Les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 entrent dans leur dernière ligne droite ce jeudi 8 juillet, selon Le Figaro. Trois rencontres décisives attendent les nations qualifiées, avec en point d’orgue le choc entre le Portugal de Cristiano Ronaldo et la Croatie de Luka Modrić à Toronto. L’Espagne, favorite au départ de la compétition, doit elle aussi se montrer convaincante face à l’Autriche, tandis que la Suisse affronte l’Algérie dans un match piège à Vancouver.

Ce qu'il faut retenir

  • Trois matchs décisifs à suivre ce 8 juillet : Espagne-Autriche à 21h (Los Angeles), Portugal-Croatie à 1h (Toronto), Suisse-Algérie à 5h (Vancouver).
  • L’Espagne, perçue comme la favorite, peine encore à trouver son rythme en éliminatoires.
  • Le Portugal, mené par Cristiano Ronaldo, doit confirmer face à une Croatie toujours redoutable.
  • La Suisse, qui a dominé son groupe, affronte une Algérie en quête de sa première victoire en Coupe du monde à élimination directe.
  • João Neves (PSG) et Riyad Mahrez (Algérie) sont les joueurs à suivre lors de ces rencontres.

Un calendrier chargé pour les favoris en difficulté

Les deux grands favoris de cette édition, l’Espagne et le Portugal, doivent se montrer à la hauteur de leur statut dès ce jeudi. La Roja, qui avait impressionné lors du premier tour face à l’Arabie saoudite (4-0), peine encore à enchaîner les performances abouties. Son dernier match, un nul 1-1 contre l’Afrique du Sud, n’a pas suffi à rassurer. Face à elle, l’Autriche, surprise du groupe F, reste sur un match nul rocambolesque contre l’Algérie (3-3), synonyme de qualification in extremis. Autant dire que l’Espagne ne peut se permettre aucune approximation.

De son côté, le Portugal, malgré la présence de Cristiano Ronaldo, peine à trouver son jeu offensif. Les Lusitaniens ont terminé deuxièmes de leur groupe derrière la France, sans convaincre. Leur prochain adversaire, la Croatie, finaliste de la dernière Coupe du monde, n’est pas une proie facile. Luka Modrić, toujours aussi inspiré, pourrait bien rappeler à Ronaldo qu’il reste des étapes à franchir avant de prétendre soulever un nouveau trophée.

La Suisse et l’Algérie, deux outsiders en quête de légende

Côté outsiders, la Suisse, qui a dominé le groupe B devant le Canada et la Bosnie-Herzégovine, doit se méfier de l’Algérie. Les Fennecs, absents des deux dernières Coupes du monde, veulent marquer l’histoire. Leur dernier match de poule, une victoire 2-1 contre le Chili, a relancé les espoirs algériens. Riyad Mahrez, auteur de deux buts contre l’Autriche, confirme son statut de leader et pourrait bien devenir le premier joueur algérien à marquer en Coupe du monde à élimination directe. Une performance qui s’ajouterait à ses neuf buts en Coupe d’Afrique des nations, remportée en 2019.

La Suisse, emmenée par des joueurs comme Granit Xhaka et Manuel Akanji, a les armes pour inquiéter. Mais l’Algérie, portée par son public et son esprit de revanche, pourrait bien créer la surprise. Une victoire des Fennecs serait historique et marquerait un tournant pour le football africain.

João Neves, Vitinha : le duo portugais qui fascine

Alors que le Portugal cherche à se rassurer, une pépite attire tous les regards : João Neves. Le milieu de terrain du PSG, âgé de seulement 18 ans, s’est imposé comme l’un des talents les plus prometteurs au monde. Ses performances en équipe nationale, où il a déjà marqué et été élu homme du match face à la RD Congo, en font une pièce maîtresse du dispositif portugais. Roberto Martínez, le sélectionneur, a d’ailleurs souligné son importance : « Mieux vaut prendre soin de ‘joyau Neves’, comme le surnomment les supporters parisiens, en vue des échéances capitales. »

Aux côtés de Neves, Vitinha, troisième du Ballon d’Or 2025, apporte son expérience et sa créativité. Le duo forme une association redoutable, comme en témoigne leur complicité sur le terrain. « On veut toujours jouer avec le ballon, on est toujours à jouer en deux touches ou on va à la salle pour jouer au ballon », a déclaré Vitinha. « On a une personnalité assez semblable et on adore être ensemble. Il va marquer une époque dans le foot portugais. » Une déclaration qui résume l’état d’esprit d’une équipe en quête de cohésion et de résultats.

« Pour moi, personne n’est au-dessus de personne. La France joue à un très haut niveau, mais je ne pense pas qu’elle soit au-dessus de qui que ce soit. »
— Lamine Yamal, attaquant espagnol, 18 ans

Lamine Yamal, l’étoile montante qui bouscule les certitudes

Côté espagnol, Lamine Yamal, 18 ans et futur international, ne manque pas de confiance. Face aux questions sur la supériorité de la France, finaliste de la dernière Coupe du monde, il a répondu sans détour : « Non. Ils ne nous ont pas battus depuis l’Euro (victoire espagnole en demi-finale, 2-1). Ils ne peuvent pas être meilleurs que nous. » Une déclaration qui en dit long sur l’ambition de la Roja, déterminée à prouver qu’elle est bien la favorite de cette édition.

Yamal, déjà auteur de buts décisifs en sélection, incarne l’avenir du football espagnol. Son association avec des joueurs comme Rodri ou Pedri pourrait faire de l’Espagne une machine redoutable. Mais pour cela, il faudra d’abord passer l’épreuve de l’Autriche, une équipe qui a déjà montré qu’elle pouvait surprendre.

Et maintenant ?

Les résultats de ces trois matchs pourraient bouleverser le tableau des quarts de finale. Une victoire de l’Algérie serait historique, tandis qu’un faux pas de l’Espagne ou du Portugal pourrait remettre en cause leur statut de favoris. Les prochains jours s’annoncent intenses, avec des confrontations qui pourraient réserver bien des surprises. Les équipes devront faire preuve de rigueur et de sang-froid pour espérer continuer l’aventure.

Les seizièmes de finale s’achèveront vendredi soir, avec trois autres rencontres décisives. Les quarts de finale sont désormais à portée de main, mais chaque erreur pourrait être fatale. Les nations qualifiées devront donner le meilleur d’elles-mêmes pour écrire la suite de cette Coupe du monde.

Après ces rencontres, les équipes qui sortiraient victorieuses de leurs duels seraient logiquement les favorites pour les quarts de finale. L’Espagne et le Portugal, malgré leurs difficultés, restent des valeurs sûres, tout comme la Croatie. La Suisse et l’Algérie, si elles passent, pourraient créer la surprise, mais leur parcours dépendra de leur capacité à confirmer.

L’Algérie n’a jamais gagné un match à élimination directe en Coupe du monde et n’a pas participé aux deux dernières éditions. Pourtant, avec des joueurs comme Riyad Mahrez, Hicham Boudaoui ou Baghdad Bounedjah, elle dispose d’un collectif solide et d’un esprit de groupe qui pourrait faire la différence face à des équipes plus expérimentées.