La Turquie a été éliminée dès la phase de groupes de la Coupe du monde 2026, ce samedi 20 juin, après deux défaites consécutives face à l'Australie (2-0) puis au Paraguay (1-0). Selon RMC Sport, l'équipe, menée par des cadres comme Arda Güler (Real Madrid), Kenan Yıldız (Juventus) et Hakan Çalhanoğlu (Inter Milan), n'a marqué aucun but en deux matchs et affiche un bilan décevant pour une équipe qui espérait un parcours plus ambitieux après vingt-quatre ans d'absence en phase finale d'un Mondial. L'élimination précoce de la sélection turque intervient alors que le tournoi, qui s'achèvera le 19 juillet, compte 48 équipes, avec une qualification pour les seizièmes de finale réservée aux deux premiers de chaque poule ainsi qu'aux huit meilleurs troisièmes.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux défaites en deux matchs : la Turquie s'incline face à l'Australie (2-0) le 14 juin, puis face au Paraguay (1-0) ce samedi 20 juin, sans marquer le moindre but.
  • Élimination dès la phase de groupes : la sélection de Vincenzo Montella ne peut plus se qualifier pour les seizièmes de finale après ces deux revers.
  • Critiques virulentes de la presse turque : plusieurs médias nationaux, dont Fotomac et Fanatik, qualifient ce résultat de « catastrophe » et pointent du doigt le sélectionneur italien.
  • Un groupe de joueurs expérimentés : Arda Güler, Kenan Yıldız et Hakan Çalhanoğlu, tous évoluant en Europe, étaient considérés comme les atouts majeurs de l'équipe.
  • Dernier match sans enjeu : la Turquie affronte les États-Unis dans la nuit de jeudi à vendredi (4h, heure française), avec pour seul objectif d'éviter une plus large humiliation.
  • Montella sous pression : l'ancien attaquant italien est accusé d'avoir adopté une approche tactique défaillante, malgré un parcours prometteur à l'Euro 2024.

Un parcours décevant malgré des ambitions affichées

La Turquie abordait cette Coupe du monde 2026 avec des ambitions élevées. Qualifiée pour la première fois depuis 2002, la sélection de Vincenzo Montella, nommé en 2023 après deux saisons à la tête d'Adana Demirspor, avait réussi l'exploit de se hisser en quarts de finale de l'Euro 2024. L'objectif affiché pour ce Mondial était ambitieux : atteindre au minimum les quarts de finale, voire davantage. Pourtant, les résultats ont rapidement montré une tout autre réalité. Après une défaite initiale face à l'Australie, marquée par un manque criant d'efficacité offensive, la Turquie s'est inclinée une nouvelle fois face au Paraguay, malgré une mi-temps passée en supériorité numérique. « Une vraie catastrophe », titre Fotomac, en soulignant l'émotion des joueurs à la fin du match.

Des critiques cinglantes envers Montella et ses joueurs

La presse turque ne s'est pas contentée de constater l'échec : elle a directement pointé du doigt le sélectionneur italien et certains cadres de l'équipe. Pour Fanatik, le responsable est clairement identifié : Vincenzo Montella. « Quand nous sommes arrivés ici, nos espoirs étaient très élevés, notre objectif ambitieux. Le football est un sport de résultats, et lorsqu'on n'atteint pas ses objectifs, on analyse la situation et on prend une décision. Montella est responsable », a tranché Senol Günes, ex-sélectionneur de la Turquie et consultant pour plusieurs médias. L'ancien coach, qui a dirigé Trabzonspor et Besiktas, a ajouté : « Il ne s'agit pas de régler nos comptes ni de chercher des coupables, mais de trouver la bonne solution grâce à des idées nouvelles. Ces joueurs ont connu le succès, mais leur niveau n'est pas suffisant ».

Sur TRT Spor, l'ancien international Ilker Yağcıoğlu a été encore plus direct : « Montella a creusé sa propre tombe. J'ai beaucoup de choses à dire, mais je me retiens. C'était comme une finale contre le Paraguay. Mais les joueurs ont montré que les critiques du premier match étaient justifiées. C'est inexplicable. Montella s'est tiré une balle dans le pied ». L'ex-attaquant Nihat Kahveci, 69 sélections en équipe nationale, a lui directement visé les cadres de l'équipe : « Ceux qui devaient assumer leurs responsabilités ne l'ont pas fait. Nos joueurs censés marquer n'ont pas été à la hauteur. Nous avons fait un million de passes et tenté 500 000 tirs, mais nous n'avons pas réussi à marquer (...) Nous sommes éliminés le 20 juin d'un tournoi qui se termine le 19 juillet. C'est dur ».

« Je renverrais Montella chez lui par le premier avion. C'est un traumatisme. Un traumatisme grave. Ça m'énerve et ça me dégoûte. Vous avez gâché le plaisir de 85 millions de personnes. »
Ahmet Çakar, ex-arbitre et commentateur turc, sur son rôle dans l'échec de l'équipe.

Un dernier match pour sauver l'honneur

Avant de quitter le Mondial, la Turquie aura l'occasion de limiter les dégâts lors de son dernier match face aux États-Unis, prévu dans la nuit de jeudi à vendredi (4h, heure française). Si la victoire est désormais impossible, l'objectif reste d'éviter une troisième défaite et, surtout, de ne pas encaisser de buts supplémentaires. Pour la sélection turque, déjà minée par les critiques et les tensions internes, ce match s'apparente à une formalité avant le retour au pays. Mais pour les supporters, le goût de l'échec est déjà bien amer : « Les changements de Montella ont également été une déception », a résumé Nihat Kahveci. « Je suis à la fois triste et en colère ».

Et maintenant ?

La question se pose désormais de l'avenir de Vincenzo Montella à la tête de la sélection turque. Alors que les critiques pleuvent et que les résultats ne sont pas au rendez-vous, une réflexion sur une éventuelle séparation à l'amiable pourrait s'engager. Pour les joueurs, la pression sera encore plus forte lors des prochaines échéances internationales, avec l'objectif de reconstruire une équipe crédible. Enfin, pour les supporters, ce fiasco rappelle cruellement que le football reste un sport de résultats, où les ambitions doivent être accompagnées d'une exécution rigoureuse.

Reste à savoir si la Fédération turque de football (TFF) prendra des mesures rapides pour redresser la barre. En attendant, le Mondial 2026 se poursuit sans la Turquie, qui quitte la compétition après seulement deux matchs joués. Un bilan qui, pour beaucoup, est loin d'être à la hauteur des attentes.

Malgré des cadres évoluant dans des clubs européens de premier plan comme le Real Madrid, la Juventus ou l'Inter Milan, la Turquie a été incapable de concrétiser ses occasions et a enchaîné les contre-performances. La presse turque a pointé du doigt un manque d'efficacité collective, une approche tactique jugée défaillante et un manque de réalisme face aux défenses adverses.