Alors que le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 est prévu dans deux semaines, les regards se tournent déjà vers les terrains et… les maillots des 48 équipes participantes. Comme le rapporte Euronews FR, le choix des tenues suscite autant d’enthousiasme que de critiques, dans un tournoi déjà marqué par des polémiques politiques et économiques.
Ce qu'il faut retenir
- La Coupe du monde 2026 débute le 11 juin et se terminera le 19 juillet, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
- Euronews FR a évalué les maillots des 48 équipes, mettant en avant les designs les plus réussis et les plus décevants de cette édition.
- La tenue domicile des États-Unis est jugée trop simpliste pour un pays hôte célébrant le 250e anniversaire de son indépendance en 2026.
- L’Argentine et le Ghana se distinguent pour leurs maillots extérieurs, mêlant tradition et modernité avec brio.
- La FIFA fait face à des pressions judiciaires croissantes liées au prix des billets et à des questions de neutralité politique.
Une compétition sous le feu des critiques avant même son lancement
Le tournoi, qui s’annonce sous haute tension, cumule déjà les controverses. Les prix exorbitants des billets ont valu à la FIFA une pression judiciaire accrue, tandis que la prétendue neutralité politique de l’instance dirigeante a volé en éclats sous l’impulsion de son président, Gianni Infantino. Ce dernier a multiplié les marques de déférence envers Donald Trump, récemment récompensé par le prix de la paix de la FIFA, une décision qui a suscité un tollé.
La Fédération iranienne a, de son côté, exprimé son pessimisme quant à l’ambiance de la compétition, évoquant des « frappes défensives » et des tensions géopolitiques persistantes. Par ailleurs, plus de 120 organisations ont publié un « avis de voyage » mettant en garde contre la répression violente et abusive de l’immigration aux États-Unis, selon leurs termes. Autant de remous qui contrastent avec l’attente sportive.
Les maillots, miroir des espoirs et des désillusions des nations
Euronews FR a analysé les tenues des 48 équipes, offrant un classement subjectif des designs les plus aboutis et des plus décevants. Une manière de trouver un peu de réconfort dans l’univers footballistique, où fans et amateurs de mode se croisent.
Les maillots les plus stylés : entre tradition et audace créative
L’Argentine remporte la palme du maillot extérieur, salué pour son design unique. Le maillot noir arbore des motifs de feuillage bleu inspirés de l’art du fileteado, un style traditionnel de Buenos Aires qui orne enseignes, façades et même taxis. Une façon de rendre hommage à la culture porteña tout en affichant une élégance redoutable. Pour Euronews FR, ce choix incarne parfaitement l’alliance entre patrimoine et modernité.
Le Ghana se distingue également avec son maillot domicile, inspiré par Anansi, figure mythologique ouest-africaine associée à la sagesse. L’étoile noire centrale et les motifs en toile d’araignée, symbolisant Anansi lui-même, confèrent à la tenue une dimension à la fois traditionnelle et percutante. Une réussite qui rappelle celle de l’Argentine.
La France n’est pas en reste avec son maillot domicile, où le bleu iconique est décliné en zigzags élégants, rehaussé par un col blanc contrasté et des logos en bronze texturé. Un modèle qui mise sur la sobriété et l’efficacité, loin des excès de l’Euro 2024. Quant au Mexique, il séduit avec son maillot vert orné d’un calendrier aztèque Piedra del Sol, un hommage sophistiqué à l’histoire précolombienne.
Enfin, le Nigeria brille avec son maillot extérieur, alliant simplicité et dynamisme. Les couleurs du drapeau, un col stylé et des flammes discrètes en font un modèle à la fois percutant et équilibré.
Les maillots les plus critiqués : quand le design déçoit
Côté désillusions, les États-Unis trustent la première place avec leur maillot domicile. Bien que plus abouti que celui de 2022, le design aux rayures rouges et blanches est jugé trop basique pour un pays hôte célébrant son 250e anniversaire. Le maillot extérieur, couvert d’étoiles, renforce l’impression d’un slogan patriotique trop appuyé, selon Euronews FR.
La Suède ne convainc pas non plus avec son maillot extérieur, dont les motifs ondulants évoquent des tentacules de pieuvre. Un design qui, malgré sa discrétion, donne des maux de tête aux observateurs. L’Angleterre se voit reprocher son maillot domicile, un clin d’œil aux années 1990 qui manque cruellement de caractère. La mention « Happy and glorious » cousue à l’intérieur ne suffit pas à sauver une tenue jugée ennuyeuse.
Le Brésil, malgré une collaboration avec la marque Jordan pour un maillot extérieur original, déçoit avec des graphismes noirs et bleu marine rappelant des auréoles de transpiration. Une référence à la grenouille venimeuse de la forêt amazonienne, certes symbolique, mais peu esthétique en pratique. Enfin, l’Allemagne clôt le bal avec un maillot extérieur qui ressemble à un économiseur d’écran Matrix en manque d’air, une déception pour son dernier design avant son partenariat avec Nike en 2027.
Un tournoi sous tension avant même le premier match
Au-delà des maillots, la Coupe du monde 2026 s’annonce comme un événement chargé de contradictions. D’un côté, une compétition sportive mondiale qui promet des moments de grâce et de passion. De l’autre, un contexte politique et économique tendu, marqué par des polémiques autour de la FIFA et de son président, Gianni Infantino. La neutralité affichée par l’instance dirigeante a volé en éclats, notamment avec l’attribution du prix de la paix à Donald Trump, une décision qui a choqué une partie de l’opinion publique.
Les tensions géopolitiques ne sont pas en reste. La Fédération iranienne a d’ores et déjà prévenu qu’elle n’aborderait pas la compétition avec optimisme, évoquant des « frappes défensives » et un climat international dégradé. Par ailleurs, la répression de l’immigration aux États-Unis a poussé plus de 120 organisations à publier un « avis de voyage » pour mettre en garde les supporters et les journalistes contre les risques encourus.
Reste à voir si les performances des joueurs parviendront à transcender ce contexte complexe. Une chose est sûre : les maillots, qu’ils soient acclamés ou critiqués, resteront dans les mémoires comme le reflet d’une édition 2026 où le football a dû composer avec bien plus que ses propres règles.
Selon Euronews FR, le maillot domicile des États-Unis est jugé trop simpliste et patriotique à outrance, avec des rayures rouges et blanches qui rappellent davantage un slogan qu’un design abouti. Ce choix contraste avec l’importance historique de l’événement célébré en 2026, le 250e anniversaire de l’indépendance américaine.