Les Diables Rouges enchaînent les contre-performances à la Coupe du monde 2026. Après un match nul contre l’Égypte (1-1) lors de leur premier match du tournoi, la Belgique a de nouveau été tenue en échec par l’Iran (0-0) ce dimanche 22 juin, à Houston (États-Unis). Avec seulement deux points au compteur après deux journées, les Belges jouent leur survie dans le groupe. Leur prochain match décisif aura lieu samedi 28 juin à 5 heures, heure française, contre la Nouvelle-Zélande à Vancouver (Canada). Une défaite ou un nouveau match nul signifierait une élimination prématurée pour une équipe qui déçoit profondément la presse locale, selon RMC Sport.
Ce qu'il faut retenir
- La Belgique n’a marqué que deux points après deux matchs, face à l’Égypte (1-1) et l’Iran (0-0), selon RMC Sport.
- Le sélectionneur Rudi Garcia est particulièrement visé pour ses choix tactiques et la titularisation de Romelu Lukaku, jugé inefficace.
- Kevin De Bruyne (34 ans), souvent critiqué pour son niveau de jeu, est comparé à « un acteur has been » par certains médias belges.
- Les Diables Rouges affrontent la Nouvelle-Zélande samedi 28 juin à Vancouver, un match à ne pas rater pour éviter l’élimination.
- La presse belge titre en « alerte rouge » et parle de « honte » pour qualifier les prestations de l’équipe.
Une entrée en matière catastrophique dans le tournoi
Dès la première journée, les attentes étaient élevées pour la Belgique, l’une des favorites du groupe C. Pourtant, après un match sans éclat contre l’Égypte, les Belges ont confirmé leurs difficultés face à l’Iran. Deux matchs, deux résultats décevants, et une équipe qui peine à trouver sa voie. La presse belge ne mâche pas ses mots. « Alerte rouge », titre La Dernière Heure en une de son édition du 23 juin. Sudinfo, de son côté, estime que « les Diables Rouges sont en grand danger dans cette Coupe du monde ». « Incapables de battre l’Iran, ils n’auront pas le droit à l’erreur face à la Nouvelle-Zélande », peut-on lire dans le journal.
Les critiques se concentrent sur plusieurs aspects. D’abord, l’attaque, jugée inefficace. Romelu Lukaku, malgré sa titularisation malgré un temps de jeu quasi nul en club cette saison avec Naples, n’a toujours pas marqué. « C’est clair qu’il n’est pas prêt à marquer dans ce genre de match », estime Peter Vandenbempt, commentateur pour Sporza. Ensuite, le milieu de terrain, où Kevin De Bruyne, à 34 ans, déçoit. Le site américain Bleacher Report l’a même représenté en « vieillard » aux côtés de Lukaku, soulignant son manque de niveau lors des deux premiers matchs. « KDB voulait briller une dernière fois à la Coupe du monde, mais la triste conclusion, c’est qu’il n’était pas au niveau », ajoute Vandenbempt.
Rudi Garcia sous le feu des critiques
Le sélectionneur français, Rudi Garcia, est en première ligne. Ses choix tactiques sont vivement contestés. « Deux points sur six dans le groupe le plus faible de cette Coupe du monde », déplore le chef du football du journal HLN dans un éditorial acerbe. « Que faisons-nous ici ? Le sélectionneur comprendrait certainement : c’est honteux », lance-t-il. La Libre Belgique va encore plus loin : « On avait espéré que Kevin De Bruyne sorte enfin du lot. Mais il aurait juste mérité de sortir tout court. » Le journal compare même KDB à « un acteur has been qui accepte n’importe quel rôle pour continuer à exister à Hollywood ».
Garcia est également critiqué pour ses changements de joueurs tardifs et peu impactants. Sudinfo évoque « quatre changements dont une surprise. Pari raté. Des changements sans véritable impact, notamment en raison de l’expulsion de Arthur Theate ». Les choix de Garcia, notamment la titularisation de Alexis Saelemaekers, dont la sortie a suscité des réactions négatives, alimentent les tensions au sein du groupe. « La réaction de Saelemaekers à sa sortie… Si Lukaku ou De Bruyne avaient fait la même chose, on aurait pu la comprendre. Mais avec Saelemaekers, c’est différent », confie Toby Alderweireld, ancien international belge, dans La Dernière Heure.
« Deux points sur six contre l’Égypte et l’Iran, c’est aussi inacceptable que douloureux et scandaleux. Les Diables Rouges perdent de plus en plus de crédibilité. Le sélectionneur n’est pas en reste. La panique est un mauvais conseil, Monsieur Garcia. Mais sous pression, un entraîneur fait parfois des choses étranges. Rudi Garcia, lui aussi, est du genre à devenir complètement nerveux 48 heures avant un match. » — HLN, éditorial
Une équipe en crise, mais une ambiance « fantastique » selon certains
Malgré les critiques, certains médias soulignent une « ambiance fantastique » au sein du groupe, comme le rapporte La Dernière Heure. Pourtant, cette contradiction interroge. Comment une équipe en crise peut-elle afficher une telle cohésion ? « Impossible que Garcia ou un coéquipier ait apprécié la réaction de Saelemaekers », analyse Alderweireld. « L’ambiance était fantastique, paraît-il, du jamais vu, mais pour moi, c’était quand même un mauvais présage. »
Les autres secteurs de l’équipe ne sont pas épargnés. Le milieu de terrain est pointé du doigt, avec des appels à titulariser Hans Vanaken pour le dernier match, ou à donner plus de temps de jeu à Matías Fernández-Pardo, milieu lillois. « Quatre changements dont une surprise. Pari raté », résume Sudinfo en référence aux choix de Garcia. La défense, bien que solide, n’a pas suffi à sauver l’équipe face à des adversaires tactiquement organisés.
Les prochains jours diront si les critiques de la presse belge étaient exagérées ou si, au contraire, elles reflètent une réalité plus profonde. Une chose est sûre : la pression est maximale sur les épaules de Rudi Garcia et de ses joueurs. La Coupe du monde 2026 ne pardonne aucune erreur, et la Belgique, jusqu’ici, n’en a fait que trop.
La Belgique affronte la Nouvelle-Zélande samedi 28 juin à 5 heures, heure française, au BC Place Stadium de Vancouver (Canada). Ce match est décisif pour la qualification en huitièmes de finale.
Kevin De Bruyne, à 34 ans, est critiqué pour son manque d’impact lors des deux premiers matchs. Malgré son statut de star, il n’a pas réussi à influencer le jeu face à l’Égypte et l’Iran, ce qui a valu des comparaisons peu flatteuses dans la presse belge.