Les auteurs chez Fayard sont de plus en plus nombreux a chercher a recuperer leurs droits, selon nos confreres de Le Monde. Lors des celebrations des 200 ans de Hachette au Palais Brogniard, a Paris, le 15 mars 2026, un auteur Fayard a attire l'attention en voulant rompre son contrat avec l'editeur. Jean-Yves Mollier, professeur emerite d'histoire contemporaine a l'universite Paris-Saclay-Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, a manifeste son desaccord avec la nouvelle orientation editoriale de Fayard, caracterisee par une multiplication d'auteurs d'extreme droite. Avant le rachat de Fayard par le groupe Vivendi de Vincent Bolloré en 2023, Mollier avait publie une biographie sur Louis Hachette et cinq autres ouvrages au sein de cette maison d'edition.

En France, les livres restent dans le catalogue de l'editeur jusqu'a soixante-dix ans apres la mort de l'auteur. Malgre une reforme de 2014 visant a faciliter la recuperation des droits si l'oeuvre n'est plus exploitee, les editeurs conservent le dernier mot. En decembre 2025, Jérôme Laissus, directeur general des editions Fayard, a refuse de restituer les droits a Jean-Yves Mollier, arguant que la maison continue de diffuser ses ouvrages.

Ce qu'il faut retenir

  • Les auteurs chez Fayard reclament de plus en plus la recuperation de leurs droits
  • En France, les livres restent dans le catalogue de l'editeur jusqu'a soixante-dix ans apres la mort de l'auteur
  • Une reforme de 2014 vise a faciliter la recuperation des droits, mais les editeurs ont souvent le dernier mot

Evolution de la situation

Le ton des echanges a evolue vers une proposition de marche a suivre. Emilie Revesz Benayoun, secretaire generale adjointe d'Hachette Livre, a propose a Mollier de lui restituer ses droits s'il acceptait une clause de confidentialite et de ne plus mentionner Hachette dans les medias. Une proposition que l'universitaire a refusee, soulignant que cela serait un acte de mepris.

Et maintenant ?

La situation entre les auteurs et les maisons d'edition reste tendue. Il reste a voir si d'autres auteurs suivront l'exemple de Jean-Yves Mollier pour reclamer leurs droits face aux orientations editoriales des maisons d'edition.