C’est une bouteille qui bouscule les codes du Bordeaux traditionnel, et cela se voit dès son apparence. Selon Le Figaro, le domaine Château Penin, fondé en 1855 dans le Médoc, propose une cuvée d’un nouveau genre : « L’infusé 2024 », disponible à moins de 10 euros. Une offre qui séduit autant par son prix que par son profil gustatif, entre modernité et accessibilité.
Ce qu'il faut retenir
- Une cuvée à 9,90 € : « L’infusé 2024 » de Château Penin, un Bordeaux moderne et digeste, s’affiche à moins de 10 euros.
- Un vin macéré « infusé » : élaboré à partir de merlot, ce vin est produit par macération des matières solides (peaux, pulpes, pépins), offrant des arômes de fruits rouges frais et une bouche légère.
- Une rupture avec les codes classiques : sans appellation ronflante ni étiquette néoclassique, cette bouteille s’adresse aux jeunes buveurs en quête de vins frais et désaltérants.
- Un domaine historique en mutation : fondé en 1855, le Château Penin, dirigé aujourd’hui par la sixième génération, incarne une nouvelle ère pour le Bordeaux, entre tradition et innovation.
Un Bordeaux qui défie les conventions
À contre-courant des vins de Bordeaux souvent associés à des étiquettes grandiloquentes et des châteaux néoclassiques, « L’infusé » se distingue par son minimalisme. Selon Le Figaro, la bouteille adopte le format bourguignon, loin des codes habituels du Médoc. Pourtant, derrière cette simplicité se cache un domaine chargé d’histoire : le Château Penin a été fondé en 1855, l’année même où Napoléon III officialisait le classement des vins de Bordeaux, encore en vigueur aujourd’hui.
Ce paradoxe n’est pas anodin. Si le Médoc s’est construit une réputation sur des vins de prestige, le Château Penin, situé de l’autre côté de la Garonne, a d’abord prospéré grâce à une polyculture avant de se consacrer entièrement à la vigne au fil des générations. Aujourd’hui, il symbolise une forme de liberté créative dans un univers viticole souvent rigide.
Une sixième génération entre héritage et modernité
La famille Carteyron, à l’origine du domaine, a su transmettre son savoir-faire tout en laissant place à l’innovation. La cinquième génération, incarnée par Patrick Carteyron, a bâti la réputation du Château Penin auprès des amateurs dès les années 1990. Désormais, c’est la sixième génération qui prend les rênes, avec les frères Antoine et Étienne Carteyron.
Tous deux ont suivi des parcours exigeants : l’un a travaillé chez Smith Haut Lafitte, l’autre a forgé son expérience chez Yves Cuilleron, en Vallée du Rhône. Une diversité de formations qui se retrouve dans l’élaboration de « L’infusé », un vin conçu pour séduire une clientèle jeune et en quête d’authenticité.
« L’infusé » : macération et fraîcheur, les clés du succès
Le nom même de la cuvée, « L’infusé », ne doit rien au hasard. Ici, pas question de thé ou de plantes aromatiques, mais d’une technique de macération du merlot avec ses matières solides : peaux, pulpes et pépins. Résultat, selon Le Figaro, un vin aux arômes de fruits rouges frais (fraise, framboise) et une texture gracile, presque aérienne en bouche.
Ce profil répond parfaitement aux attentes des consommateurs actuels, notamment les millennials, qui recherchent des vins légers, désaltérants et faciles à boire. « C’est vraiment différent comme sensation gustative », pourrait-on résumer en paraphrasant les amateurs. Le pari est réussi : ce Bordeaux moderne, vendu 9,90 €, est salué pour son rapport qualité-prix-plaisir, devenant « l’affaire du moment » dans la catégorie des vins rouges frais et digestes.
« Léger, souple, gourmand : ce vin historique de Bordeaux refait surface pour dynamiser la région. »
— Le Figaro
Un positionnement stratégique dans un marché en mutation
Ce succès s’inscrit dans un contexte plus large de mutation pour le vignoble bordelais. Entre crise de surproduction, concurrence internationale accrue et changement des habitudes de consommation, les domaines doivent innover pour survivre. La Cité du Vin, inaugurée à Bordeaux il y a dix ans, illustre cette quête de modernité, tant sur le plan architectural que stratégique.
« L’infusé » incarne cette volonté de séduire de nouveaux publics sans renier l’héritage viticole. Il s’adresse notamment aux jeunes buveurs, souvent rebutés par les Bordeaux trop tanniques ou coûteux. Une approche qui rappelle celle d’autres vins emblématiques, comme le blouge (ni vraiment rouge, ni vraiment rosé), qui a connu un essor remarqué ces dernières années.
Où le trouver et comment le déguster ?
Disponible directement sur le site du Château Penin (chateaupenin.com), « L’infusé 2024 » se positionne comme une alternative idéale pour les repas du quotidien ou les apéritifs entre amis. Son profil fruité et sa faible teneur en alcool (typique des vins macérés de cette manière) en font un allié des menus printaniers, comme les grillades ou les salades composées.
Selon Le Figaro, ce vin s’inscrit dans une tendance plus large de retour vers des vins moins complexes, mais plus conviviaux. Une aubaine pour les amateurs qui veulent profiter du Bordeaux sans se ruiner ni sacrifier le plaisir.
Le nom fait référence à la technique de macération utilisée : le merlot est infusé avec ses propres matières solides (peaux, pulpes, pépins) pendant la vinification. Cette méthode donne au vin des arômes de fruits rouges frais et une texture légère, d’où le terme « infusé ». Une façon de souligner la rupture avec les méthodes traditionnelles bordelaises.
Contrairement aux Bordeaux traditionnels, souvent structurés et tanniques, « L’infusé » mise sur la fraîcheur et la légèreté. Son élaboration par macération courte et son absence d’appellation prestigieuse (comme un Médoc ou un Saint-Émilion) en font un vin accessible, sans prétention. Il s’adresse à un public jeune ou novice, loin des codes des grands crus classés.
