Alors que la deuxième étape du Tour de France Femmes entre Aigle et Genève s’apprête à être disputée ce 8 août 2026, le président de l’Union Cycliste Internationale (UCI), David Lappartient, a tenu à revenir sur la polémique entourant les contrôles antidopage nocturnes instaurés lors du Tour de France masculin. Selon RMC Sport, il a réaffirmé la nécessité de ces tests inopinés, présentés comme un outil exceptionnel dans la lutte contre le dopage, tout en cherchant à rassurer sur leur fréquence.
Ce qu'il faut retenir
- L’UCI, par la voix de David Lappartient, défend les contrôles nocturnes mis en place lors du Tour de France 2026 comme une mesure exceptionnelle pour lutter contre le dopage.
- Ces tests ont été appliqués à des coureurs comme Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard, réveillés en pleine nuit à la veille de la 15e étape.
- L’Agence internationale de testing (ITA) ne communique que sur les cas positifs : aucun contrôle positif n’a été annoncé lors du Tour 2026.
- David Lappartient souligne que les contrôles nocturnes visent à dissuader les pratiques de microdosage, difficiles à détecter plusieurs heures après ingestion.
- L’UCI insiste sur le caractère exceptionnel de ces mesures, qui ne doivent pas devenir une routine.
Un sport sous surveillance, un passé qui pèse encore
Interrogé par RMC Sport avant le départ de l’étape féminine, David Lappartient a rappelé que le cyclisme reste associé à des soupçons persistants en raison de son histoire marquée par des scandales de dopage. « Le cyclisme suscite toujours des soupçons à cause de son passé », a-t-il déclaré, soulignant que la discipline peine à se défaire de cette réputation malgré les avancées en matière de contrôles. Cette problématique a été particulièrement visible lors du Tour de France masculin, remporté une cinquième fois par Tadej Pogačar, dont les performances exceptionnelles ont relancé les interrogations sur les méthodes utilisées.
La suspicion ne se limite pas aux résultats. Les deux principaux favoris, Pogačar et son rival historique Jonas Vingegaard, ont été soumis à des contrôles nocturnes inopinés lors de l’édition 2026. Le Slovène, maillot jaune, a été réveillé à 5 heures du matin, tandis que le Danois a subi un test à 2 heures, la veille de la 15e étape. Ces mesures, bien que contestées, illustrent la volonté des instances dirigeantes de renforcer les dispositifs de surveillance.
Des contrôles nocturnes justifiés par la lutte contre le microdosage
Pour justifier l’usage des contrôles nocturnes, David Lappartient a mis en avant leur utilité dans la détection des pratiques de dopage sophistiquées. « Les heures normales des tests ne sont pas la nuit. Cependant, nous soutenons l’ITA s’ils doivent réaliser un test spécifique parce que nous savons qu’un microdosage d’EPO peut ne pas être détecté six ou sept heures après », a-t-il expliqué. Cette approche vise à contrer les stratégies de triche les plus récentes, où les coureurs pourraient recourir à des doses minimes mais régulières de substances interdites pour échapper aux contrôles classiques.
L’Agence internationale de testing (ITA), chargée de réaliser ces contrôles, ne communique que sur les cas positifs. Aucun résultat positif n’a été annoncé lors du Tour de France 2026, selon les déclarations de David Lappartient. « L’ITA ne fait jamais de communiqué de presse sur les résultats négatifs, seulement sur les positifs. Nous n’en avons vu aucun concernant le Tour de France, donc il semble qu’il n’y ait eu aucun cas positif », a-t-il rappelé, tout en reconnaissant que l’absence de communication ne permet pas d’affirmer avec certitude l’absence de dopage.
« Les contrôles nocturnes sont un outil dans ce combat, mais ce n'est pas un outil à utiliser au quotidien. Il faut y recourir de manière très exceptionnelle. Il ne s'agit pas de soupçonner un coureur en particulier, mais d'envoyer un message global au peloton. »
— David Lappartient, président de l’UCI
Une mesure controversée, mais défendue par l’UCI
Les contrôles nocturnes ont suscité de vives critiques de la part de certains observateurs et anciens coureurs, qui y voient une atteinte aux droits des athlètes. Pourtant, David Lappartient a défendu bec et ongles cette initiative, la présentant comme un mal nécessaire pour préserver l’intégrité du cyclisme. « Je sais ce qui a été fait pour lutter contre le dopage. [...] De savoir que l’ITA peut venir, c’est toujours une source de crainte pour les coureurs », a-t-il ajouté, soulignant que la simple menace de ces contrôles pouvait avoir un effet dissuasif.
L’UCI insiste cependant sur le caractère exceptionnel de ces mesures. « Nous ne soutiendrons pas cette pratique tous les soirs », a précisé le président, rappelant que les horaires normaux des tests restent en journée. Cette nuance vise à répondre aux inquiétudes des coureurs et des observateurs, qui craignent une généralisation de ces pratiques.
Alors que Lorena Wiebes s’élance en tête du classement général du Tour de France Femmes après sa victoire d’étape, la question du dopage continue de hanter le cyclisme. Les contrôles nocturnes, bien que controversés, s’inscrivent dans une stratégie plus large de l’UCI pour tenter de tourner la page des scandales. Leur succès dépendra de leur capacité à dissuader les tricheurs sans aliéner les coureurs.
Selon RMC Sport, l’UCI justifie ces contrôles par la nécessité de lutter contre les pratiques de microdosage, difficiles à détecter plusieurs heures après ingestion. David Lappartient a expliqué que ces tests nocturnes visent à envoyer un message dissuasif au peloton et à contrer les stratégies de dopage les plus récentes.
Les deux principaux favoris, Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard, ont été réveillés en pleine nuit à la veille de la 15e étape pour subir des tests antidopage. Pogačar a été contrôlé à 5 heures du matin et Vingegaard à 2 heures, selon les informations rapportées par RMC Sport.