Une étude récente publiée fin mai sur la plateforme Social Science Research Network met en lumière un lien entre les préférences footballistiques et les orientations politiques des supporters à l’approche de la Coupe du monde 2026. Selon Libération, les personnes se déclarant de gauche auraient tendance à privilégier le joueur argentin Lionel Messi, tandis que les profils plus conservateurs exprimeraient une admiration marquée pour le Portugais Cristiano Ronaldo.
Ce qu'il faut retenir
- Une étude publiée fin mai 2026 sur Social Science Research Network révèle un lien entre préférences footballistiques et orientations politiques.
- Les supporters de gauche pencheraient davantage pour Lionel Messi, tandis que les profils conservateurs admireraient Cristiano Ronaldo.
- Les résultats s’appuient sur une analyse des comportements et déclarations politiques en ligne.
- Cette corrélation n’implique pas un soutien systématique à l’un ou l’autre joueur lors des compétitions.
Une étude académique sur les préférences sportives et politiques
Réalisée par des chercheurs en sciences sociales, cette étude s’appuie sur l’analyse des discours et des comportements en ligne des supporters. Selon Libération, les données collectées montrent une tendance statistique : 72 % des profils identifiés comme de gauche expriment une préférence pour Messi, tandis que 68 % des profils conservateurs déclarent leur admiration pour Ronaldo. Ces chiffres, bien que révélateurs, ne reflètent pas une division absolue, mais plutôt une inclinaison générale.
Les auteurs de l’étude soulignent que ces résultats s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la manière dont les identités politiques peuvent influencer les choix culturels, y compris sportifs. « Ce n’est pas une surprise que les figures médiatiques deviennent des symboles de valeurs ou d’idéologies », a déclaré l’un des chercheurs, cité par Libération. Les deux joueurs, icônes mondiales du football, incarnent en effet des parcours et des personnalités distincts, souvent commentés dans l’espace public.
Messi et Ronaldo, deux symboles aux valeurs perçues comme opposées
Lionel Messi, souvent présenté comme un symbole de modestie et de persévérance, est régulièrement associé à des valeurs progressistes dans les médias. À l’inverse, Cristiano Ronaldo, entrepreneur et figure médiatique assumant un style de vie ostentatoire, est souvent mis en avant par des personnalités ou des médias proches des idées conservatrices. Cette dichotomie, bien que simplificatrice, semble trouver un écho dans les préférences politiques des supporters.
Selon Libération, l’étude ne se limite pas à une simple question de goût, mais explore les raisons sous-jacentes à ces choix. Les chercheurs évoquent notamment l’image projetée par chaque joueur : Messi, perçu comme un « homme du peuple » ayant surmonté des obstacles, correspondrait davantage à une sensibilité de gauche, tandis que Ronaldo, entrepreneur et star internationale, incarnerait plutôt les valeurs d’ambition et de réussite individuelle chères aux conservateurs.
Une corrélation à prendre avec précaution
Malgré ces tendances, Libération rappelle que les préférences footballistiques restent avant tout une affaire de passion personnelle. Les chercheurs insistent sur le fait que ces résultats ne doivent pas être interprétés comme une règle absolue. « On parle de tendances statistiques, pas de déterminisme », a précisé l’un des auteurs. Ainsi, un supporter de gauche peut très bien admirer Ronaldo, et inversement, un conservateur peut préférer Messi sans que cela remette en cause ses convictions politiques.
L’étude souligne également que les réseaux sociaux, principaux vecteurs de ces données, reflètent des débats parfois biaisés ou simplificateurs. Les commentaires en ligne, souvent polarisés, ne représentent pas toujours la diversité des opinions réelles des supporters.
Pour l’heure, les deux stars continuent de susciter l’engouement, chacune de leur côté. Messi, toujours actif au sein de l’Inter Miami en MLS, et Ronaldo, désormais au sein d’un club saoudien, restent des figures incontournables du football mondial. Leur rivalité historique, bien que moins intense qu’auparavant, continue d’alimenter les débats parmi les supporters du monde entier.
Rien n’indique que les marques ou les fédérations utilisent déjà ces données pour orienter leurs campagnes. Cependant, une étude comme celle-ci pourrait inspirer des analyses ciblées pour adapter les messages publicitaires en fonction des segments de population. Pour l’instant, les partenariats des deux joueurs restent principalement axés sur leur image sportive et leur notoriété mondiale.