Treize jours avant le premier match de la Coupe du monde 2026, l’équipe de France aborde la compétition avec un « état d’esprit excellent », selon les déclarations de Didier Deschamps, sélectionneur des Bleus, recueillies par Franceinfo - Sport ce mercredi 3 juin. Les Tricolores entameront leur parcours mondial le 16 juin prochain face au Sénégal, dans un tournoi organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Ce qu’il faut retenir
- Les Bleus débuteront la Coupe du monde 2026 le 16 juin contre le Sénégal, à seulement treize jours du coup d’envoi.
- Didier Deschamps souligne un « état d’esprit excellent » au sein du groupe, malgré la pression liée à la quête d’une troisième étoile.
- Le sélectionneur insiste sur l’obligation de « donner » plutôt que de « recevoir », rappelant les « devoirs » liés au maillot bleu.
- Deux matchs amicaux sont programmés avant le Mondial : face à la Côte d’Ivoire le 5 juin et à l’Irlande du Nord le 8 juin.
- Didier Deschamps a confirmé qu’il quittera son poste après le Mondial 2026, tout en laissant planer le doute sur son avenir dans le football.
Un groupe soudé et une ambition mesurée
Pour Didier Deschamps, l’équipe de France représente une « bouffée d’oxygène » pour des joueurs évoluant dans des championnats exigeants, comme Kylian Mbappé, meilleur buteur de la Liga avec le Real Madrid mais privé de titre cette saison. Le sélectionneur martèle que chaque joueur arrivant à Clairefontaine doit être animé par l’envie de « donner », et non de « recevoir ». « Il a des devoirs, de par ce que représente ce maillot », a-t-il souligné lors de son entretien sur France Inter, rappelant que le maillot bleu « est au-dessus de tout ».
Face à l’ampleur de l’enjeu – une troisième étoile mondiale –, Didier Deschamps prône une approche équilibrée entre ambition et humilité. « L’ambition, il faut l’avoir, mais il faut aussi l’humilité nécessaire », a-t-il déclaré, tout en insistant sur les aléas d’une Coupe du monde, où « blessure, pas blessure, forme, méforme » peuvent tout changer.
Des regrets et des choix assumés
Interrogé sur le documentaire Le Bus : les Bleus en grève de Netflix, qui retrace l’épisode de Knysna lors du Mondial 2010 en Afrique du Sud, Didier Deschamps a indiqué ne pas l’avoir visionné. Il a toutefois reconnu que cet événement avait marqué un tournant pour l’équipe de France. « C’est le moment où l’équipe de France a touché le fond, parce que pire que ça, on ne pouvait pas. Il y a eu un avant et un après forcément », a-t-il analysé.
Sur le plan personnel, le sélectionneur a balayé l’idée de tenir un journal intime comme son prédécesseur Raymond Domenech. « Je le garde dans ma tête », a-t-il confié, tout en assurant protéger la vie privée de ses joueurs. « J’ai des discussions avec eux qui sont privées, sur leur vie personnelle, et ils savent que ça ne sortira pas. »
Un mandat qui s’achève et un avenir incertain
Didier Deschamps a confirmé qu’il ne prolongera pas son mandat après la Coupe du monde 2026, même s’il a reconnu que l’idée de quitter ses fonctions allait lui « manquer ». « Pas d’ambitions pour la présidence de la République », a-t-il ajouté avec humour, avant d’écarter toute candidature à ce poste. « Chacun son domaine, non merci, ce n’est pas pour moi ! »
Concernant son avenir dans le football, il a indiqué qu’il prendrait « le temps de décider ». Bien que Zinédine Zidane soit pressenti pour lui succéder, Deschamps a refusé de s’avancer. « Chacun fait ces choses à sa façon, que ça soit Zizou ou n’importe quelle autre personne », a-t-il tempéré, tout en se disant prêt à apporter son soutien si le futur sélectionneur en faisait la demande. Il a également révélé n’avoir jamais sollicité de conseils auprès de Laurent Blanc, qui avait dirigé les Bleus entre 2010 et 2012.
Une préparation sous haute tension
Avant de s’envoler pour le continent nord-américain, les Bleus disputeront deux matchs amicaux. Le premier, prévu jeudi 5 juin à Saint-Denis, les opposera à la Côte d’Ivoire. Le second, face à l’Irlande du Nord, est programmé lundi 8 juin à Nice. Ces rencontres serviront de dernier test avant le choc contre le Sénégal, considéré comme l’un des favoris de leur groupe.
La Coupe du monde 2026 s’annonce sous le signe de l’innovation avec l’introduction de nouvelles règles d’arbitrage, comme la limite de dix secondes pour quitter le terrain ou l’interdiction de se couvrir la bouche en cas de simulation. Ces mesures, destinées à fluidifier le jeu et à limiter les comportements antisportifs, ajoutent une couche supplémentaire de complexité à une compétition déjà sous les projecteurs.
La compétition débutera officiellement le 11 juin, mais c’est bien le 16 que les Bleus feront leurs premiers pas sous les yeux de millions de supporters. Une troisième étoile est à portée de main, mais comme le rappelle Deschamps, « un Mondial se gagne aussi avec de la chance ».