À quelques heures du Grand Prix de Hongrie 2026, le pilote argentin de Formule 1 Franco Colapinto a tenu à revenir sur ses propos controversés concernant les supporters de la Roja, vainqueurs de la Coupe du monde quelques jours plus tôt. Selon RMC Sport, l’Argentin, 12e du championnat du monde, a présenté des excuses teintées d’humour, avant de persister dans ses critiques sur l’enthousiasme jugé insuffisant des fans espagnols.
Ce qu'il faut retenir
- Franco Colapinto, pilote Alpine en F1 et 12e du championnat du monde, a reconnu avoir « désolé » ses propos sur les supporters espagnols après leur victoire en Coupe du monde 2026.
- Il a néanmoins maintenu ses critiques, qualifiant leurs chants d’« ennuyeux », tout en reconnaissant la qualité du jeu de l’équipe d’Espagne.
- Lors d’un entretien pour ESPN, il avait initialement jugé les supporters espagnols peu engagés, les accusant de ne porter le maillot « que quand ils ont gagné ».
- Colapinto avait salué la victoire espagnole, affirmant que « l’Espagne méritait vraiment le titre » et qu’il était « fier d’être Argentin ».
Des excuses en demi-teinte sous le sourire
Face au public hongrois, aux côtés de ses coéquipiers Pierre Gasly (Alpine) et des pilotes Ferrari Lewis Hamilton et Charles Leclerc, Franco Colapinto a tenté de désamorcer la polémique suscitée par ses déclarations. Selon RMC Sport, il a lancé, avec une pointe de malice : « Les Espagnols me détestent, je vous aime l’Espagne, désolé pour mes commentaires ». Une formule qui tranchait avec le ton plus acéré de ses premières prises de parole, quelques jours plus tôt.
Mais le pilote de 23 ans n’a pas entièrement lâché son argumentaire. Sous couvert de taquinerie, il a ajouté : « Mais vous devez améliorer vos chants, ils sont ennuyeux ». Une remarque qui, même formulée sur le ton de la plaisanterie, a relancé les débats sur la ferveur des supporters espagnols dans le football moderne.
Des critiques initiales qui ont fait réagir
Colapinto n’en était pas à ses premières déclarations fracassantes. Dans un entretien accordé à ESPN, l’Argentin avait déjà vivement critiqué l’attitude des fans espagnols après la victoire de leur équipe en finale de la Coupe du monde 2026. Pour lui, le problème ne résidait pas dans le talent des joueurs, mais dans l’engagement des supporters : « Ils ne portent le maillot que quand ils ont gagné, c’est une honte », avait-il affirmé. Plus encore, il avait pointé l’absence de chants emblématiques pour encourager l’équipe nationale, un élément pourtant central dans la culture footballistique de nombreux pays.
Ces propos avaient rapidement suscité des réactions, certains estimant que le pilote confondait ferveur et simple participation aux célébrations. D’autres, plus indulgents, y avaient vu une réaction passionnée, typique d’un jeune athlète fier de son pays. Toujours est-il que Colapinto, malgré sa position en Formule 1, s’était immiscé dans un débat bien plus large que celui de son sport.
Un contraste assumé avec la culture footballistique argentine
Le pilote argentin a par ailleurs tenu à souligner la différence entre les supporters espagnols et argentins, qu’il juge bien plus engagés. « Nous, en Argentine, nous portons toujours le maillot, même quand on perd », a-t-il expliqué, illustrant son propos par l’exemple de la passion démesurée des fans sud-américains. Une comparaison qui, si elle a le mérite de clarifier sa position, n’a pas manqué de froisser une partie des observateurs espagnols.
Pourtant, Colapinto n’a pas caché son admiration pour le jeu déployé par l’Espagne lors de la Coupe du monde. « L’Espagne méritait vraiment le titre, ils ont mieux joué », avait-il déclaré, ajoutant : « Je suis très fier d’être Argentin ». Un aveu qui tempérait, sans totalement effacer, la polémique générée par ses critiques sur l’attitude des supporters.
Une chose est sûre : dans le monde du football, où les émotions et les rivalités sont légion, les déclarations des athlètes, même issues d’autres disciplines sportives, peuvent parfois peser bien plus lourd qu’un simple commentaire anodin. L’incident Colapinto rappelle que la Coupe du monde, même terminée, laisse parfois des traces bien au-delà des terrains.
Franco Colapinto a estimé que les supporters espagnols ne montraient pas assez de ferveur, notamment en ne portant pas le maillot de leur équipe en dehors des périodes de victoire et en utilisant des chants jugés « ennuyeux ». Il a également comparé leur attitude à celle des fans argentins, qu’il considère bien plus engagés, selon ses déclarations rapportées par RMC Sport et ESPN.