Alors que l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) s’apprête à affronter Clermont ce samedi 6 juin dans un match à enjeu pour la qualification en barrages du Top 14, le pilier tongien Ben Tameifuna a livré à l’Équipe un témoignage sans détour sur les célébrations qui ont suivi le titre de Champions Cup remporté face au Leinster le 23 mai dernier. Selon RMC Sport, qui rapporte ses propos, l’international a assumé sans détour son rôle de « mascotte des fêtes » et les conséquences de ces excès sur sa préparation physique.
Ce qu'il faut retenir
- Ben Tameifuna, pilier de l’UBB, a participé activement aux célébrations du titre de Champions Cup remporté le 23 mai face au Leinster (41-19).
- Il déclare avoir consommé « des litres de Guinness, de Heineken et de rhum Coca » lors de ces trois jours de festivités.
- Malgré ces excès, il a marqué un essai décisif à la 44e minute lors du match suivant contre Toulon (défaite 27-22), permettant à l’UBB de conserver une chance de se qualifier pour les barrages.
- L’UBB doit impérativement gagner son match contre Clermont ce samedi pour décrocher une place en barrages, sous peine de dépendre des résultats d’autres équipes.
- L’entraîneur Yannick Bru avait accordé trois jours de célébrations aux joueurs après ce doublé en Champions Cup.
Des célébrations mémorables, mais coûteuses pour la condition physique
Ben Tameifuna, pilier de 34 ans et l’un des joueurs les plus expérimentés de l’effectif bordelais, n’a pas caché son franc-parler dans les colonnes de l’Équipe. Interrogé sur les excès des trois jours de célébrations qui ont suivi la victoire en finale de Champions Cup, il a résumé sa situation avec une formule imagée : « Je pense qu’en ce moment, je suis fait de Guinness, de Heineken et de rhum Coca ». Selon RMC Sport, il a précisé avoir englouti « des litres d’eau » après des jours de festivités flous, où son dernier verre remontait « à mercredi soir… ou jeudi matin, l’un des deux ».
Malgré ces excès, Tameifuna a su se montrer décisif dès son entrée en jeu lors du match suivant, face au RC Toulon. Titularisé en deuxième mi-temps, il a marqué un essai à la 44e minute, permettant à son équipe de conserver une chance de remporter le bonus défensif malgré la défaite (27-22). Cet essai, bien que tardif, a confirmé son statut de joueur clé dans l’effectif bordelais, même après une semaine de fêtes intenses.
« On avait bossé dur » : la célébration comme exutoire après un parcours difficile
Dans son entretien, Tameifuna a expliqué que ces célébrations n’étaient pas une simple question de consommation d’alcool, mais bien un moyen de marquer un moment historique. « Ce n’était pas une question de picoler, mais de célébrer. Il faut marquer les moments importants dans la vie. Parce que ça file vite », a-t-il déclaré à l’Équipe, selon RMC Sport. « En Champions Cup, on a eu un parcours difficile jusqu’aux playoffs. Notre chemin vers la finale n’a pas été facile, et il fallait évacuer ça une fois qu’on a gagné. »
Le pilier tongien a également souligné l’importance de ces moments partagés avec ses coéquipiers, notamment pour les plus jeunes. « C’est un plaisir de boire des coups avec les gars », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « Certains, comme Adam [Coleman] et moi, on est les plus anciens. Tu vois des jeunes comme Tiaan Jacobs, Connor Sa, en pleine progression. Pour eux aussi, c’était un moment spécial. Je ne vais pas jouer au rugby éternellement, j’ai à cœur de profiter de ces moments. »
Un retour à la sobriété pour un enjeu crucial en Top 14
Alors que l’UBB se prépare à un choc décisif contre Clermont ce samedi 6 juin à 21h au Stade Chaban-Delmas, Ben Tameifuna devra être à son meilleur niveau. Selon RMC Sport, l’entraîneur Yannick Bru devra composer avec un effectif amoindri : le demi de mêlée Matthieu Jalibert, blessé au mollet, sera absent. Pour décrocher une place en barrages, l’UBB n’a qu’une seule option : remporter la victoire. Si elle y parvient avec un bonus offensif, elle terminera dans les six premières places. Dans le cas contraire, son sort dépendra des résultats du Racing 92 et du Stade Rochelais.
Cette situation met en lumière les défis physiques et logistiques auxquels les clubs sont confrontés après des semaines de compétition intense. Les trois jours de célébrations, bien que légitimes après un titre européen, rappellent aussi les limites de l’endurance humaine dans un sport aussi exigeant que le rugby. Pour Tameifuna, la priorité est désormais claire : aider son équipe à se qualifier, malgré les séquelles de ces festivités.
Cette affaire rappelle également les tensions entre la gestion des émotions collectives et les exigences sportives dans le rugby moderne. Alors que les clubs cherchent à concilier performance et bien-être des joueurs, les excès post-titre soulèvent des questions sur l’équilibre entre célébration et récupération. Pour l’UBB, l’enjeu immédiat reste sportif : une qualification en barrages validerait une saison historique, malgré les aléas des fêtes.
L’UBB a remporté la finale de Champions Cup le 23 mai 2026 face au Leinster sur le score de 41 à 19, selon les informations rapportées par RMC Sport.
L’UBB doit impérativement s’imposer face à Clermont pour décrocher une place en barrages du Top 14. En cas de victoire, elle pourrait même obtenir directement une qualification en comptant sur un bonus offensif. Sans victoire, son sort dépendra des résultats d’autres équipes.