Plus de 150 personnes se sont rassemblées mardi matin devant l’hôtel de l’équipe d’Iran à Tijuana, au Mexique, pour saluer le départ de la Team Melli sous les acclamations. Selon Le Figaro, les supporters mexicains ont scandé des slogans de solidarité, tandis que les joueurs quittaient le pays après leur élimination en phase de groupes du Mondial 2026.

Ce qu'il faut retenir

  • 150 supporters mexicains se sont rassemblés devant l’hôtel de l’équipe iranienne à Tijuana pour réclamer des autographes avant le départ des joueurs.
  • L’équipe d’Iran a été éliminée en phase de groupes, malgré trois matchs nuls contre la Nouvelle-Zélande (2-2), la Belgique (0-0) et l’Égypte (1-1).
  • Les Iraniens ont quitté le Mexique sous une pluie d’acclamations, après avoir été contraints de s’exiler à Tijuana en raison des tensions géopolitiques liées à la guerre au Moyen-Orient.
  • L’entraîneur Amir Ghalenoei a remercié le peuple mexicain, déclarant : « Notre cœur et notre âme restent ici ».
  • L’équipe a dénoncé des restrictions logistiques imposées par les États-Unis, notamment des difficultés à obtenir des visas pour une partie de son encadrement.

Une équipe sous les acclamations malgré une élimination cruelle

Alors que l’équipe d’Iran s’apprêtait à quitter Tijuana, une foule de supporters mexicains s’est massée devant son hôtel pour rendre hommage aux joueurs. Selon des journalistes de l’AFP présents sur place et rapporté par Le Figaro, la foule scandait des slogans comme « Iran, mon frère, tu es désormais mexicain ! », en signe de soutien indéfectible. Les joueurs, encadrés par leur entraîneur Amir Ghalenoei, ont pris le temps de signer des albums Panini, des drapeaux et des ballons avant de monter dans leur avion en fin de matinée.

L’élimination de l’Iran en phase de groupes reste une déception pour une équipe qui espérait réaliser l’exploit de se qualifier pour les huitièmes de finale. Invaincue dans son groupe (deux matchs nuls et une défaite technique), la Team Melli a finalement été éliminée au profit de l’Autriche, après que cette dernière a arraché le nul face à l’Algérie (2-2), privant l’Iran d’une première qualification en phase à élimination directe.

Un Mondial marqué par les tensions géopolitiques

Le parcours de l’équipe d’Iran au Mexique a été marqué par des difficultés extra-sportives sans précédent. En raison de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par les États-Unis en février 2026, les autorités américaines ont imposé des restrictions drastiques à la délégation iranienne. Initialement prévue pour s’installer en Arizona, l’équipe a dû s’exiler à Tijuana, ville mexicaine frontalière, à la dernière minute. Ces contraintes logistiques ont profondément affecté la préparation des joueurs, qui ont dénoncé un manque d’équité.

Les tensions se sont encore aggravées lorsque les États-Unis ont refusé d’accorder des visas à une douzaine de membres de l’encadrement, dont Mehdi Taj, président de la Fédération iranienne et ancien membre des Gardiens de la Révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington. Après deux matchs joués à Los Angeles avec seulement 48 heures d’avance sur place, l’équipe a finalement pu débarquer au Mexique deux jours avant son dernier match à Seattle. Malgré ces obstacles, les Iraniens ont maintenu une attitude exemplaire, comme en témoignent les ovations reçues à Tijuana.

« Nous allons quitter Tijuana aujourd’hui, mais notre cœur et notre âme restent ici. Le peuple et le pays du Mexique font partie de nous. »
Amir Ghalenoei, entraîneur de l’équipe d’Iran, via un interprète hispanophone

Des déclarations empreintes de fierté malgré les déboires

Malgré l’amertume de l’élimination, l’équipe d’Iran a quitté le Mexique avec une certaine dignité. Dans un communiqué diffusé après son dernier match, la sélection a dénoncé « une série de décisions, de conditions logistiques et de circonstances qui ont sapé le sentiment d’équité ». Une frustration partagée par l’entraîneur Amir Ghalenoei, qui a tout de même tenu à saluer le « beau jeu » produit par ses joueurs tout au long du tournoi.

Interrogé sur le bilan de cette Coupe du monde, Ghalenoei a déclaré : « Nous n’avons pas réussi à sortir de notre groupe, mais grâce à Dieu, nous repartons avec fierté et avec honneur. » Ces mots résument l’état d’esprit d’une équipe qui, malgré les obstacles, a su gagner le respect du public mexicain par son professionnalisme et sa résilience.

Et maintenant ?

L’équipe d’Iran devra désormais se concentrer sur sa préparation pour les prochaines échéances internationales, notamment les qualifications pour la Coupe d’Asie 2027. Du côté des fédérations, une réflexion pourrait s’engager sur les conditions d’accueil des sélections dans un contexte géopolitique aussi tendu. Enfin, la FIFA pourrait être amenée à revoir ses protocoles d’organisation des grands événements sportifs en cas de conflit armé, afin d’éviter que d’autres équipes ne subissent des restrictions similaires.

Cette Coupe du monde 2026 restera donc dans les mémoires comme un Mondial marqué par l’excellence sportive, mais aussi par les défis extra-sportifs qui ont pesé sur le parcours de plusieurs sélections. Pour l’Iran, l’heure est désormais au retour à Téhéran, où les joueurs seront accueillis en héros malgré l’échec sportif.

En raison de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par les États-Unis en février 2026, les autorités américaines ont refusé d’accorder des visas à une partie de l’encadrement iranien, notamment à Mehdi Taj, président de la Fédération iranienne. L’équipe a donc dû s’installer à Tijuana, ville mexicaine frontalière, pour préparer ses matchs.