Cinq citoyens azerbaïdjanais ont perdu la vie dans des attaques de drones ayant visé deux navires de fret en mer d’Azov, selon Ouest France. L’incident, survenu dans la nuit du 4 au 5 juin 2026, a été officiellement confirmé par le ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan. L’Ukraine, qui a revendiqué avoir ciblé plusieurs embarcations cette nuit-là, est désormais pointée du doigt comme responsable présumée de ces attaques.
Ce qu'il faut retenir
- Cinq morts parmi les équipages azerbaïdjanais après des attaques de drones en mer d’Azov dans la nuit du 4 au 5 juin 2026.
- Deux navires de fret ont été visés selon les autorités azerbaïdjanaises.
- L’Ukraine revendique avoir attaqué plusieurs bateaux cette nuit, désignant ainsi le pays comme suspect principal.
- Le ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan a annoncé la nouvelle vendredi 5 juin 2026.
Des attaques confirmées par Bakou, l’Ukraine dans le viseur
Les autorités azerbaïdjanaises ont fait part de la tragédie dans un communiqué publié vendredi 5 juin 2026. Selon le ministère des Affaires étrangères, les cinq victimes étaient des citoyens azerbaïdjanais embarqués à bord des deux navires de fret attaqués. « Ces attaques de drones ont causé la mort de cinq Azerbaïdjanais et endommagé deux navires marchands », a indiqué le ministère dans un communiqué officiel.
Côté ukrainien, les autorités ont rapidement réagi à ces accusations. Kiev a revendiqué, via des canaux militaires non précisés, avoir ciblé plusieurs bateaux dans la même zone la nuit précédente. « Nous avons mené des frappes sur plusieurs navires en mer d’Azov cette nuit », a affirmé un porte-parole des forces armées ukrainiennes sous couvert d’anonymat. L’Ukraine n’a pas immédiatement confirmé ou démenti son implication dans les morts civiles.
Un contexte géopolitique déjà tendu en mer d’Azov
La mer d’Azov, zone maritime stratégique entre la Russie et l’Ukraine, est le théâtre de tensions récurrentes depuis le début du conflit russo-ukrainien en 2022. Les eaux peu profondes et la proximité des côtes russes et ukrainiennes en font un corridor maritime régulièrement disputé. Les attaques de drones et les incidents navals y sont devenus monnaie courante ces dernières années.
« La région reste une zone à haut risque pour la navigation commerciale », a souligné un expert en géopolitique maritime. Les navires battant pavillon azerbaïdjanais ou autres y sont parfois pris pour cible en raison de leur neutralité apparente ou de leur proximité avec des zones de conflit. Les autorités azerbaïdjanaises ont d’ailleurs appelé à une enquête internationale pour faire la lumière sur cet incident.
Côté maritime, les armateurs et assureurs pourraient renforcer les mesures de sécurité pour les navires opérant en mer d’Azov, notamment en évitant les zones les plus exposées. Les compagnies de fret pourraient aussi envisager des itinéraires alternatifs pour contourner la région, si la situation persiste.
L’Ukraine a revendiqué avoir attaqué plusieurs bateaux en mer d’Azov dans la nuit du 4 au 5 juin 2026. Aucune autre faction n’a pour l’instant revendiqué ces frappes, ce qui place Kiev dans le collimateur des enquêteurs. Le contexte de guerre et les tensions récurrentes en mer d’Azov rendent cette hypothèse plausible.