Un mois après l’élimination du Paraguay en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, les joueurs sud-américains maintiennent leur analyse sur le match perdu face à la France. Selon RMC Sport, le défenseur paraguayen José Canale, entré en jeu à la 58e minute, a vivement critiqué la tendance des équipes européennes, dont celle de Didier Deschamps, à éviter les duels physiques.
Dans un entretien accordé à ESPN et rapporté par RMC Sport, Canale a estimé que les Français, comme les Allemands — éliminés eux aussi en phase finale par le Paraguay — « n’aimaient pas les contacts ». Pour le joueur de Lanús, désormais âgé de 30 ans, cette approche du football contraste avec la rudesse du jeu sud-américain, où « tout le monde peut battre tout le monde ». Une analyse qui s’inscrit dans un contexte de victoire serrée des Bleus (1-0) grâce à un penalty de Kylian Mbappé à la 70e minute, après un match marqué par la rigueur défensive et les provocations paraguayennes.
Ce qu'il faut retenir
- Match tendu : La France s’est imposée 1-0 face au Paraguay en huitièmes de finale, grâce à un penalty de Kylian Mbappé à la 70e minute, après un match dominé par les fautes et les provocations paraguayennes.
- Critique de Canale : Le défenseur paraguayen José Canale, entré en jeu à la 58e minute, a déclaré que les Français, comme les Allemands avant eux, « n’aimaient pas les contacts » et se laissaient facilement déstabiliser.
- Vision du football : Canale a souligné que le football sud-américain, plus physique, permettait à « tout le monde de battre tout le monde », contrairement à l’approche européenne.
- Contexte du match : Le Paraguay, considéré comme un adversaire coriace, a multiplié les fautes et les provocations, espérant pousser les Bleus à la faute.
- But décisif : Le penalty de Mbappé a scellé la victoire française, malgré une prestation en demi-teinte des tenants du titre.
Un match sous haute tension à Philadelphie
Le 4 juillet 2026, l’équipe de France affrontait le Paraguay au Lincoln Financial Field de Philadelphie pour une place en quarts de finale. Les Bleus, après avoir séduit en phase de poules et lors du match contre la Suède (3-0 en 16e de finale), ont peiné à imposer leur jeu face à une équipe paraguayenne résolument défensive et provocatrice. Sans grande ambition offensive, les Guaranís ont misé sur les fautes et les contacts pour perturber le jeu français, espérant pousser un joueur comme Mbappé à commettre une erreur.
Les observateurs ont noté que la France, malgré sa domination, a dû attendre la 70e minute pour trouver la faille, grâce à un penalty obtenu après une main involontaire d’un joueur paraguayen. Une victoire au forceps qui a confirmé la difficulté des Bleus à s’imposer face à des défenses organisées et agressives.
Les déclarations de Canale : une vision tranchée du football
José Canale, défenseur de Lanús et international paraguayen, a livré une analyse sans concession sur le style des équipes européennes. Dans ses propos rapportés par RMC Sport, il a déclaré : « Les Allemands n’aimaient pas les contacts, les Français non plus. Il suffisait de les pousser un peu pour les faire sortir de leur match. » Pour lui, cette réticence au duel physique explique en partie les difficultés rencontrées par les Bleus et les Allemands face à des équipes sud-américaines plus combatives.
Canale a également souligné que le football sud-américain, plus rugueux, permettait une plus grande égalité entre les nations. Une affirmation qui contraste avec la domination historique des sélections européennes en Coupe du monde. Pour le Paraguay, cette philosophie de jeu s’est traduite par une élimination en 16e de finale face à l’Allemagne (2-1), avant de s’incliner face à la France en huitièmes.
« Les Allemands n’aimaient pas les contacts, les Français non plus. Il suffisait de les pousser un peu pour les faire sortir de leur match. »
— José Canale, défenseur paraguayen, à ESPN (rapporté par RMC Sport)
Le football sud-américain face au modèle européen
Les propos de Canale alimentent un débat récurrent sur les différences de style entre le football européen et sud-américain. Si les équipes d’Amérique du Sud sont souvent perçues comme plus physiques et moins enclines à la possession, les formations européennes misent davantage sur la technique et la stratégie collective. Cette opposition s’est illustrée lors de cette Coupe du monde 2026, où plusieurs équipes européennes ont peiné face à des adversaires sud-américains agressifs.
Le Paraguay, malgré son manque d’ambition offensive, a su exploiter cette faille en perturbant le jeu des Bleus. Une approche qui a rappelé celle d’autres sélections sud-américaines en phase finale, comme l’Argentine ou le Brésil, connues pour leur résistance physique et leur capacité à contrer les équipes techniques.
Côté paraguayen, cette Coupe du monde restera comme une édition réussie, avec une élimination en huitièmes de finale qui valide la solidité de leur génération. Leur capacité à perturber les favoris, comme ils l’ont fait face à l’Allemagne, confirme leur statut de nation capable de rivaliser avec les meilleures.
Selon les analystes, le Paraguay, moins talentueux sur le papier que des équipes comme la France ou l’Allemagne, a opté pour une approche pragmatique. En limitant les espaces et en multipliant les fautes, ils ont cherché à neutraliser les individualités françaises, comme Mbappé, et à créer des occasions de contre. Cette stratégie, bien que critiquable sur le plan du jeu, s’est révélée efficace face à des équipes plus techniques.