Un an et demi après sa fermeture, le site Coco, connu pour ses activités illégales présumées, continuerait de générer des revenus via deux géants américains, selon Ouest France. Ce réseau, initialement fermé par la justice française en juin 2024, aurait laissé un serveur fantôme encore actif à Francfort. Une situation qui soulève de nouvelles questions sur la traçabilité des flux financiers et l'identité des administrateurs du site.

Ce qu'il faut retenir

  • Le site Coco, fermé en juin 2024 par la justice française, aurait continué à être monétisé après sa fermeture.
  • Deux géants américains, Google et Stripe, seraient impliqués dans ce processus via la publicité et les paiements.
  • Un serveur actif à Francfort pourrait contenir des informations cruciales pour les enquêteurs.

Un site fermé, mais des revenus persistants

D'après les informations révélées par Ouest France, le site Coco, fermé en juin 2024 à la suite d'une enquête ouverte par le parquet de Paris, aurait continué à générer des recettes après sa fermeture. La monétisation serait assurée indirectement par deux acteurs majeurs : Google, via la publicité, et Stripe, spécialisé dans les solutions de paiement en ligne. Une situation qui interroge sur l'efficacité des mesures de blocage mises en place par les autorités.

Les enquêteurs pourraient désormais compter sur un serveur actif, situé à Francfort, pour retracer les flux financiers et identifier les administrateurs du site. Ce serveur fantôme, toujours opérationnel, contiendrait des données susceptibles de lever le voile sur l'organisation derrière Coco et ses doublons.

Des géants américains impliqués malgré la fermeture

L'implication de Google et Stripe dans la monétisation de Coco soulève des questions sur la responsabilité des plateformes numériques dans la lutte contre les contenus illicites. Selon les informations rapportées par Ouest France, ces deux entreprises n'auraient pas immédiatement stoppé les flux publicitaires et les transactions liées au site après sa fermeture.

Interrogé sur ce sujet, un porte-parole de Stripe a indiqué : « Nous prenons très au sérieux nos obligations légales et coopérons pleinement avec les autorités. Dès que nous avons été informés de la situation, nous avons suspendu tout lien avec les entités concernées. » Du côté de Google, aucune déclaration officielle n'a encore été publiée.

Un serveur fantôme à Francfort, piste majeure pour les enquêteurs

Le serveur actif localisé à Francfort pourrait jouer un rôle clé dans l'enquête en cours. Les autorités judiciaires françaises y verraient un moyen de remonter jusqu'aux administrateurs du site, dont l'identité reste à ce jour inconnue. Ce serveur, maintenu opérationnel après la fermeture de Coco, aurait continué à traiter des données et des transactions, malgré les mesures judiciaires prises en 2024.

Pour l'instant, les enquêteurs n'ont pas communiqué sur l'avancée de leurs investigations. Toutefois, la découverte de ce serveur fantôme pourrait relancer les procédures judiciaires et permettre une meilleure compréhension du fonctionnement du réseau Coco.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient être déterminantes pour l'enquête. Les autorités judiciaires devraient analyser les données du serveur de Francfort, tandis que Google et Stripe pourraient être amenés à fournir des précisions supplémentaires sur leur niveau d'implication. Une audience décisive est attendue d'ici la fin du mois de mai 2026 pour faire le point sur l'avancée des investigations.

Cette affaire rappelle les défis posés par la traçabilité des flux financiers sur internet, notamment lorsque des serveurs étrangers sont impliqués. Les autorités françaises pourraient renforcer leurs collaborations avec leurs homologues européens pour éviter que des sites fermés ne continuent de générer des revenus illégalement.

Selon les informations révélées par Ouest France, Google aurait continué à afficher de la publicité sur les pages du site Coco après sa fermeture, tandis que Stripe aurait maintenu des services de paiement en ligne pour des transactions liées au réseau. Les deux entreprises n'auraient pas immédiatement suspendu leurs partenariats, ce qui pose la question de leur responsabilité dans la lutte contre les contenus illicites.