L’élimination prématurée de la Corée du Sud dès le premier tour de la Coupe du monde 2026 a provoqué un tollé national à leur retour au pays. Selon RMC Sport, les joueurs et le staff technique, dont le sélectionneur Hong Myung-bo, ont été accueillis dans une ambiance hostile à l’aéroport d’Incheon, en pleine nuit, alors qu’ils atterrissaient à 4 heures du matin ce mardi.
Ce qu'il faut retenir
- La Corée du Sud, éliminée dès le premier tour avec un seul match gagné (2-1 face à la Tchéquie), a été accueillie dans une ambiance hostile à l’aéroport d’Incheon.
- Le sélectionneur Hong Myung-bo, qui vient de démissionner, a été particulièrement visé par les supporters, avec des slogans comme « Dégage Hong Myung-bo ! » ou « Va te faire foutre ».
- Le président sud-coréen Lee Jae Myung a demandé une enquête sur la gestion de l’équipe et la Fédération, évoquant un gaspillage des fonds publics.
- Les supporters ont également critiqué la Fédération, réclamant sa dissolution via des pancartes et des messages.
- Hong Myung-bo, légende nationale avec 136 sélections et Ballon de bronze du Mondial 2002, est au cœur des reproches politiques.
Dès leur descente d’avion, les joueurs et le staff technique ont été confrontés à un accueil glacial. Les supporters, réunis en pleine nuit à l’aéroport d’Incheon, à une cinquantaine de kilomètres de Séoul, ont réservé un traitement particulier au sélectionneur Hong Myung-bo, qui venait d’annoncer sa démission. « Dégage Hong Myung-bo ! », a hurlé un homme dans un mégaphone, tandis que d’autres scandaient « Hong Myung-bo, va te faire foutre ». La tension était palpable, d’autant que les joueurs sud-coréens n’ont remporté qu’un seul match lors de ce Mondial, face à la Tchéquie (2-1).
Les protestataires ont aussi brandi une pancarte représentant Hong Myung-bo avec un nez façon Pinocchio, symbole de mensonge et d’échec. La Fédération sud-coréenne de football n’a pas été épargnée, avec des messages exigeant sa dissolution. L’ambiance, déjà tendue en raison de l’élimination précoce, s’est transformée en une véritable crise nationale, poussant les autorités politiques à réagir.
Quelques heures après le retour des joueurs, le président sud-coréen Lee Jae Myung a pris la parole pour exiger une enquête approfondie. Selon RMC Sport, il a exprimé son « total désarroi » face à cette contre-performance, tout en pointant du doigt la gestion de l’équipe. « Étant donné que des fonds importants provenant des contribuables nationaux et des ressources de soutien de l’État sont investis même dans la participation à la Coupe du monde, je demande au ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme d’enquêter minutieusement sur les circonstances précises de cet incident, d’en analyser les causes et d’élaborer des mesures complètes pour prévenir toute récidive », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a également mis en cause la compétence des dirigeants de la Fédération, affirmant que « la compétence n’avait pas été une priorité » lors du choix des responsables. « Nous allons rapidement mettre en œuvre des réformes de l’administration sportive afin de garantir qu’une telle chose ne se reproduise plus jamais », a-t-il ajouté. Cette intervention présidentielle donne une dimension politique à une crise initialement sportive, alors que Hong Myung-bo, figure emblématique du football sud-coréen, est désormais au cœur d’une polémique nationale.
Un échec sportif aux répercussions politiques
Hong Myung-bo, ancien international aux 136 sélections et Ballon de bronze du Mondial 2002, laisse derrière lui une carrière marquée par les succès. Pourtant, son retour en Corée du Sud après l’élimination de son équipe s’est transformé en cauchemar. Les supporters, souvent passionnés mais aussi exigeants, lui reprochent d’avoir mené les Guerriers Taeguk vers un échec prématuré. Son départ du poste de sélectionneur, annoncé dans la foulée de la compétition, n’a pas suffi à calmer les esprits.
La réaction des supporters ne se limite pas à des slogans ou des pancartes. Selon RMC Sport, plusieurs internautes ont partagé des messages incendiaires sur les réseaux sociaux, appelant à la dissolution de la Fédération. D’autres ont ciblé directement le président de la Fédération, accusé d’incompétence dans la gestion de l’équipe. Cette crise survient alors que le football sud-coréen traverse une période de transition, après des années de résultats mitigés en compétition internationale.
Les réformes annoncées pour éviter une nouvelle déconvenue
Face à l’ampleur de la crise, le gouvernement sud-coréen a décidé de prendre les choses en main. Le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme a été chargé de mener une enquête approfondie sur les causes de l’échec. L’objectif ? Identifier les dysfonctionnements dans la préparation et la gestion de l’équipe, et proposer des mesures correctives. « Nous allons analyser les circonstances précises de cet incident et élaborer des mesures pour améliorer la situation », a précisé le président Lee Jae Myung.
Parmi les pistes envisagées figurent une réforme de l’administration sportive, avec un accent mis sur la transparence et la compétence des dirigeants. Le gouvernement pourrait également revoir les critères de sélection des sélectionneurs et des staffs techniques, afin d’éviter que des profils jugés incompétents ne soient à nouveau nommés. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de redonner confiance aux supporters et aux investisseurs, alors que le football sud-coréen cherche à retrouver son prestige d’antan.
L’élimination de la Corée du Sud à la Coupe du monde 2026 a donc dépassé le cadre sportif pour devenir un enjeu politique et social. Alors que les autorités tentent de tourner la page, les supporters, eux, n’ont pas fini de faire entendre leur mécontentement. Une chose est sûre : le football sud-coréen entre dans une nouvelle ère, marquée par l’exigence et la volonté de transparence.
La Corée du Sud a été critiquée en raison de son élimination dès le premier tour malgré les investissements publics importants dans l’équipe. Les supporters reprochent à la Fédération et au sélectionneur Hong Myung-bo une gestion défaillante, d’autant que l’équipe n’a remporté qu’un seul match lors de ce Mondial.
Le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme a été chargé de mener une enquête approfondie. Une commission d’enquête pourrait être mise en place d’ici la fin juillet 2026, avec pour objectif de proposer des réformes structurelles pour éviter une nouvelle déconvenue.