Quatre nouveaux films ont pris d'assaut les écrans français ce mercredi 3 juin 2026, selon Franceinfo - Culture. Parmi eux, un biopic historique centré sur une figure majeure de la Seconde Guerre mondiale, un documentaire où une actrice de renom passe derrière la caméra, un premier long-métrage primé qui explore les dérives de l'adolescence, et une plongée dans l'horreur corporelle autour du culte de la minceur. Chacun de ces films, aux tonalités très différentes, s'adresse à un public varié, des amateurs d'histoire aux passionnés de cinéma d'auteur.
Ce qu'il faut retenir
- Quatre films sont sortis en salles le mercredi 3 juin 2026 : « La Bataille de Gaulle. L'âge de fer », « En nous », « The Plague » et « Saccharine », selon Franceinfo - Culture.
- Le premier volet d'un biopic sur le général de Gaulle, réalisé par Antonin Baudry, plonge le spectateur dans l'isolement de Londres entre 1940 et 1942.
- Juliette Binoche réalise son premier documentaire, retraçant sa collaboration avec le chorégraphe Akram Khan en 2007.
- « The Plague », premier long-métrage de Charlie Polinger, a été récompensé au Festival de Deauville et présenté à Cannes en 2025.
- « Saccharine », troisième film de Natalie Erika James, s'inscrit dans la lignée de l'horreur corporelle et du film de fantôme.
Un biopic historique : « La Bataille de Gaulle. L'âge de fer », ou l'isolement d'un homme face à l'Histoire
Antonin Baudry signe le premier volet d'une duologie consacrée au général Charles de Gaulle, figure centrale de la Seconde Guerre mondiale. Intitulé « La Bataille de Gaulle. L'âge de fer », ce film retrace une période méconnue de sa vie, entre 1940 et 1942, alors qu'il tente de fédérer les forces françaises depuis Londres. Le long-métrage met en lumière sa solitude, rejeté par les autorités britanniques comme par les diplomates français de l'époque. Pourtant, malgré ce rejet, de Gaulle ne remet jamais en cause la légitimité de sa lutte, incarnant une détermination sans faille face à l'adversité.
Le rôle-titre est interprété par Simon Abkarian, dont la performance est saluée par la critique. Le film s'inscrit dans une tradition cinématographique qui a rarement choisi de représenter de Gaulle à l'écran. Une question persiste chez les historiens et les cinéphiles : pourquoi cette figure majeure de l'Histoire française a-t-elle si peu inspiré le cinéma ? Franceinfo - Culture revient sur cette absence relative dans un article complémentaire.
Juliette Binoche passe derrière la caméra avec « En nous », un documentaire sur l'art et la création
Pour la première fois, Juliette Binoche endosse le rôle de réalisatrice avec « En nous ». Ce documentaire explore son expérience artistique aux côtés du chorégraphe britannique Akram Khan en 2007, lors de la création du spectacle IN-I. Le film est construit à partir d'images des répétitions et de captations du spectacle, offrant un regard intime sur le processus créatif. Binoche y dévoile les échanges avec des artistes issus de disciplines et d'horizons variés, transformant cette aventure humaine en une réflexion sur l'art et la collaboration.
Ce projet marque une nouvelle étape dans la carrière de l'actrice, qui avait déjà abordé la danse dans des rôles de fiction. Le film est à découvrir pour son approche authentique et poétique de l'art, où la frontière entre réalité et création s'efface. Une invitation à entrer dans les coulisses d'une expérience artistique inoubliable.
« The Plague » : un premier long-métrage glaçant sur les dérives de la masculinité
Charlie Polinger signe avec « The Plague » son premier long-métrage, salué pour sa réalisation technique et son casting. Le film plonge le spectateur dans le martyre d'un adolescent, harcelé par ses camarades lors d'un camp de vacances estival. Si Coralie Fargeat avait exploré, dans « The Substance », le body horror comme métaphore du féminisme, Polinger utilise ici ce sous-genre cinématographique pour dénoncer les dérives de la masculinité toxique.
Présenté au Festival de Cannes 2025 dans la sélection Un certain regard, le film a été récompensé au Festival de Deauville. Son approche brutale et sans concession en fait une œuvre marquante, où l'horreur n'est pas seulement visuelle, mais aussi sociale et psychologique. Une réflexion nécessaire sur les violences entre pairs et leur impact à long terme.
« Saccharine » : Natalie Erika James explore le culte de la minceur dans un film d'horreur
Natalie Erika James, déjà connue pour « The Babadook », revient avec « Saccharine », un film d'horreur qui s'inscrit dans la lignée de l'horreur corporelle. L'histoire suit une jeune étudiante en médecine, en proie à une obsession malsaine pour la minceur. Un remède mystérieux libère en elle une force surnaturelle, envahissant peu à peu son quotidien. Le film mêle ainsi horreur, possession et critique sociale, en explorant les pressions exercées sur les corps et les esprits dans une société obsédée par les standards de beauté.
Cette œuvre s'ajoute à une tendance récente du cinéma d'horreur, où le corps devient le terrain d'affrontements entre forces extérieures et intériorisées. Une façon de questionner les normes sociales à travers le prisme du surnaturel, comme l'avait fait précédemment « The Substance ».
Ces quatre films, aux approches variées, rappellent la diversité du cinéma actuel. Entre histoire, art, adolescence et horreur, chacun y trouvera matière à réflexion. Reste à savoir si l'un d'eux parviendra à s'imposer comme une référence de la saison cinématographique.
Le deuxième volet, intitulé « La Bataille de Gaulle. La reconquête », devrait couvrir la période postérieure à 1942, jusqu'à la Libération. Aucune date de sortie n'a encore été annoncée, mais le tournage est en cours.
À ce jour, « The Plague » n'a pas encore été annoncé pour une distribution internationale. Les droits pourraient être acquis lors des prochains marchés du film, comme celui de Cannes ou de Berlin.