Alors que le roi Charles III maintenait mardi sa visite officielle à Washington malgré la fusillade survenue lors d’un gala de presse dimanche, son attitude a rappelé un épisode marquant de 1994. Selon Le Figaro, des internautes ont exhumé une vidéo montrant le souverain, alors prince de Galles, faisant preuve d’un calme remarquable face à une tentative d’assassinat à Sydney. Cet événement, où il ajusta ses boutons de manchette sans sourciller sous les coups de feu, illustre la célèbre devise royale britannique : « Never complain, never explain ».
Le souverain britannique, âgé de 46 ans à l’époque, était en Australie pour célébrer la fête nationale du pays lorsqu’un homme a surgi des barrières pour tenter de lui tirer dessus. Deux détonations ont retenti dans le parc Tumbalong, mais ni les cris de la foule ni la panique ambiante n’ont altéré son attitude sereine. Contrairement à d’autres personnalités, comme Donald Trump qui s’est immédiatement réfugié sous une table lors de la fusillade de dimanche, Charles III est resté impassible, observant l’assaillant s’approcher avant d’être évacué par son service de sécurité.
Ce qu'il faut retenir
- En janvier 1994, à Sydney, Charles III a fait preuve d’un sang-froid remarquable face à une tentative d’assassinat.
- L’assaillant, David Kang, un étudiant en anthropologie de 23 ans, a tiré deux coups de feu à blanc pour protester contre le traitement des demandeurs d’asile cambodgiens en Australie.
- Le pistolet utilisé par Kang n’était pas chargé ; il a écopé de 500 heures de travaux d’intérêt général au lieu des 20 ans de prison initialement encourus.
- Le roi a repris son discours quelques heures plus tard, sans évoquer l’incident, illustrant la devise royale « Never complain, never explain ».
- Après la fusillade de Washington dimanche, Donald Trump a salué le courage de Charles III, qui a maintenu sa visite malgré le risque.
Un geste symbolique en 1994, une réaction mesurée en 2026
La vidéo de 1994, devenue virale après la fusillade visant Donald Trump dimanche, montre Charles III ajustant ses boutons de manchette alors que David Kang s’approche de lui, arme au poing. Deux coups de feu à blanc retentissent, mais le prince de Galles ne bronche pas. « Charles aux USA. Au croisement des événements, revoir absolument ce bijou de flegme », a commenté sur X le journaliste politique Darius Rochebin, de LCI. Alors que les invités présents ce jour-là ont encerclé le souverain pour lui demander s’il n’avait pas peur, Charles III est resté de marbre, voire « légèrement amusé », selon les propos rapportés par un journaliste de l’Independent Television News (ITN) à l’époque.
L’assaillant, David Kang, un étudiant sud-coréen en anthropologie, avait écrit auparavant au prince Charles, au président des États-Unis, aux Nations unies et au pape pour dénoncer le sort réservé à des centaines de demandeurs d’asile cambodgiens détenus dans des camps en Australie. N’ayant reçu aucune réponse, il avait décidé de passer à l’acte. Arrêté sur place, il a été maîtrisé par une quinzaine de personnes avant d’être conduit au commissariat de Sydney. Les autorités ont rapidement confirmé que son pistolet n’était pas chargé, mais l’incident a tout de même provoqué une vague d’émotion.
Un calme royal face à l’adversité, salué par les plus hautes autorités
Quelques heures après l’incident, Charles III a choisi de remonter sur scène pour prononcer son discours comme prévu, sans jamais mentionner l’attaque. Cette réaction s’inscrit dans la droite ligne de la tradition monarchique britannique, qui prône la retenue et la dignité en toutes circonstances. « Le prince de Galles n’était pas inquiet, pas contrarié », a affirmé le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud de l’époque, John Fahey, lors d’une déclaration télévisée. « Ce qui le préoccupait avant tout, c’est le fait qu’une petite mésaventure ait gâché une journée qui, sans cela, aurait été merveilleuse. » Fahey a également souligné que Charles III n’avait « à aucun moment pensé qu’il se passait quoi que ce soit sous l’eau », une formule qui a depuis marqué les esprits.
Plus de trente ans après cet événement, le roi britannique a de nouveau fait preuve de la même détermination en maintenant sa visite officielle à Washington malgré la fusillade qui a visé Donald Trump dimanche. Le président américain a d’ailleurs salué ce courage, déclarant : « Charles III est très courageux ». Une réaction qui rappelle que, malgré les risques, la monarchie britannique reste un symbole de stabilité et de résilience. « S’il y a une personne capable d’influencer Trump, c’est bien le roi », a souligné un expert cité par Le Figaro, évoquant la visite de Charles III aux États-Unis comme une opportunité de réparer une relation abîmée entre les deux pays.
Une tentative d’assassinat aux motivations politiques
Les motivations de David Kang, l’auteur de la tentative d’assassinat de 1994, étaient avant tout politiques. L’étudiant avait protesté contre le traitement des demandeurs d’asile cambodgiens en Australie, un sujet qui lui tenait particulièrement à cœur. Après avoir essuyé des refus de réponse de la part des autorités, dont le prince Charles et le président américain de l’époque, il avait décidé de passer à l’acte. Son procès, qui s’est tenu le lendemain de l’incident, a révélé qu’il souffrait de dépression. Condamné à 500 heures de travaux d’intérêt général, il a évité une peine de prison de vingt ans, la justice ayant tenu compte de son état mental.
Cette affaire avait également mis en lumière les tensions autour de la politique d’immigration australienne, un sujet toujours d’actualité aujourd’hui. Les images de l’incident, où l’on voit Charles III conserver un calme olympien malgré le danger, ont depuis été reprises pour illustrer la résilience de la monarchie britannique face aux crises. « On le voit plus occupé par sa manchette que par les coups de feu d’un vulgaire assaillant », avait ironisé Darius Rochebin, résumant à lui seul l’attitude du souverain ce jour-là.
La vidéo de 1994, devenue un symbole de la maîtrise de soi, continue de circuler sur les réseaux sociaux, rappelant que Charles III a su incarner, à travers les décennies, une constance rare dans l’exercice du pouvoir. Alors que les images de la fusillade de Washington font encore l’actualité, son attitude de 1994 semble plus que jamais d’actualité : un rappel que, dans l’adversité, le sang-froid reste une vertu cardinale.
David Kang, un étudiant en anthropologie sud-coréen âgé de 23 ans, avait tiré deux coups de feu à blanc pour protester contre le traitement réservé à des centaines de demandeurs d’asile cambodgiens détenus dans des camps en Australie. Il avait auparavant écrit au prince Charles, au président américain, aux Nations unies et au pape pour alerter sur cette situation, sans obtenir de réponse.