L’avocat Ibrahim Shalabi, fondateur de l’application Captain Radar, était l’invité ce mercredi 10 juin 2026 dans l’émission Good Morning Business diffusée sur BFM Business. Il y a présenté son outil, conçu pour éviter la perte de points sur le permis de conduire, notamment en cas d’infractions détectées par des radars automatiques sans interception directe du conducteur.

Selon BFM Business, cette solution numérique s’inscrit dans un contexte où les radars fixes et mobiles se multiplient en France, générant chaque année des millions d’avis de contravention. L’application, qui cible principalement les infractions relevées par ces dispositifs, propose une assistance juridique et technique pour contester les infractions ou en limiter les conséquences.

Ce qu'il faut retenir

  • L’application Captain Radar est dédiée à la préservation des points du permis de conduire face aux infractions détectées par radars automatiques, selon BFM Business.
  • Elle intervient notamment pour les infractions sans interception du conducteur, un cas de figure de plus en plus fréquent.
  • L’outil combine assistance juridique et technique pour contester ou atténuer les sanctions.
  • L’émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, consacre régulièrement des chroniques aux innovations technologiques et aux enjeux du quotidien.

Une réponse aux enjeux croissants des radars automatiques

Les radars automatiques représentent aujourd’hui une part majoritaire des infractions routières en France. Selon les dernières données disponibles, près de 70 % des contraventions pour excès de vitesse ou autres infractions sont établies par des systèmes automatisés. Ces dispositifs, déployés en masse depuis les années 2000, visent à améliorer la sécurité routière mais génèrent aussi un flux constant d’avis de contravention.

Captain Radar se positionne comme un intermédiaire entre le conducteur et l’administration. L’application permet d’analyser les avis reçus, de vérifier leur légalité et, le cas échéant, de formuler des recours ou des demandes de réduction de peine. « L’objectif n’est pas d’échapper systématiquement aux amendes, mais d’éviter les pertes de points inutiles », a précisé Ibrahim Shalabi lors de son intervention.

Comment fonctionne concrètement l’application ?

L’outil s’appuie sur plusieurs fonctionnalités pour accompagner les usagers. Dès réception d’un avis de contravention, l’application procède à une vérification automatique des éléments techniques : positionnement du radar, respect des procédures d’avertissement, ou encore délais légaux. En cas d’anomalie ou de doute, l’utilisateur peut solliciter une analyse juridique ou engager un recours.

Captain Radar propose également un accompagnement personnalisé, avec des conseils pour adapter sa conduite ou contester une infraction. « Nous ne sommes pas un simple outil de contestation, mais une solution d’accompagnement pour une conduite plus sereine », a souligné l’avocat. L’application, accessible sur smartphone, est compatible avec les principaux systèmes d’exploitation et propose un abonnement mensuel.

Un marché en plein essor pour les services juridiques numériques

L’émergence de Captain Radar s’inscrit dans une tendance plus large de digitalisation des services juridiques. Plusieurs start-up françaises et européennes proposent désormais des outils similaires, ciblant aussi bien les infractions routières que les litiges du quotidien. Ces solutions séduisent un public soucieux de maîtriser ses dépenses et de préserver ses droits.

Selon BFM Business, le marché des legaltech en France a connu une croissance de 15 % en 2025, portée par la demande en services accessibles et transparents. Les applications comme Captain Radar bénéficient aussi de l’engouement pour les solutions « anti-système », perçues comme un moyen de lutter contre les abus présumés des administrations.

Et maintenant ?

Dans les prochains mois, Captain Radar pourrait étendre son offre en intégrant de nouvelles fonctionnalités, comme un système d’alerte en temps réel pour signaler les radars mobiles ou une base de données collaborative pour mutualiser les informations entre utilisateurs. Une levée de fonds est également envisagée pour accélérer le développement de l’application, bien que son fondateur n’ait pas encore communiqué de détails précis.

Reste à voir si les pouvoirs publics, déjà sensibles à la lutte contre la fraude aux radars, adapteront leur réglementation pour encadrer ces nouveaux outils. La question de leur légalité en cas de recours systématique aux procédures de contestation pourrait, à terme, faire l’objet de débats juridiques.

Une émission au cœur de l’actualité économique et technologique

L’invitation d’Ibrahim Shalabi dans Good Morning Business reflète l’intérêt de BFM Business pour les innovations pouvant impacter le quotidien des Français. L’émission, diffusée du lundi au vendredi, consacre régulièrement des chroniques aux outils technologiques, aux tendances économiques et aux enjeux sociétaux.

Parmi les autres sujets abordés ce 10 juin 2026, la Coupe du Monde 2026 a été mise à l’honneur dans la chronique Morning Retail, où Eva Jacquot a analysé son impact sur les stratégies marketing des grandes marques. De son côté, Étienne Bracq a détaillé dans Morning Briefing les performances des marchés boursiers, avec un focus sur l’Iran et son secteur pétrolier, particulièrement résilient malgré les tensions géopolitiques.

Captain Radar, un outil pour une conduite plus responsable ?

Si l’application se présente comme une solution pour préserver ses points, elle soulève aussi des questions sur la responsabilité des conducteurs. Certains observateurs craignent qu’elle ne favorise une conduite plus laxiste, sous prétexte de pouvoir contester systématiquement les infractions. À l’inverse, ses défenseurs y voient un moyen de lutter contre les erreurs administratives ou les abus présumés des radars.

Quoi qu’il en soit, Captain Radar illustre la manière dont la technologie peut transformer l’approche des infractions routières. Entre assistance juridique et optimisation des recours, l’application mise sur un équilibre entre respect de la loi et protection des droits des usagers. Son succès dépendra désormais de sa capacité à convaincre, tant sur le plan pratique que sur sa légitimité face aux autorités.

Non, l’application propose un modèle d’abonnement mensuel. Les tarifs varient selon les fonctionnalités choisies, mais les détails précis n’ont pas été communiqués par le fondateur lors de son intervention sur BFM Business.

L’application ne peut pas garantir l’annulation systématique d’une infraction, mais elle permet d’analyser sa légalité et de formuler un recours argumenté. Le succès d’une contestation dépend des éléments du dossier et des décisions des autorités compétentes.