Selon Franceinfo - Culture, le patron de Canal+, Maxime Saada, a répété mardi qu'il ne financerait pas à l'avenir de films dont les initiateurs portent « préjudice à l'image » de son groupe, au lendemain d'un accord d'une durée de cinq ans avec le secteur.
Le siège de Canal+, à Issy-les-Moulineaux, est au cœur de cette décision qui pourrait avoir des conséquences importantes pour de nombreux professionnels du cinéma. Ghislain Gauthier, secrétaire général de la CGT Spectacle, a déclaré sur France Inter que « 4 500 professionnels concernés par cet appel au blacklistage de Maxime Saada » regrette cette situation.
Ce qu'il faut retenir
- Maxime Saada, patron de Canal+, a décidé de ne plus financer les films dont les initiateurs portent « préjudice à l'image » de son groupe.
- Un accord a été signé pour une durée de cinq ans avec le secteur du cinéma, prévoyant un investissement de 980 millions d'euros entre 2028 et 2032.
- La CGT Spectacle estime que 4 500 professionnels sont concernés par cette décision.
Contexte et réactions
Ces dernières déclarations confirment bel et bien qu'il y a une liste noire à l'encontre des signataires de la tribune 'Zapper Bolloré'. On a le fort sentiment que lorsque l'on critique Vincent Bolloré et son projet d'extrême droite, eh bien il y a des représailles immédiates », juge Ghislain Gauthier. En mai dernier, déjà, Maxime Saada avait déclaré qu'il ne travaillerait plus avec les signataires d'une tribune publiée la veille du Festival de Cannes.
Les 600 signataires y dénonçaient « l'emprise grandissante de l'extrême droite » dans le 7e art et visaient le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, actionnaire de référence de Canal+. Ghislain Gauthier insiste : « 4 500 professionnels dans le secteur, c'est énorme, cela peut avoir un impact très important ».
Conséquences et prochaines étapes
Le syndicat de la CGT Spectacle répète qu'il va assigner Canal+ en justice. « On devrait avoir une date de plaidoirie au mois de janvier », espère-t-il. « On a une urgence à agir contre la concentration financière qui menace la démocratie et qui touche notamment le secteur du cinéma », conclut-il.
En conclusion, la situation actuelle autour de Canal+ et de ses décisions de financement soulève des questions importantes sur la liberté d'expression, la concentration des médias, et l'influence des groupes financiers sur la création artistique. Il est essentiel de suivre de près les développements futurs pour comprendre comment ces facteurs interagissent et quelles seront les conséquences pour le monde du cinéma et au-delà.