Un nouveau record de chaleur a été battu en France ce jeudi 28 mai 2026, avec des températures atteignant 37,8°C, un niveau inédit pour un mois de mai. Selon Le Monde, cet épisode de canicule précoce, qui touche particulièrement les régions du centre et de l’Est, marque un tournant dans les données météorologiques nationales.
Ce qu'il faut retenir
- 37,8°C enregistrés en France ce 28 mai 2026, un record pour un mois de mai.
- Onze départements placés en vigilance orange canicule ce vendredi 29 mai.
- Les régions du nord-ouest voient leur épisode de chaleur s’atténuer, contrairement au centre et à l’Est.
- Des épisodes de pollution atmosphérique persistent, aggravés par la chaleur et l’absence de vent.
Cette vague de chaleur, qui a débuté mardi, a d’abord concerné le nord-ouest du pays avant de se déplacer vers les zones centrales et orientales. Météo-France a précisé que les températures devraient progressivement redescendre d’ici le week-end dans ces régions, mais que les nuits resteraient très douces. À Paris, la température a frôlé les 35°C en journée, un niveau exceptionnel pour la saison.
D’après Le Monde, onze départements — principalement situés dans le Centre-Val de Loire, en Bourgogne-Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes — restent placés en vigilance orange canicule ce vendredi. Les autorités appellent à la prudence, notamment pour les populations vulnérables (personnes âgées, nourrissons, malades chroniques). Les consignes restent classiques : hydratation régulière, limitation des activités physiques aux heures chaudes et aération des logements tôt le matin ou tard le soir.
Des épisodes de pollution qui s’installent
La chaleur persistante favorise également la concentration de polluants dans l’air. Selon les relevés d’Atmo France, les seuils de particules fines (PM2,5 et PM10) et d’ozone (O₃) ont été dépassés dans plusieurs grandes villes, dont Lyon, Grenoble et Clermont-Ferrand. Ces épisodes de pollution, habituels en été, interviennent cette fois-ci de manière précoce, avant même le début de la saison estivale.
Les autorités sanitaires ont rappelé que les pics de pollution peuvent aggraver les problèmes respiratoires et cardiovasculaires. Les personnes concernées sont invitées à limiter leurs déplacements en extérieur, surtout en milieu de journée. Les associations de défense de l’environnement, comme Greenpeace ou France Nature Environnement, ont déjà pointé du doigt l’inaction des pouvoirs publics face à la répétition de ces phénomènes, liés au réchauffement climatique.
Un phénomène lié au changement climatique ?
Les climatologues s’accordent à dire que ces épisodes de chaleur précoces et intenses s’inscrivent dans une tendance de fond. Jean Jouzel, climatologue et ancien vice-président du GIEC, a déclaré : « Ces records de température en mai ne sont pas anodins. Ils illustrent l’accélération du réchauffement climatique, avec des vagues de chaleur qui interviennent plus tôt dans l’année et deviennent plus intenses. » Il a ajouté que « sans réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, ces phénomènes risquent de se multiplier dans les années à venir. »
Les prévisions saisonnières de Météo-France indiquent que l’été 2026 pourrait être marqué par des températures supérieures aux normales, avec un risque accru de canicules prolongées. Les modèles climatiques suggèrent que la France pourrait connaître des étés de plus en plus proches de ceux observés actuellement dans le sud de l’Europe.
La situation reste sous haute surveillance, alors que la France s’apprête à entrer dans une période estivale qui s’annonce déjà exceptionnelle.
D’après Le Monde, les onze départements concernés sont : l’Allier, le Cher, la Nièvre, la Saône-et-Loire, l’Yonne, le Loiret, l’Indre, la Creuse, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme et le Cantal.