales.