Selon Le Figaro, le Leinster s’est qualifié pour la finale de la Champions Cup 2026 en battant le Rugby Club Toulonnais (RCT) sur le score de 29 à 25, samedi à l’Aviva Stadium de Dublin. La formation irlandaise, malgré une domination moins écrasante qu’à son apogée, confirme sa place parmi les meilleures équipes européennes en atteignant une quatrième finale en cinq éditions de la compétition. Face à eux, l’Union Bordeaux-Bègles ou Bath Rugby s’affronteront dimanche pour déterminer le second finaliste, avant une finale programmée le 23 mai 2026 à Bilbao.
Ce qu'il faut retenir
- Le Leinster remporte sa 4e demi-finale en 5 ans en Champions Cup et affrontera le vainqueur de Bordeaux-Bègles – Bath en finale.
- Melvyn Jaminet, auteur de 40 mètres parcourus ballon en main et de 9 défenseurs battus, a été l’un des meilleurs joueurs de la rencontre malgré la défaite du RCT.
- Toulon, mené de 18 points à 10 minutes du terme, a réduit l’écart grâce à deux essais de Baptiste Serin et Gaël Dréan avant de s’incliner dans les dernières secondes.
- Le RCT a concédé 12 pénalités et perdu 12 ballons sans en récupérer aucun, tandis que sa mêlée n’a remporté que 75 % de ses contests.
- L’entame catastrophique du second acte, avec un essai encaissé dès la 47e minute, a scellé le sort des Varois.
Le Leinster, encore une fois l’équipe la plus régulière d’Europe
Depuis cinq saisons, le Leinster se distingue comme l’équipe la plus constante en Champions Cup. Selon Le Figaro, les Irlandais ont atteint la finale à quatre reprises en cinq ans, un exploit réalisé seulement par Northampton lors de la saison 2024-2025. Leur victoire serrée face au RCT, malgré une opposition bien plus combative que prévu, souligne leur capacité à performer dans les moments décisifs. Jamison Gibson-Park et ses coéquipiers devront désormais confirmer ce statut en finale face à un adversaire qui, comme eux, mise sur un jeu offensif spectaculaire.
La régularité du Leinster contraste avec les performances plus irrégulières du RCT, qui avait pourtant créé la surprise en éliminant l’Union Bordeaux-Bègles en quart de finale. Leur parcours s’arrête donc à Dublin, laissant planer des interrogations sur leur capacité à rivaliser avec les meilleurs clubs européens sur la durée.
Melvyn Jaminet, l’homme de la soirée pour Toulon malgré la défaite
Avec 9 défenseurs battus, près de 40 mètres parcourus en course et deux pénalités longues transformées dans le premier acte, Melvyn Jaminet a été l’un des rares joueurs varois à briller individuellement. Selon Le Figaro, l’international français a frôlé l’exploit en mettant à mal la défense irlandaise dans les ultimes minutes, mais une erreur de transmission dans les dernières secondes a scellé le sort de son équipe. Son match a confirmé son statut de patron offensif du RCT, même si son impact n’a pas suffi à éviter l’élimination.
Le demi d’ouverture, auteur de 18 points au total, a également montré des qualités de relance et de vision de jeu qui ont manqué à son équipe dans les phases clés. Son absence en cas de prolongations aurait probablement changé la donne, mais le RCT n’a pas su garder le ballon assez longtemps pour lui offrir cette opportunité.
Un second acte catastrophique pour Toulon, malgré un sursaut tardif
Mené de 18 points à la 70e minute, le RCT a semblé renaître grâce à un tempérament exceptionnel. Baptiste Serin a réduit l’écart en marquant un essai après une percée sur le côté droit, avant que Gaël Dréan, servi par une passe au pied de Tomás Albornoz, ne confirme la résurgence varoise. Ces deux essais ont relancé l’espoir des supporters, mais le manque de réalisme et des erreurs individuelles dans les phases finales ont eu raison des Varois.
Le RCT a ainsi payé cher ses 12 ballons perdus et son incapacité à gérer les phases de jeu. Malgré ce sursaut, la dynamique du match était brisée depuis l’entame du second acte, où les Irlandais ont profité d’une sortie de camp ratée de Ben White et d’un carton jaune contre Teddy Baubigny pour prendre le contrôle de la rencontre.
Une mêlée varoise en dessous du niveau requis
« No scrum, no win », rappellent souvent les observateurs britanniques. À Dublin, le RCT a illustré cette maxime de manière éclatante. Selon Le Figaro, les Varois n’ont remporté que 75 % de leurs mêlées, concédant ainsi 12 pénalités et laissant trop d’espaces aux défenseurs irlandais. Leur incapacité à tenir dans les contests physiques a offert Harry Byrne l’opportunité d’ajouter trois nouveaux points à la 52e minute, scellant définitivement le sort du match.
Cette faiblesse dans les phases statiques a mis en lumière les limites d’une équipe varoise souvent dépendante de son jeu ouvert. Sans une mêlée dominante, Toulon n’a pas pu imposer son rythme et a subi la loi du Leinster, malgré des individualités de haut niveau.
Pour Toulon, l’heure sera à l’introspection après un parcours européen marqué par des fulgurances individuelles mais aussi des erreurs collectives coûteuses. La question se pose désormais de savoir si l’effectif varois, vieillissant, peut encore viser plus haut dans les années à venir, ou s’il devra se contenter de rôles d’outsider en Europe.
Le RCT devra désormais se concentrer sur le Top 14 pour espérer obtenir une qualification en Champions Cup la saison prochaine. Une place dans les six premiers du championnat français serait nécessaire pour éviter de passer par les barrages.
Le Leinster affrontera soit l’Union Bordeaux-Bègles — finaliste surprise de l’édition 2025 — soit Bath Rugby, qui a éliminé les London Irish avant de dominer les Leicester Tigers en demi-finale.