À moins de dix jours du coup d’envoi de la Coupe du monde de football 2026, les pronostics s’accumulent pour désigner le futur vainqueur du trophée. Même les institutions financières s’y mettent : selon Courrier International, la banque d’affaires Goldman Sachs a dévoilé le 29 mai ses prévisions pour le tournoi, confirmant une nouvelle fois les limites des chances de l’équipe anglaise.
Ce qu'il faut retenir
- L’Espagne arrive en tête des pronostics avec 26 % de chances de victoire, selon le modèle de Goldman Sachs.
- La France suit avec 19 % de probabilités, devant l’Argentine, tenante du titre, créditée de 14 %.
- L’Angleterre, symbole des espoirs déçus, n’a que 5 % de chances de l’emporter, perpétuant la malédiction « it isn’t coming home ».
- Le modèle de Goldman Sachs intègre des critères comme les performances historiques, la dynamique offensive, la situation géographique et un ajustement pour éviter le « syndrome du vainqueur ».
- Cette analyse s’appuie sur l’étude de près de 20 000 matchs internationaux.
Alors que le coup d’envoi de la compétition est prévu pour le 11 juin prochain, les débats entre supporters et analystes s’intensifient. Goldman Sachs, dont les modèles économiques et sportifs sont suivis avec attention, n’échappe pas à la règle. Ses prévisions, publiées quelques jours avant le début du tournoi, alimentent déjà les discussions dans les rédactions et les stades. Le quotidien économique britannique Financial Times a d’ailleurs repris à son compte cette analyse, soulignant l’improbabilité d’un succès anglais.
Pour établir ses pronostics, Goldman Sachs a développé un modèle statistique qui prend en compte plusieurs paramètres. « Le modèle de prévision intègre les performances historiques d’une équipe, ses capacités offensives, sa dynamique, sa situation géographique et d’autres facteurs », explique CNN, qui a analysé la méthodologie. Un élément supplémentaire a été ajouté cette année : le « syndrome du vainqueur ». Ce concept vise à corriger le biais qui pourrait affecter les équipes ayant remporté le trophée lors de l’édition précédente, comme l’Argentine en 2022.
Avec 26 % de chances de victoire, l’Espagne se profile donc comme la grande favorite. Une position logique au regard de sa génération dorée, qui mêle expérience et jeunesse, ainsi que d’une régularité impressionnante lors des dernières compétitions. La France, championne du monde en titre en 2018 et finaliste en 2022, arrive en deuxième position avec 19 %, un score qui reflète à la fois son statut de favorite et les incertitudes liées à la composition de son effectif. Quant à l’Argentine, qui tente de conserver son titre après sa victoire en 2022, elle n’est créditée que de 14 %, un chiffre qui illustre les craintes liées au « syndrome du vainqueur » et à la pression inhérente à une équipe en quête d’un doublé historique.
« Le modèle de prévision de Goldman Sachs intègre les performances historiques d’une équipe, ses capacités offensives, sa dynamique, sa situation géographique et d’autres facteurs. L’équipe a également tenu compte du ‘syndrome du vainqueur’, mettant en garde contre le risque que l’Argentine ne réalise pas une performance à la hauteur de ses capacités après sa victoire en 2022. »
Cette publication intervient à un moment où l’attention se concentre sur les dernières préparations avant le tournoi. Les sélectionneurs, dont Didier Deschamps pour la France, peaufinent leurs stratégies et leurs effectifs. La photo de Deschamps et de Kylian Mbappé, prise à Clairefontaine le 2 juin 2026, illustre bien cette phase de concentration intense avant le coup d’envoi. Les observateurs notent par ailleurs que les modèles de Goldman Sachs, bien que respectés, ne font pas l’unanimité. Certains analystes rappellent que le football reste un sport imprévisible, où les surprises sont monnaie courante.
Il est à noter que le modèle de Goldman Sachs s’appuie sur une base de données colossale. « Pour parvenir à leurs conclusions, les créateurs du modèle ont analysé près de 20 000 matchs internationaux ayant eu lieu ces dernières années », précise Courrier International. Cette approche quantitative permet de dégager des tendances, mais elle ne peut prédire avec certitude l’issue des rencontres, encore moins des surprises comme celles qui ont marqué l’histoire des Coupes du monde.
Dans l’attente du coup d’envoi, les débats devraient continuer de faire rage. L’Espagne, la France et l’Argentine partiront favorites, mais l’histoire du football rappelle que les outsiders peuvent toujours créer la surprise. Reste à savoir si Goldman Sachs aura une nouvelle fois raison… ou si cette édition 2026 viendra, une fois encore, rappeler que dans ce sport, l’imprévisible fait partie intégrante du jeu.
Le modèle de Goldman Sachs repose sur l’analyse de près de 20 000 matchs internationaux, en intégrant des critères comme les performances historiques, les capacités offensives, la dynamique de l’équipe, sa situation géographique et un ajustement pour éviter le « syndrome du vainqueur », qui pourrait pénaliser une équipe tenante du titre.