Selon Le Figaro, l’élimination de l’équipe d’Allemagne lors des 16es de finale de la Coupe du monde 2026 face au Paraguay a provoqué un tollé dans la presse germanique. Les médias du pays n’ont pas hésité à qualifier cette élimination de « nouvelle humiliation » et de « fiasco », soulignant l’absence totale de performance de la Mannschaft.

Ce qu'il faut retenir

  • Élimination prématurée : l’Allemagne, quadruple championne du monde, est sortie dès les 16es de finale par le Paraguay, un revers considéré comme un « constat d’échec » par les observateurs.
  • Troisième fiasco consécutif : depuis 2018, la Mannschaft n’a plus atteint les huitièmes de finale en Coupe du monde, une série inédite dans son histoire.
  • Critiques virulentes : le sélectionneur Julian Nagelsmann, en poste depuis septembre 2023, est pointé du doigt pour son incapacité à redresser une équipe jugée « lente et léthargique ».
  • Bilan désastreux en 2026 : après un 7-1 contre Curaçao en phase de groupes, l’Allemagne n’a livré aucune prestation convaincante.

Pour la troisième fois en trois éditions de la Coupe du monde, l’Allemagne quitte la compétition dès les 16es de finale. Cette élimination, survenue le 29 juin 2026 au stade de Boston, marque un nouveau revers pour une équipe autrefois dominatrice. Selon Le Figaro, les médias allemands n’ont pas mâché leurs mots pour décrire cette désillusion. Le tabloïd Bild, en une de son site internet, titre sans détour : « Nouveau cauchemar pour le football allemand. Élimination embarrassante contre le Paraguay. On a raté trois tirs au but. »

La photo de Waldemar Anton, mains sur la tête et mine déconfite, illustre le désarroi de l’équipe. Le quotidien attribue la note de 6/10 au sélectionneur Julian Nagelsmann, évoquant une « prestation désastreuse » et un « non-match absolu durant de longues phases ». Les journalistes soulignent la lenteur et l’ennui qui ont caractérisé le jeu allemand, qualifiant la Mannschaft de « lente, ennuyeuse, léthargique ».

Le Süddeutsche Zeitung, grand quotidien munichois, renchérit en titrant sur « la nouvelle humiliation ». « Le match a donné l’impression que quelqu’un avait appuyé sur le bouton ralenti », écrit le journal, qui rappelle que l’Allemagne n’a « livré la moindre prestation convaincante » depuis son entrée en compétition. « Après son 7-1 contre Curaçao, elle rentre maintenant à la maison avec un billet de retour on ne peut plus mérité », ajoute-t-il. Autant dire que l’heure est aux comptes d’apothicaire.

Les critiques ne se limitent pas aux performances sur le terrain. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung s’interroge sur l’avenir de Julian Nagelsmann, dont le mandat pourrait toucher à sa fin. « Le temps de Nagelsmann comme sélectionneur s’achève-t-il maintenant là où il avait commencé ? », s’interroge le journal, rappelant que l’ancien entraîneur du Bayern avait pris les commandes d’une équipe en pleine crise en septembre 2023, à quelques mois de l’Euro-2024 organisé en Allemagne. Ses débuts sur le banc de la Mannschaft, aux États-Unis en octobre 2023, n’avaient alors pas convaincu. Le quotidien évoque une « fin cauchemardesque » pour une équipe « qui n’est jamais vraiment entrée dans ce tournoi ».

Le bi-hebdomadaire spécialisé Kicker dresse un constat sévère : « La défaite allemande contre le Paraguay est un constat d’échec pour le football allemand et pour Nagelsmann. » Le magazine, qui suit de près le football national, rappelle que le sélectionneur, sous contrat jusqu’en 2028, « n’a pas réussi à canaliser et à développer les forces de son équipe ». « Pour la troisième fois de suite, la sélection allemande manque les huitièmes de finale d’une Coupe du monde. C’est un constat d’échec et la preuve que l’Allemagne s’éloigne de plus en plus du sommet du football mondial », analyse Kicker.

Le magazine nuance cependant son propos : « Il serait beaucoup trop simpliste de faire porter à Julian Nagelsmann seul la responsabilité de cet échec. Les raisons sont multiples. » Une manière de rappeler que la crise de la Mannschaft dépasse le seul cadre tactique. Le football allemand, autrefois synonyme de rigueur et d’efficacité, semble aujourd’hui en proie à des difficultés structurelles. Entre gestion des egos, manque de renouvellement et pression médiatique, la Mannschaft peine à retrouver son lustre d’antan.

Cette élimination s’inscrit dans une série noire pour l’Allemagne en Coupe du monde. Quadruple championne du monde (1954, 1974, 1990, 2014), la Mannschaft a enchaîné les contre-performances : éliminée au stade des groupes en 2018 et 2022, puis en 16es de finale en 2024. La dernière fois que l’équipe a atteint les demi-finales remonte à l’Euro-2016, perdue face à la France. Autant dire que le football allemand traverse une période de doute.

Sur le terrain, le Paraguay a offert une résistance inattendue. Les Guaranis, souvent considérés comme outsiders, ont su profiter des faiblesses allemandes. Kai Havertz et Jamal Musiala, deux des joueurs les plus en vue de la Mannschaft, n’ont pu empêcher l’élimination. Leur désarroi, visible lors de la séance de tirs au but, a été largement commenté par les médias. « Gill, héros national », titre même Le Figaro en référence au gardien paraguayen, dont les arrêts ont été décisifs.

Et maintenant ?

La question de l’avenir de Julian Nagelsmann se pose avec acuité. Son contrat court jusqu’en 2028, mais son autorité semble ébranlée. La fédération allemande (DFB) devra trancher rapidement : maintient-elle sa confiance en lui pour reconstruire une équipe en vue de l’Euro-2028, organisé à domicile, ou opte-t-elle pour un changement radical ? Une décision est attendue d’ici la fin de l’été, alors que les regards se tournent déjà vers les prochains matchs amicaux.

Pour l’Allemagne, l’enjeu est double : retrouver une identité de jeu et des résultats à la hauteur de son histoire. Le football allemand, qui a forgé sa légende sur la rigueur et l’efficacité, doit désormais faire face à une réalité moins glorieuse. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si ce revers n’est qu’un accident de parcours… ou le signe d’un déclin plus profond.

Cette élimination soulève également des questions sur la gestion des talents en Allemagne. Avec des joueurs comme Havertz ou Musiala, l’équipe dispose encore de cadres expérimentés. Mais la relève semble fragile, et la pression des attentes a souvent pesé sur les jeunes talents. Le football allemand devra-t-il revoir sa politique de formation pour espérer retrouver son niveau d’antan ?

Enfin, cette contre-performance interroge sur le modèle du football allemand, autrefois fondé sur la discipline collective et la polyvalence. Les tactiques contemporaines, souvent plus individualistes, semblent avoir pris le pas. Le temps dira si cette défaite marquera un tournant… ou le prolongement d’une crise sans fin.

Les médias allemands n’hésitent pas à qualifier cette élimination de « nouvelle humiliation » en raison de la performance catastrophique de l’équipe, jugée « lente, ennuyeuse et léthargique ». Selon Le Figaro, cette contre-performance s’inscrit dans une série de trois fiascos consécutifs en Coupe du monde, un fait inédit dans l’histoire du football allemand. La presse considère que cette élimination, survenue après un 7-1 contre Curaçao en phase de groupes, est la preuve d’un déclin structurel du football national.