La République démocratique du Congo (RDC) est à nouveau au cœur d'une crise politique, suite à l'expiration de l'ultimatum lancé au président Félix Tshisekedi pour convoquer un dialogue national inclusif, selon RFI. Ce bras de fer oppose le pouvoir à la coalition d'opposition C64, qui regroupe notamment des figures comme Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et Matata Ponyo. Cette coalition s'est réunie à Kinshasa pour relancer la mobilisation contre tout changement de la Constitution.
Ce qu'il faut retenir
- L'ultimatum lancé au président Félix Tshisekedi pour convoquer un dialogue national inclusif a expiré ce samedi 15 août.
- La coalition d'opposition C64 s'oppose à tout changement de la Constitution.
- La coalition a annoncé une nouvelle démonstration de force pour le 15 septembre prochain.
Contexte politique
La situation politique en RDC est tendue depuis plusieurs mois, avec des désaccords profonds entre le pouvoir et l'opposition sur divers sujets, notamment la révision de la Constitution. Le président Félix Tshisekedi, qui a pris ses fonctions en 2019, est accusé par ses opposants de vouloir modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir au-delà de la limite de deux mandats présidentiels actuellement prévue par la loi.
La coalition C64, qui rassemble une large partie de l'opposition, juge insuffisantes les mesures de décrispation et les avancées annoncées par le pouvoir. Elle exige un dialogue national inclusif qui permettrait de traiter les problèmes fondamentaux du pays, dont la réforme électorale et la lutte contre la corruption.
Reactions et perspectives
La situation reste très tendue, avec des risques de violences et de troubles à l'ordre public. Les partisans de la coalition C64 et ceux du pouvoir sont aux prises, avec des affrontements qui pourraient dégénérer à tout moment. Le monde international observe la situation avec inquiétude, appelant toutes les parties à la retenue et au dialogue.
La communauté internationale est invitée à suivre de près les développements en RDC et à appuyer les efforts de dialogue et de réconciliation.