Une femme de 61 ans a été condamnée, jeudi 22 mai 2026, à 25 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Haute-Saône pour le meurtre de son ancien compagnon, perpétré à Vesoul en janvier 2024. Selon Le Figaro, Mireille Hennequin a été reconnue coupable d’avoir poignardé à sept reprises Jean René Imouza Ichiza, décédé des suites d’une hémorragie massive après une violente altercation.

Ce qu'il faut retenir

  • Mireille Hennequin, 61 ans, condamnée à 25 ans de prison pour le meurtre de son ex-compagnon en 2024
  • La victime, Jean René Imouza Ichiza, a reçu sept coups de couteau au thorax lors d’une dispute à Vesoul
  • L’accusée, présentant un passé de violences et d’alcoolisme, a été reconnue coupable malgré sa défense basée sur la légitime défense
  • Une vidéo de la scène, filmée par la victime, a été utilisée comme preuve lors du procès
  • L’avocate générale avait requis 30 ans de réclusion, assortis de 18 ans de sûreté

Une altercation meurtrière entre ex-compagnons

Le drame s’est joué dans la soirée du 11 janvier 2024, dans l’appartement de Vesoul où vivaient Jean René Imouza Ichiza et Mireille Hennequin. Les deux anciens partenaires, liés par une relation complexe et violente, ont échangé une série de coups avant que la situation ne dégénère. Selon l’autopsie, la victime a succombé à une hémorragie massive après avoir été poignardée à sept reprises au thorax.

L’accusée, interpellée sur place par les forces de l’ordre, présentait alors une trentaine de coups reçus au visage. Elle a expliqué lors du procès avoir réagi aux violences répétées de son ex-compagnon, une version contestée par l’accusation. Son avocate, Emilie Breitner, a plaidé la légitime défense, mais le jury a retenu la préméditation et la gravité des actes.

Un passé marqué par la violence et l’alcool

Mireille Hennequin, décrite comme une personne marginalisée et dépendante à l’alcool, cumulait 18 mentions au casier judiciaire au moment des faits. Elle avait déjà été condamnée, comme la victime, pour des violences réciproques dans le cadre de leur relation passée. Ces éléments ont été pris en compte lors de l’audience, où l’accusation a insisté sur la dangerosité de ses actes et la préméditation.

« Nous avons une vidéo concrète, où l’on voit très bien ce qui s’est passé », a déclaré Julien Vernet, avocat des parties civiles. La scène, filmée par une caméra installée dans l’appartement de la victime, a servi de preuve majeure au procès. Après avoir poignardé Jean René Imouza Ichiza, Mireille Hennequin lui a craché dessus en proférant des insultes raciales, un geste qualifié d’« abject » par l’avocat, symbole selon lui du « mépris total de l’autre ».

Un procès sous haute tension et des réquisitions sévères

Les trois jours d’audience ont été marqués par des tensions, notamment autour de la question de la légitime défense. L’avocate générale avait initialement requis 30 ans de réclusion criminelle, assortis de 18 ans de sûreté, une peine bien supérieure à celle prononcée. La cour a finalement retenu une condamnation à 25 ans, reflétant à la fois la gravité des faits et le contexte de violences réciproques ayant précédé le drame.

Les enfants et petits-enfants de la victime, représentés par Me Vernet, ont exprimé leur douleur face à un homme décrit comme « ayant le cœur sur la main ». La famille a salué la fermeté de la justice, tout en soulignant l’impact irréversible de ce drame sur leurs vies.

Et maintenant ?

La condamnation de Mireille Hennequin à 25 ans de prison ferme met un terme à une procédure judiciaire de plus de deux ans. Si elle ne fait pas appel de ce jugement, elle purgera sa peine dans un établissement pénitentiaire adapté à son profil. Côté victimes, la famille de Jean René Imouza Ichiza pourrait désormais se tourner vers des démarches civiles pour obtenir réparation, bien que les détails de ces éventuelles procédures n’aient pas encore été précisés.

Ce procès rappelle également l’ampleur des violences conjugales en France, un fléau qui touche des milliers de foyers chaque année. Les associations de lutte contre ces violences pourraient s’emparer de ce cas pour plaider en faveur de mesures renforcées de prévention et de protection des victimes.

L’affaire, qui a suscité une forte émotion locale, s’inscrit dans un contexte national où les homicides conjugaux restent un enjeu majeur de sécurité publique. Les prochains mois pourraient voir émerger des débats sur l’efficacité des dispositifs de protection existants et la prise en charge des auteurs de violences.

Mireille Hennequin a été condamnée pour meurtre avec préméditation, ayant poignardé à sept reprises son ex-compagnon, Jean René Imouza Ichiza, lors d’une altercation le 11 janvier 2024 à Vesoul. Les coups portés au thorax ont entraîné une hémorragie massive, causant la mort de la victime.

Une caméra installée dans l’appartement de la victime a filmé l’intégralité de l’altercation. Cette vidéo a permis aux jurés de visualiser les circonstances exactes du drame et de trancher entre la version de l’accusée, qui invoquait la légitime défense, et celle de l’accusation, qui retenait la préméditation et la gravité des actes.