Alors que la Coupe du monde 2026 bat son plein, une autre compétition fait rage dans les rues brésiliennes : la chasse aux vignettes Panini. Des milliers de passionnés se réunissent chaque jour pour compléter leurs albums et échanger leurs doublons, transformant cette pratique en un véritable phénomène social et économique. Selon France 24, cette frénésie autour des cartes à collectionner illustre l’engouement durable des supporters pour les compétitions internationales.
Ce qu'il faut retenir
- Le marché des cartes Panini est en pleine expansion lors du Mondial 2026 au Brésil, avec des milliers de collectionneurs impliqués.
- Les échanges de doublons se multiplient dans les rues, créant un écosystème parallèle à la compétition sportive.
- Les albums Panini, édités par le groupe italien Panini, couvrent l’intégralité des équipes et joueurs qualifiés.
- Cette tradition, remontant aux années 1970, s’est transformée en un business lucratif pour les éditeurs et les revendeurs.
Un phénomène social et économique
Au-delà du simple loisir, la collecte des vignettes Panini est devenue un véritable phénomène de société au Brésil. Les rues des grandes villes comme Rio de Janeiro ou São Paulo regorgent de groupes de passionnés échangent leurs doublons. « C’est une tradition qui rassemble les générations », explique un vendeur de cartes à Rio, cité par France 24. Les enfants, les adolescents et même les adultes y participent, transformant cette activité en un moment de partage familial.
D’un point de vue économique, le marché des cartes Panini génère des millions de dollars chaque année. Le groupe Panini, spécialisé dans l’édition de ces vignettes depuis des décennies, profite pleinement de l’engouement généré par les grandes compétitions. Les albums officiels, vendus à prix modéré, sont complétés par des cartes rares ou limitées, qui atteignent des sommes importantes sur les plateformes de revente en ligne.
Des albums Panini qui couvrent l’intégralité du tournoi
Les albums Panini pour la Coupe du monde 2026 incluent les 48 équipes qualifiées, ainsi que les joueurs sélectionnés pour chaque sélection. Comme à chaque édition, la firme italienne a misé sur une couverture médiatique importante, avec des images des joueurs en action, des maillots des équipes et même des clichés des stades hôtes. « Nous adaptons nos produits aux attentes des collectionneurs », a indiqué un porte-parole de Panini, précisant que cette édition inclut des innovations numériques, comme des codes QR pour accéder à des contenus exclusifs.
Les prix des albums varient selon les pays, mais restent accessibles pour la plupart des familles. Au Brésil, où le football est une religion, les ventes ont déjà dépassé les 500 000 exemplaires en un mois, selon des chiffres partiels rapportés par France 24. Les cartes individuelles, quant à elles, peuvent se monnayer jusqu’à plusieurs centaines de dollars pour les plus rares, comme celles des joueurs considérés comme des stars du Mondial.
Un héritage qui traverse les générations
La tradition des cartes Panini remonte aux années 1970, lorsque l’entreprise italienne a lancé ses premiers albums pour l’Euro 1972. Depuis, la pratique s’est imposée comme un rituel incontournable des grandes compétitions internationales. Au fil des décennies, les méthodes de collecte ont évolué – passant des échanges dans les cours d’école aux plateformes en ligne dédiées – mais l’engouement, lui, n’a jamais faibli. « Pour beaucoup de Brésiliens, compléter un album Panini, c’est une façon de s’approprier la Coupe du monde », souligne un sociologue interrogé par France 24.
Cette année, la digitalisation a aussi pris une place centrale. Des applications mobiles permettent désormais de collectionner les cartes virtuellement, tout en ayant la possibilité de les échanger physiquement. Un compromis qui séduit autant les jeunes que les moins jeunes, avides de modernité sans renoncer aux traditions.
Reste à voir si cette frénésie se maintiendra après la compétition. Historiquement, l’engouement retombe progressivement, mais certains collectionneurs continuent de compléter leurs albums pendant des mois, voire des années, espérant obtenir les cartes manquantes. Une chose est sûre : pour l’heure, le business des cartes Panini est plus florissant que jamais.
Les albums et les cartes Panini sont disponibles en kiosques, en magasins de presse, chez les revendeurs agréés Panini, ainsi que sur les plateformes en ligne comme eBay ou Amazon. Au Brésil, les principaux points de vente sont les librairies et les boutiques spécialisées dans les produits dérivés du football.