Cette semaine au cinéma, le public pourra découvrir quatre œuvres très différentes, allant d’un film post-apocalyptique signé Ridley Scott à une fable d’animation espagnole, en passant par un body swap mystérieux avec Léa Seydoux et Niels Schneider. Selon nos confrères de Franceinfo - Culture, ces quatre titres, sortis mercredi 26 août 2026, offrent des expériences cinématographiques variées, entre science-fiction, drame historique et satire sociale.

Ce qu'il faut retenir

  • Quatre films sont sortis en salles le mercredi 26 août 2026 : « The Dog Stars » (Ridley Scott), « L’Inconnue » (Arthur Harari), « Décorado » (Alberto Vázquez) et « Dégel » (Manuela Martelli).
  • « The Dog Stars » est une fable métaphysique sur la survie dans un monde post-apocalyptique, adapté du roman de Peter Heller.
  • « L’Inconnue » explore le thème du body swap à travers l’histoire d’un photographe interprété par Niels Schneider, confronté à une métamorphose corporelle inexplicable.
  • « Décorado », film d’animation espagnol, propose une satire sociale teintée de cynisme, récompensée par le Prix Paul Grimaud au festival d’Annecy 2026.
  • « Dégel » aborde la question des disparitions forcées sous la dictature de Pinochet au Chili, évoquant ce sujet de manière subliminale.

« The Dog Stars » : Ridley Scott plonge dans l’apocalypse

À 88 ans, Ridley Scott revient à son genre de prédilection avec « The Dog Stars », adapté du roman de Peter Heller. Le film interroge les moyens de survivre et de rester humain dans un monde dévasté, où tout ce qui constituait la société a disparu. D’après Franceinfo - Culture, le réalisateur britannique propose une réflexion métaphysique sur l’espoir et la reconstruction, mais laisse le spectateur sur une impression d’inachevé.

Le long-métrage met en scène Jacob Enordi dans le rôle d’un pilote d’avion luttant pour sa survie dans ce nouvel ordre des choses. Autant dire que Scott, après avoir exploré les péplums et les films historiques, retrouve ici l’univers sombre et contemplatif qui a fait sa renommée dans les années 1970 et 1980.

« L’Inconnue » : un body swap mystérieux avec Léa Seydoux et Niels Schneider

Arthur Harari signe « L’Inconnue », un film qui s’attaque à un concept déjà exploré par le cinéma : le body swap. David, interprété par Niels Schneider, photographe en quête de sens, se retrouve piégé dans le corps d’Eva, jouée par Léa Seydoux, après une étreinte passionnée lors d’une fête carnavalesque. Comme le rapporte Franceinfo - Culture, le personnage tente de comprendre comment reprendre le cours de sa vie dans un corps qui n’est plus le sien.

Le réalisateur confirme ainsi sa signature cinématographique, mêlant onirisme et étrangeté. Le film suit David dans une enquête qui le mène jusqu’à une jeune femme habitant désormais son propre corps. Une plongée dans l’identité et la métamorphose, où l’étrangeté le dispute à une certaine poésie.

« Dégel » : Manuela Martelli et l’ombre de Pinochet

Manuela Martelli, à la fois actrice et réalisatrice chilienne, signe « Dégel », un film qui aborde un sujet historique douloureux : les disparitions forcées sous le régime de Pinochet. Le récit suit Ines, une fillette laissée seule dans un hôtel de montagne en 1992, alors que ses parents inaugurent le pavillon chilien à l’Exposition universelle de Séville. Selon Franceinfo - Culture, elle se lie d’amitié avec une jeune fille qui disparaît soudainement, évoquant les fantômes du passé chilien.

Le film, salué pour sa subtilité, utilise une narration presque subliminale pour rappeler les milliers de victimes de la dictature. Un thriller psychologique qui sert de parabole glaçante sur un épisode encore vif dans la mémoire collective.

« Décorado » : une fable d’animation engagée et cynique

Alberto Vázquez propose avec « Décorado » une œuvre d’animation espagnole aussi surprenante que dérangeante. Arnold, une souris au chômage, traverse une crise existentielle dans une ville entièrement contrôlée par l’entreprise A.L.M.A. Contrairement à sa femme María, il perçoit rapidement l’irréalité de ce monde et décide de se rebeller. Comme le rapporte Franceinfo - Culture, le film a été remarqué pour son ton trash et engagé lors du festival d’Annecy 2026, où il a remporté le Prix Paul Grimaud.

Cette fable sociale, où des souris aux yeux globuleux évoluent dans un décor inquiétant, se révèle être une satire acerbe du capitalisme et de la société de consommation. Un film d’animation qui sort des sentiers battus, tant par son style que par son propos.

Et maintenant ?

Les prochains jours pourraient voir émerger des débats sur la pertinence des thèmes abordés par ces films, notamment « Dégel » et « Décorado », dont les sujets – disparitions forcées et critique sociale – restent d’actualité. Les spectateurs ont jusqu’à la fin de la semaine pour découvrir ces œuvres en salles avant les prochaines sorties prévues pour le mercredi 2 septembre 2026. Les critiques, déjà disponibles sur Franceinfo - Culture, pourraient influencer les choix du public.

Pour ceux qui souhaitent approfondir leur réflexion, des interviews des réalisateurs et des analyses détaillées sont accessibles sur le site de Franceinfo - Culture. À noter que les places en salles restent disponibles, et que certains cinémas organisent des débats ou des séances spéciales autour de ces films.

Les quatre films sont disponibles dans la plupart des salles de cinéma en France à partir du 26 août 2026. Les horaires varient selon les villes et les cinémas. Pour connaître les séances près de chez vous, consultez les sites des exploitants ou des plateformes comme AlloCiné ou SensCritique.