Alors que la Coupe du monde 2026 approche, la sélection iranienne doit encore résoudre une question logistique majeure : l'obtention des visas pour ses joueurs et son staff. D'après Ouest France, la fédération iranienne a envoyé une demande officielle à la Fifa et attend une réponse « cette semaine », a indiqué ce vendredi 29 mai 2026 son président. Une issue cruciale, alors que l'équipe est contrainte de préparer son camp de base à Tijuana, au Mexique, tout en devant jouer ses trois matchs de groupe aux États-Unis.

Ce qu'il faut retenir

  • L'Iran doit obtenir les visas pour ses joueurs et son staff pour la Coupe du monde 2026 d'ici la fin de cette semaine, selon les déclarations du président de la fédération iranienne.
  • L'équipe a choisi Tijuana (Mexique) comme camp de base, mais disputera ses trois matchs de groupe aux États-Unis.
  • La demande de visas a été envoyée par courriel à la Fifa, qui devrait trancher sous peu.

Une logistique complexe pour la sélection iranienne

Le parcours de l'Iran pour la Coupe du monde 2026 s'annonce particulièrement exigeant sur le plan organisationnel. L'équipe a opté pour un camp de base situé à Tijuana, ville mexicaine frontalière avec les États-Unis. Pourtant, ses trois rencontres de poule auront lieu dans des stades américains, ce qui impose un déplacement transfrontalier avant chaque match. Une situation qui complique la gestion des déplacements et des délais d'arrivée des joueurs.

Selon le président de la fédération iranienne, les résultats des demandes de visas seront connus « cette semaine », un calendrier serré pour éviter tout retard dans les préparatifs. « Nous avons envoyé un courriel à la Fifa », a-t-il précisé, sans donner plus de détails sur les modalités de suivi de la demande. Autant dire que l'incertitude pèse encore sur la participation de l'équipe à l'intégralité de la compétition.

Les enjeux d'une Coupe du monde délocalisée

Cette édition 2026 de la Coupe du monde, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, marque un tournant dans l'organisation géographique du tournoi. Pour la première fois, des matchs se dérouleront sur trois continents différents, avec des contraintes logistiques accrues pour les équipes. L'Iran, comme d'autres sélections, doit ainsi composer avec des déplacements transfrontaliers et des fuseaux horaires différents, un défi supplémentaire dans un calendrier déjà dense.

Côté iranien, la priorité reste l'obtention des visas, un processus qui dépend désormais de la Fifa. La fédération a indiqué avoir pris les devants en contactant directement l'instance dirigeante du football mondial. Une démarche qui reflète l'urgence de la situation, alors que les délais pour les préparatifs se réduisent.

« Nous avons envoyé un courriel à la Fifa. Les résultats des demandes de visas seront connus cette semaine. »
Président de la fédération iranienne de football

Et maintenant ?

Si les visas sont accordés d'ici la fin de la semaine, l'Iran pourra finaliser ses préparatifs et confirmer sa participation aux trois matchs de groupe. En cas de refus ou de retard, la Fifa pourrait être amenée à intervenir directement pour faciliter les déplacements des joueurs. La prochaine échéance sera donc la publication des résultats par la Fifa, attendue pour les prochains jours.

La situation reste à suivre de près, d'autant que d'autres sélections pourraient rencontrer des difficultés similaires dans les semaines à venir. Pour l'heure, l'Iran mise sur une résolution rapide de sa demande, afin d'éviter tout contretemps dans la préparation de son équipe pour ce Mondial 2026.

Tijuana, située à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, offre une proximité géographique avec les stades américains où se dérouleront les matchs de l'Iran. Ce choix permet de limiter les temps de trajet et les coûts de déplacement pour l'équipe.