La COP17 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, qui s’est tenue du 18 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, s’est achevée sur un bilan en demi-teinte. D’après RFI, ce dernier round de négociations a été marqué par des blocages persistants, malgré quelques avancées sectorielles saluées par certains diplomates. Pourtant, pour une partie des participants, cette édition de la COP désertification aura surtout révélé l’incapacité des États à s’accorder sur des mesures concrètes, notamment en matière de financement de la restauration des sols.

Ce qu'il faut retenir

  • La COP17 s’est tenue du 18 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, selon RFI.
  • Les négociations ont été particulièrement tendues lors du dernier round, avec des décisions finalement bloquées.
  • Quelques avancées ont été enregistrées sur le pastoralisme et les migrations climatiques, qualifiées de « victoire diplomatique » par certains négociateurs.
  • En revanche, la société civile, les États africains et les mécanismes de financement de la restauration des sols restent largement déçus par les résultats.

Une conférence sous haute tension

Organisée dans un pays particulièrement touché par la désertification, cette COP17 avait pour objectif de trouver des solutions communes face à l’avancée des terres arides. Comme le rapporte RFI, les discussions ont rapidement achoppé sur des sujets clés, comme le financement international des projets de restauration des sols. Les делегаations africaines, en première ligne face à ce phénomène, ont dénoncé l’absence de mécanismes concrets pour mobiliser les fonds nécessaires. « On a l’impression que les promesses faites lors des précédentes COP restent lettre morte », a déploré un représentant du groupe africain, cité par nos confrères.

Des avancées sectorielles, mais un bilan global en demi-teinte

Malgré ces tensions, quelques avancées ont été enregistrées sur des dossiers moins controversés. Selon RFI, les négociateurs sont parvenus à un accord partiel sur la promotion du pastoralisme durable et sur la prise en compte des migrations liées à la dégradation des terres. Pour certains diplomates, ces résultats, bien que limités, évitent l’échec total de la conférence et sauvent une crédibilité déjà fragilisée pour les prochaines éditions. « C’est mieux que rien, mais cela ne suffira pas à inverser la tendance », a tempéré un observateur indépendant.

La société civile et les États africains en première ligne

Du côté des associations et des pays les plus exposés, le bilan est amer. Plusieurs ONG présentes à Oulan-Bator ont dénoncé l’absence de décisions fortes sur le financement, un point crucial pour la mise en œuvre de projets concrets. RFI souligne que des pays comme le Niger, le Burkina Faso ou le Tchad, déjà en première ligne face à la désertification, attendaient des engagements financiers plus ambitieux. « Sans fonds dédiés, les résolutions resteront des vœux pieux », a résumé un membre de la délégation nigérienne.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes dépendront en grande partie de la capacité des États à concrétiser les engagements pris. Une réunion préparatoire est prévue avant la fin de l’année pour évaluer les suites à donner aux discussions d’Oulan-Bator. En attendant, les pays africains pourraient se tourner vers des initiatives régionales pour avancer, faute de consensus international. La question du financement restera, quant à elle, un sujet de friction majeur lors des prochaines négociations.

Alors que la désertification s’accélère sous l’effet du changement climatique, cette COP17 laisse en suspens une question centrale : les États parviendront-ils à passer des déclarations d’intention à des actions tangibles ?

Les négociations ont achoppé principalement sur le financement international de la restauration des sols et l’absence de mécanismes concrets pour mobiliser les fonds promis lors des précédentes conférences.