Lors de la Coupe du monde 2026 disputée aux États-Unis, l’ailier belge Jérémy Doku a été victime d’une infection respiratoire sévère qui l’a contraint à une hospitalisation à Seattle, selon RMC Sport. Face à la gravité de son état, la FIFA lui a accordé une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) pour un traitement à base de cortisone, un produit normalement interdit dans le cadre des compétitions internationales. Ces révélations, faites par le joueur lui-même sur sa chaîne YouTube, éclairent un épisode méconnu de la compétition.

Ce qu'il faut retenir

  • Jérémy Doku a été hospitalisé à Seattle après le match Belgique-Égypte, souffrant d’un liquide dans les poumons et crachant du sang
  • La FIFA a autorisé l’ailier de Manchester City à utiliser un traitement à base de cortisone via une AUT
  • Doku a quitté le camp de base belge pour assister à la naissance de son fils avant de revenir pour la fin du Mondial
  • La Belgique a été éliminée en quarts de finale par l’Espagne, sans que Doku ne marque ni ne délivre de passe décisive
  • Le joueur a décrit une infection « très sévère » qui l’a empêché de respirer normalement

Une infection respiratoire grave et une hospitalisation d’urgence

Jérémy Doku a révélé sur sa chaîne YouTube avoir contracté une infection respiratoire « très sévère » pendant la Coupe du monde 2026. Ses symptômes, apparus après le match d’ouverture des Diables Rouges contre l’Égypte, étaient particulièrement alarmants : « Je ne pouvais plus bouger, je savais à peine respirer et j’ai même commencé à cracher du sang », a-t-il témoigné. Hospitalisé à Seattle, les examens ont révélé la présence de liquide dans ses poumons, une situation jugée inhabituelle par les médecins. « À l’hôpital, ils ont constaté que j’avais du liquide dans les poumons. Le médecin m’a dit que ça n’arrivait pas souvent », a-t-il expliqué.

Une AUT accordée par la FIFA pour un traitement nécessaire

Face à l’urgence médicale, la FIFA a validé une dérogation exceptionnelle permettant à Doku de suivre un traitement à base de cortisone, une substance interdite en compétition. D’après les informations de La Dernière Heure, rapportées par RMC Sport, cette autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) a été accordée pour permettre au joueur de récupérer. Le traitement, administré par voie orale, était jugé indispensable pour soigner l’infection virale dont souffrait Doku. Sans cette AUT, le joueur aurait été dans l’impossibilité de poursuivre la compétition.

Un parcours mouvementé entre compétition et vie familiale

Alors que la Belgique s’apprêtait à affronter l’Iran lors de son deuxième match de poule, Jérémy Doku a pris la décision de quitter temporairement le camp de base de sa sélection. Son objectif : assister à la naissance de son fils à Londres, un moment familial qu’il a décrit comme « un soulagement » après des semaines d’entraînement intensif. Bref, un choix personnel qui a suscité des réactions dans le monde du football, certains observateurs soulignant le caractère exceptionnel de la situation. Doku est ensuite revenu aux États-Unis pour reprendre le cours de la compétition et soutenir ses coéquipiers jusqu’à l’élimination en quarts de finale face à l’Espagne.

Sur le plan sportif, son tournoi s’est soldé par un bilan vierge : ni but ni passe décisive à son actif. Pourtant, son rôle au sein de l’équipe belge, marquée par des performances irrégulières, reste un sujet de discussion parmi les observateurs. Son absence lors de certains matchs, liée à son infection, a également été analysée par les analystes.

Des révélations qui soulèvent des questions sur la gestion médicale en compétition

Les déclarations de Doku ont relancé le débat sur la gestion des cas médicaux urgents lors des grands tournois internationaux. La rapidité avec laquelle la FIFA a accordé une AUT à un joueur en pleine compétition interroge, même si les règles prévoient des dérogations pour des raisons thérapeutiques avérées. Doku a lui-même salué le soutien médical reçu : « Les médecins m’ont donné des médicaments et j’ai fait de mon mieux pour récupérer. » Ces éléments rappellent les défis logistiques et médicaux auxquels sont confrontés les fédérations et les organisateurs lors des Coupes du monde.

« Je ne pouvais plus bouger, je savais à peine respirer et j’ai même commencé à cracher du sang. »
— Jérémy Doku, lors de son témoignage sur YouTube

Et maintenant ?

À court terme, la question de l’impact de cette infection sur les performances futures de Doku pourrait être étudiée par les staffs médicaux de Manchester City. Pour la Belgique, cette édition de la Coupe du monde 2026 restera marquée par des parcours individuels contrastés, malgré une élimination prématurée. Enfin, le cas de Doku pourrait inciter la FIFA à renforcer les protocoles médicaux en cas de pathologies respiratoires graves lors des prochaines compétitions.

La Coupe du monde 2026 a ainsi révélé des facettes méconnues du football de haut niveau, où santé, performance et vie personnelle s’entremêlent sous le feu des projecteurs. Pour Jérémy Doku, l’épisode américain aura été une épreuve autant physique que mentale, avant un retour au pays où il devra désormais se concentrer sur sa saison avec Manchester City.

Une Autorisation d’Usage à des Fins Thérapeutiques (AUT) permet à un athlète d’utiliser une substance normalement interdite, si celle-ci est jugée indispensable pour soigner une pathologie avérée. Dans le cas de Jérémy Doku, la FIFA a considéré que son infection respiratoire nécessitait un traitement à base de cortisone, malgré son statut de produit dopant. Cette dérogation a été accordée après évaluation médicale.

Jérémy Doku n’a pas participé au match contre l’Iran en raison de son départ pour Londres. Cependant, il est revenu pour les phases à élimination directe. Les Diables Rouges ont finalement été éliminés en quarts de finale par l’Espagne (2-0), sans que l’absence ponctuelle de Doku ne soit directement pointée comme un facteur déterminant.