« L’objectif est de développer leur sensibilité plastique et artistique. » C’est par ces mots que Mathilde André, professeure d’arts plastiques au collège Pierre-Mauger aux Sables-d’Olonne, résume sa mission quotidienne auprès des élèves de 6e A. Comme le rapporte Ouest France, son enseignement repose sur une pédagogie innovante, mêlant histoire des arts et pratiques artistiques variées, chaque samedi matin.

Ce qu'il faut retenir

  • Mathilde André enseigne les arts plastiques au collège Pierre-Mauger, situé aux Sables-d’Olonne, en Vendée.
  • Son cours du samedi 6 juin 2026 portait sur l’histoire des arts et des pratiques artistiques pour des élèves de 6e.
  • Elle vise à développer la sensibilité plastique et artistique des élèves, selon ses propres termes.
  • L’établissement scolaire est situé en Vendée, dans la ville côtière des Sables-d’Olonne.
  • Ouest France consacre chaque samedi un article à la présentation d’un métier, mettant en avant des parcours inspirants.

Une pédagogie axée sur la découverte et l’éveil artistique

Dans la salle de classe du collège Pierre-Mauger, Mathilde André ne se contente pas d’enseigner les techniques traditionnelles des arts plastiques. Elle mise sur une approche globale, où l’histoire de l’art sert de fil conducteur à des exercices pratiques. Son objectif affiché est clair : « donner envie de faire » aux élèves. Pour cela, elle alterne entre analyse d’œuvres majeures, création libre et ateliers collaboratifs. Une méthode qui tranche avec les cours magistraux classiques, et qui semble porter ses fruits auprès des collégiens.

Les élèves de la classe de 6e A découvrent ainsi des mouvements artistiques variés, des fresques de la Renaissance aux installations contemporaines. Les échanges sont encouragés, et chaque production est valorisée, quels que soient les résultats techniques. Un parti pris qui vise à dédramatiser la pratique artistique et à susciter la curiosité plutôt qu’à sanctionner les erreurs.

Un métier mis en lumière dans le cadre d’une série hebdomadaire

Ouest France consacre chaque samedi un article à la présentation d’un métier, dans le cadre de sa rubrique « Un métier, une passion ». Ce 6 juin 2026, c’est donc le tour de Mathilde André d’être sous les projecteurs. Un choix qui n’est pas anodin : l’enseignante incarne une vision moderne de l’éducation artistique, où la transmission passe autant par l’émotion que par la technique.

La série, qui se poursuit depuis plusieurs mois, a déjà mis en avant des métiers aussi divers que ceux d’artisan, de médecin ou d’agriculteur. Pour Mathilde André, cette médiatisation offre une opportunité de partager sa passion avec un public plus large. Une démarche qui pourrait inspirer d’autres enseignants à explorer des pédagogies alternatives.

L’art comme outil d’émancipation et de cohésion

Derrière chaque cours de Mathilde André se cache une ambition plus large : utiliser l’art comme levier pour développer des compétences transversales. La sensibilité plastique, qu’elle cherche à cultiver, ne se limite pas à l’appréciation esthétique. Elle englobe aussi l’esprit critique, la confiance en soi et la capacité à travailler en équipe. Autant de soft skills qui prendront de plus en plus d’importance dans le monde professionnel de demain.

À une époque où les écrans dominent le quotidien des jeunes, son approche rappelle l’importance de toucher, de manipuler, de créer avec ses mains. Les ateliers proposés aux élèves – dessin, collage, modelage – sont autant d’invitations à ralentir et à s’immerger dans un processus créatif. Une bouffée d’oxygène pour certains collégiens, souvent submergés par les sollicitations numériques.

Et maintenant ?

Mathilde André continue d’enseigner au collège Pierre-Mauger, où son approche pourrait servir de modèle à d’autres professeurs d’arts plastiques. D’ici la rentrée 2026, l’établissement pourrait intégrer davantage d’ateliers pratiques dans son programme officiel. Reste à voir si cette tendance se généralisera, notamment dans un contexte budgétaire contraint pour l’Éducation nationale. Dans l’immédiat, l’enseignante prépare déjà ses prochains cours, avec l’espoir de transmettre toujours plus cette envie de faire à ses élèves.

Autre piste à surveiller : une éventuelle collaboration entre le collège et des structures culturelles locales, comme le musée de l’Abbaye Sainte-Croix aux Sables-d’Olonne. Une initiative qui renforcerait le lien entre l’école et le territoire, tout en offrant aux élèves des opportunités de découverte supplémentaires.

En attendant, Mathilde André poursuit son travail avec une conviction intacte : l’art, sous toutes ses formes, reste un formidable outil pour éduquer et inspirer.

Selon les informations rapportées par Ouest France, elle alterne entre des exercices de dessin, de collage et de modelage. Chaque atelier est lié à une période ou un mouvement artistique étudié en cours, ce qui permet aux élèves de contextualiser leurs créations.