Alors que la France subit un épisode de fortes chaleurs depuis le 9 juin 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffroy, a écarté mardi toute mesure exceptionnelle à court terme concernant les établissements scolaires ou l’organisation du baccalauréat professionnel. Selon Ouest France, cette décision intervient dans un contexte où les températures élevées persistent sur une grande partie du territoire, sans pour autant atteindre les seuils justifiant des aménagements immédiats.
Ce qu'il faut retenir
- Pas de fermeture d’écoles prévue « à ce stade », malgré la vague de chaleur en cours depuis le 9 juin 2026.
- Le baccalauréat professionnel ne sera pas reporté, confirme le ministre Édouard Geffroy.
- La décision pourrait évoluer en fonction de l’évolution des températures dans les prochains jours.
- Les établissements scolaires restent en alerte pour adapter leurs locaux (ventilation, horaires décalés).
Pour l’instant, la stratégie adoptée par le ministère repose sur une vigilance accrue plutôt que sur des mesures radicales. « Aucune fermeture d’école n’est prévue à ce stade », a précisé Édouard Geffroy, lors d’une prise de parole officielle. Le ministre a souligné que les protocoles sanitaires en vigueur dans les académies seraient appliqués, notamment pour les élèves les plus vulnérables aux canicules. « Côté classes, on maintient le fonctionnement normal, mais avec une attention particulière sur les salles de cours et les espaces communs », a-t-il ajouté.
Côté examens, le bac pro est également concerné par cette absence de report. Édouard Geffroy a confirmé que « les épreuves se dérouleront aux dates prévues », tout en rappelant que des ajustements pourraient être envisagés « si la situation météorologique venait à empirer ». Une nuance importante, car les vagues de chaleur prolongées ont déjà, dans le passé, conduit à des adaptations (départs en vacances anticipés, horaires aménagés). Pour cette année, aucune décision n’est encore prise au-delà de la période actuelle.
Un contexte météorologique sous surveillance
Les météorologues s’attendent à une poursuite des températures élevées au moins jusqu’à la fin de la semaine en cours, avec des pointes pouvant dépasser les 35°C dans plusieurs régions, notamment en Île-de-France, dans le Sud-Ouest et en Auvergne-Rhône-Alpes. Selon Ouest France, Météo-France a placé plusieurs départements en alerte orange canicule, un niveau qui impose aux collectivités de renforcer les mesures de prévention, notamment pour les publics sensibles (personnes âgées, enfants, travailleurs en extérieur).
Du côté des écoles, les académies ont été invitées à privilégier les solutions logistiques plutôt que la fermeture pure et simple. Certaines communes ont déjà mis en place des dispositifs comme la réduction des activités sportives en extérieur ou le décalage des horaires de récréation. « On mise sur la prévention plutôt que sur la paralysie », explique un responsable académique cité par Ouest France. Cette approche reflète une volonté de concilier sécurité sanitaire et continuité pédagogique, deux priorités souvent en tension lors des épisodes de canicule.
Le bac pro à l’abri des reports, pour l’instant
Le ministère a également exclu tout report des épreuves du baccalauréat professionnel, dont les sessions débutent généralement fin juin. Édouard Geffroy a rappelé que « les salles d’examen sont climatisées ou ventilées dans la plupart des centres », limitant ainsi les risques pour les candidats. « Si une canicule exceptionnelle devait survenir pendant les épreuves, des aménagements pourraient être étudiés au cas par cas », a-t-il nuancé. En 2022, des ajustements avaient été nécessaires dans certains académies, mais aucune fermeture de centre d’examen n’avait été décidée.
Cette position ferme du gouvernement intervient alors que des associations de parents d’élèves et des syndicats d’enseignants avaient réclamé plus de souplesse. « Avec des températures qui peuvent rendre les salles de classe invivables, on comprend mal cette rigidité », a réagi la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves), contactée par Ouest France. Le débat reste donc ouvert, mais pour l’heure, le ministère campe sur sa ligne : « Pas de fermeture, mais une surveillance renforcée. »
Reste à savoir si cette stratégie résistera à une dégradation des conditions météorologiques. Autant dire que la vigilance reste de mise, côté ministères comme côté familles.
Si les températures continuent de monter, le ministère pourrait opter pour des aménagements ponctuels : décalage des horaires de cours, réduction des activités en extérieur, ou même report de quelques heures des épreuves du bac pro. Aucune fermeture d’école n’est cependant envisagée pour l’instant, selon Édouard Geffroy.