Le 20 juillet 2026 marque le 52è anniversaire de l'invasion turque de Chypre, un événement qui a profondément marqué l'histoire de l'île. Selon Euronews FR, les sirènes d'alerte ont retenti dans une partie de Chypre pour commémorer ce jour sombre. Le président de Chypre a rendu hommage à ceux qui ont donné leur vie en 1974 pour protéger le pays.

Depuis lundi matin, les autorités politiques et institutionnelles de Chypre et de la Grèce adressent des messages de mémoire et montrent qu’elles n’oublient pas ce qui s’est passé il y a 52 ans. Le cessez-le-feu conclu quelques jours après le 20 juillet 1974 fut temporaire, et en août, la deuxième phase de l’opération, baptisée « Attila II », s’ensuivit ; au cours de celle-ci, les forces turques étendirent leur contrôle de la partie nord de l’île, toujours occupée par Ankara aujourd'hui.

Ce qu'il faut retenir

  • Le 20 juillet 1974, la Turquie a lancé une invasion de Chypre, qui a entraîné l’amputation territoriale de la République de Chypre.
  • Le conflit a abouti à la division de l’île en deux parties, avec la partie nord sous occupation turque.
  • Les Nations unies et d’autres organisations internationales ont condamné les violations liées au déplacement de populations et à la colonisation.

Le contexte actuel

Depuis 1974, le pays est coupé en deux et les négociations entre les parties grecque et turque sont au point mort. Chypre est le seul État membre de l’Union européenne dont une partie du territoire est sous occupation. Juridiquement, toute l'île fait partie de l'UE et Bruxelles espère une reprise des négociations pour régler ce conflit gelé.

Le communiqué du ministère grec des Affaires étrangères rappelle que « Cinquante-deux ans se sont écoulés depuis l’invasion turque du 20 juillet 1974, qui a entraîné l’amputation territoriale de la République de Chypre et le drame toujours en cours de milliers de disparus, de déplacés et de personnes restées enclavées, en violation de toute notion de droit international. »

Les prochaines étapes

Et maintenant ?

La Grèce reste prête et continuera à contribuer de manière constructive aux prochaines étapes des efforts en cours du secrétaire général de l’ONU, afin de relancer les négociations sur la base du cadre convenu, sous l’égide des Nations unies. Le règlement de la question chypriote, dans le cadre des paramètres définis par le Conseil de sécurité des Nations unies, la réunification de la Grande Île et la fin de l’occupation d’une partie du territoire d’un pays membre de l’UE demeurent une priorité de tout premier ordre.

Le 52è anniversaire de l’invasion turque de Chypre nous rappelle que ce conflit, bien que gelé, n’est pas oublié et que les efforts pour une résolution pacifique et durable doivent se poursuivre.