« C’est des bidons. » Christophe Dugarry n’a pas mâché ses mots pour qualifier la prestation d’Arsenal lors de sa défaite en finale de la Ligue des champions face au PSG, samedi 31 mai à Budapest. Selon RMC Sport, l’ancien international français a vivement critiqué l’attitude ultra-défensive des Gunners, qui ont terminé le match sur un score nul (1-1) avant de s’incliner aux tirs au but (4 tab à 3).

Ce qu'il faut retenir

  • Arsenal a adopté une stratégie ultra-défensive face au PSG en finale de Ligue des champions, selon RMC Sport.
  • Christophe Dugarry a qualifié les joueurs d’« imbuvables » et d’« insupportables », estimant qu’ils n’ont « rien fait pour créer quoi que ce soit ».
  • L’ancien attaquant des Bleus a jugé qu’une victoire des Gunners aurait été un « scandale » pour le football.
  • Arsenal a ouvert le score par Kai Havertz (6e) avant de se replier massivement.
  • Les Londoniens ont échoué aux tirs au but après un match nul (1-1) à l’issue des prolongations.

Une finale marquée par une stratégie défensive controversée

Arsenal a surpris son monde en finale de Ligue des champions. Sous la direction de Mikel Arteta, les Gunners ont choisi une tactique radicalement défensive face au PSG, une équipe réputée pour son jeu offensif. Dès l’entame de la rencontre au Ferencváros Stadion de Budapest, les Londoniens ont laissé l’initiative à leurs adversaires, se contentant d’un but précoce et opportuniste de Kai Havertz à la 6e minute.

Une fois l’ouverture du score obtenue, Arsenal a systématiquement cherché à préserver son avantage, accumulant les dégagements et les pertes de temps. Une stratégie qui a valu à l’équipe des critiques acerbes, y compris de la part de figures emblématiques du football français. « On a vu des dégagements, une équipe d’Arsenal qui a cherché à gagner du temps de manière systématique », a dénoncé Dugarry, selon RMC Sport.

Dugarry fustige l’absence de football « à la manière d’Arsenal »

Pour l’ancien attaquant des Bleus, champion du monde en 1998, cette approche n’a rien à voir avec l’identité historique du club londonien. « Ce n’est pas Arsenal ! Ce club a une histoire, ce sont les Gunners, il y a un vécu, un football. Ils ne peuvent pas jouer comme ça, ce n’est pas possible », a-t-il souligné, selon les propos rapportés par RMC Sport.

Dugarry a également ironisé sur le palmarès d’Arsenal en Ligue des champions, rappelant que le club n’a jamais remporté la compétition malgré son statut de géant européen. « Arsenal restera le plus grand club à n’avoir jamais remporté la Ligue des champions. Bravo à Arsenal, mais quelle fierté », a-t-il lancé avec sarcasme. Pour lui, cette défaite est une forme de justice, car elle rappelle que le football ne se gagne pas sans engagement offensif.

« Une victoire des Gunners aurait été un scandale. Ils l’auraient gagné mais ils l’auraient en travers. La meilleure façon d’avoir des regrets, c’est de jouer de la façon dont ils ont joué. Quand tu joues comme ça et que tu perds, tu as des regrets toute ta vie. S’ils avaient essayé de jouer et qu’ils avaient perdu, ils n’auraient pas eu de regrets. Là, ils en ont énormément et c’est bien fait pour eux. »
— Christophe Dugarry, selon RMC Sport

Un match qui soulève des questions sur l’évolution du football moderne

La prestation d’Arsenal a également relancé le débat sur l’évolution des stratégies tactiques dans le football contemporain. En choisissant de sacrifier toute ambition offensive pour privilégier une approche purement défensive, les Gunners ont illustré une tendance de plus en plus marquée chez certaines équipes de haut niveau.

Pour Dugarry, cette logique est dangereuse, car elle donne l’illusion qu’il est possible de remporter les plus grandes compétitions sans proposer de jeu attractif. « Ce qui a failli être terrible pour le football et les gens qui l’aiment, c’est qu’ils ont failli donner l’illusion qu’en créant et faisant aussi peu, on peut gagner la Ligue des champions », a-t-il expliqué. « Ce n’est pas que sur ce match-là qu’ils ont créé si peu. C’est le cas depuis bon nombre de matchs. »

Le PSG sacré pour la deuxième fois de son histoire

Malgré les critiques, le PSG a su profiter des erreurs défensives d’Arsenal pour s’imposer dans les grandes largeurs. Les Parisiens, qui avaient déjà dominé la rencontre, ont scellé leur victoire aux tirs au but après un match tendu. Cette deuxième Ligue des champions de leur histoire marque un nouveau chapitre dans l’ascension du club sous la direction de Luis Enrique.

Pour Arsenal, en revanche, cette finale restera comme une occasion manquée de briser une malédiction vieille de plusieurs décennies. Malgré une saison régulière impressionnante, les Gunners n’ont pas réussi à concrétiser leur ambition en Europe.

Et maintenant ?

Mikel Arteta et son staff devront désormais analyser en profondeur les choix tactiques qui ont mené à cette défaite. La question de l’identité de jeu d’Arsenal pourrait devenir centrale dans les prochains mois, alors que le club cherche à s’imposer comme un sérieux prétendant en Ligue des champions. Pour Dugarry, la réponse est simple : « S’ils veulent la gagner un jour, qu’ils se mettent à jouer au football. »

Côté parisien, le PSG, désormais double champion d’Europe, devra gérer l’après-sacre tout en préparant une nouvelle saison ambitieuse. Le club pourrait renforcer son effectif cet été pour tenter de réaliser le doublé avec la Coupe du monde des clubs, prévue en 2026.

Cette finale aura donc laissé des traces, tant sur le plan sportif que sur celui des débats tactiques. Une chose est sûre : le football continue d’évoluer, parfois à marche forcée, et les puristes comme Dugarry n’hésitent pas à le rappeler.

Christophe Dugarry a critiqué Arsenal car il estime que le club a adopté une stratégie ultra-défensive, contraire à l’identité historique des « Gunners ». Pour lui, cette approche a dénaturé le football et a illustré une tendance dangereuse où la victoire prime sur le spectacle, sans pour autant garantir le succès.

Arsenal a atteint la finale de la Ligue des champions 2025-2026, où il s’est incliné face au PSG (1-1, 4 tab à 3). Malgré une saison régulière solide, les Gunners n’ont pas réussi à remporter leur première Ligue des champions, un titre qui leur échappe depuis leur création.