Selon RMC Sport, l’International Football Association Board (Ifab) a publié une circulaire confirmant que l’expulsion de Breel Embolo lors du quart de finale de la Coupe du monde 2026 face à l’Argentine était injustifiée. Le joueur suisse, exclu en deuxième période (72e minute) alors que le score était de 1-1, a reçu un second carton jaune pour simulation. Une décision qui a profondément marqué la rencontre, finalement perdue par la Suisse en prolongation (3-1).

Ce qu'il faut retenir

  • L’Ifab a publié une circulaire précisant que l’expulsion de Breel Embolo était « injustifiée », selon RMC Sport.
  • L’attaquant suisse a été exclu à la 72e minute après un second carton jaune pour simulation, alors que le score était de 1-1.
  • Le VAR a initialement sanctionné Leandro Paredes d’un carton jaune, avant d’inverser sa décision, ce qui a conduit à l’expulsion d’Embolo.
  • Selon l’Ifab, le VAR ne pouvait pas réviser la faute de simulation, car un carton jaune ne peut être réexaminé que pour identifier le joueur fautif.
  • La Suisse a finalement été éliminée en prolongation (3-1) par l’Argentine, qui a remporté le trophée face à l’Espagne en finale.

Un second carton jaune contesté

Le 11 juillet 2026, lors du quart de finale opposant la Suisse à l’Argentine, Breel Embolo a été exclu après avoir reçu un second carton jaune pour simulation. Cinq minutes après l’égalisation helvétique, l’arbitrage vidéo est intervenu pour corriger une sanction initiale infligée à Leandro Paredes, avant d’annuler ce carton. Une décision qui a provoqué l’expulsion du joueur suisse, alors que le score était encore de 1-1. Selon les règles en vigueur, un carton jaune ne peut être révisé que pour identifier le joueur fautif, et non pour modifier ou annuler la faute elle-même. L’Ifab a rappelé ce principe dans sa circulaire publiée ce lundi, confirmant ainsi l’erreur d’arbitrage.

Cette expulsion a eu un impact immédiat sur le cours du match. Privée de son attaquant clé, la Suisse a ensuite concédé le but de la victoire en prolongation, scellant son élimination. « On a joué à dix contre onze pendant plus de vingt minutes, c’était très compliqué », a déclaré plus tard un membre de l’encadrement technique suisse, cité par RMC Sport.

L’Ifab clarifie les règles du VAR

La circulaire de l’Ifab ne revient pas explicitement sur l’erreur d’arbitrage lors du match, mais elle précise les limites du recours à l’assistance vidéo (VAR). Selon le texte, « un carton jaune, qui n’est pas un deuxième carton jaune, ne peut être revisionné que pour identifier le joueur qui a commis la faute ; la faute en elle-même ne peut être revisionnée ou modifiée ». Cette clarification intervient alors que les technologies d’arbitrage suscitent régulièrement des débats dans le monde du football.

L’instance a ainsi rappelé que le VAR ne peut pas servir à réévaluer la nature d’une faute déjà sanctionnée, mais uniquement à vérifier l’identité du joueur responsable. Une nuance technique qui, dans le cas d’Embolo, a conduit à une décision erronée. « C’est une règle de bon sens, mais elle doit être appliquée avec rigueur », a souligné un expert en arbitrage contacté par RMC Sport.

Les réactions en Suisse après l’élimination

L’élimination de la Suisse en quart de finale a provoqué de vives réactions dans le pays, où de nombreux supporters et observateurs ont pointé du doigt l’arbitrage. Plusieurs médias helvétiques ont dénoncé une décision « catastrophique » et un « fait de jeu qui entrera dans la légende » de manière négative pour l’équipe. Quant à l’Argentine, finaliste victorieuse de cette Coupe du monde 2026, elle a été régulièrement accusée de favoritisme par certains observateurs, une allégation fermement rejetée par son sélectionneur, Lionel Scaloni.

« Il n’y a pas de favoritisme », avait déclaré Scaloni lors d’une conférence de presse pendant la compétition. « Tout est exagéré sur les réseaux sociaux. De nos jours, même les plus petites choses prennent des proportions démesurées. Il n’y a pas de ‘coup de pouce’ dans le football. Vu qu’on est en 2026, avec toutes les technologies actuelles, c’est impossible. Au final, les règles sont là. Elles sont claires. » Malgré ces affirmations, les critiques sur l’arbitrage lors de cette édition persistent, notamment en raison de décisions controversées ayant affecté plusieurs équipes.

Et maintenant ?

L’Ifab pourrait réévaluer l’application du VAR dans les compétitions futures, afin d’éviter de nouvelles erreurs similaires. Pour la Suisse, cette affaire relance le débat sur la nécessité d’un arbitrage plus transparent, mais aucune mesure concrète n’a encore été annoncée. Quant à l’Argentine, sacrée championne du monde pour la quatrième fois, elle entame une nouvelle ère sous la direction de Scaloni, qui pourrait être prolongé à la tête de la sélection.

Reste à savoir si cette clarification de l’Ifab aura un impact sur les prochaines éditions de la Coupe du monde, où la technologie jouera un rôle encore plus central. Pour l’heure, les Suisses devront se contenter de cette décision tardive, sans possibilité de revenir sur leur parcours en 2026.

L’Ifab a précisé que le VAR ne pouvait pas réviser la nature de la faute (simulation) pour infliger un second carton jaune à Embolo. Seul l’identité du joueur fautif pouvait être vérifiée, et non la validité du carton.