Alors que la Coupe du monde de football 2026 approche à grands pas, avec un coup d’envoi prévu le 11 juin en Amérique, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marina Ferrari, s’est exprimée en exclusivité pour Ouest France. Dans cet entretien, elle aborde plusieurs sujets clés concernant l’équipe de France, dont la gestion de son capitaine, Kylian Mbappé, souvent critiqué ces dernières années. Un positionnement qui tranche avec le discours ambiant.

Ce qu'il faut retenir

  • Marina Ferrari, ministre des Sports, défend la gestion de l’équipe de France de football avant le Mondial 2026.
  • Elle estime que les critiques envers Kylian Mbappé sont « trop dures » et souligne son rôle central au sein de la sélection.
  • La ministre évoque également la parole des joueurs pendant la compétition et les enjeux collectifs de l’équipe.
  • Elle revient sur l’instrumentalisation politique du Mondial, notamment par Donald Trump, et les festivités prévues en France après la compétition.

Une défense appuyée du capitaine et de l’équipe

Pour Marina Ferrari, l’équipe de France doit être jugée comme un tout, et non à travers le prisme des performances individuelles. « Je trouve qu’on est trop durs avec Kylian Mbappé », a-t-elle déclaré à Ouest France. Selon elle, le capitaine des Bleus incarne une force collective essentielle pour la réussite du Mondial. « Mbappé reste un joueur clé, mais son rôle dépasse les statistiques », a-t-elle précisé, tout en rappelant que la réussite en compétition dépend avant tout de la cohésion du groupe.

La parole des joueurs et les enjeux médiatiques

La ministre a également évoqué la gestion de la parole des joueurs pendant le tournoi. « On ne peut pas attendre d’eux qu’ils soient des machines à communiquer sans faille », a-t-elle souligné. Pour Marina Ferrari, le Mondial est un moment où les émotions et les prises de position font partie intégrante de l’expérience, tant pour les athlètes que pour les supporters. Elle a rappelé que les joueurs, sous pression, doivent aussi pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles édictées par la FIFA.

Côté organisation, la ministre a confirmé que les festivités prévues en France après la compétition seraient à la hauteur des attentes, avec des célébrations prévues dans plusieurs villes, à l’image des éditions précédentes. « On veut que ce Mondial soit une fête pour tous les Français, pas seulement pour les supporters du football », a-t-elle indiqué.

Une compétition sous haute tension politique

Marina Ferrari a abordé un sujet plus inattendu : l’instrumentalisation politique du Mondial. Elle a pointé du doigt les tentatives d’influence, notamment celles attribuées à Donald Trump, qui multiplie les déclarations sur le football et la France. « Le Mondial doit rester une compétition sportive, pas un terrain de jeu pour les ambitions politiques », a-t-elle affirmé. La ministre a rappelé que la FIFA et les organisateurs veillaient à préserver l’intégrité de l’événement, malgré les pressions extérieures.

« Le football a cette capacité à rassembler au-delà des clivages. Notre rôle est de préserver cette dimension, malgré les tentatives d’instrumentalisation. » — Marina Ferrari, ministre des Sports.

Et maintenant ?

Le Mondial 2026 s’annonce comme un rendez-vous majeur, avec des enjeux sportifs et médiatiques considérables. Les Bleus, après des mois de préparation, devraient entrer sur le terrain avec une équipe soudée et un public français derrière eux. La compétition débutera le 11 juin et se déroulera jusqu’à la finale, prévue le 19 juillet. Reste à voir si les critiques envers Mbappé et les autres joueurs s’atténueront avec les résultats, ou si le débat sur la gestion des individualités dans une équipe collective persistera.

En amont du tournoi, la ministre a insisté sur l’importance de soutenir l’équipe sans tomber dans l’excès de pression. « On a tous un rôle à jouer : les médias, les supporters, les dirigeants. L’essentiel est que les joueurs se sentent libres et confiants », a-t-elle conclu.

La ministre estime que les critiques envers Mbappé sont disproportionnées et ne tiennent pas compte de son rôle central dans l’équipe. Elle souligne que la réussite de l’équipe de France dépend avant tout de sa cohésion, et non des performances individuelles de ses membres.