Le gardien du Cap-Vert, Vozinha, est devenu l’une des révélations de la Coupe du monde 2026 après avoir réalisé un match exceptionnel face à l’Espagne lors du premier match de la phase de groupes, le 15 juin à Atlanta (Géorgie). Selon Franceinfo - Sport, le portier de 40 ans a repoussé les 27 tirs des Espagnols, champions d’Europe en titre, sans encaisser le moindre but. Une performance qui a immédiatement captivé l’attention du monde entier et propulsé sa notoriété bien au-delà des terrains de football.

Ce qu'il faut retenir

  • Vozinha, 40 ans, gardien du Cap-Vert, a réalisé un match historique en conservant sa cage inviolée face à l’Espagne, championne d’Europe en titre, avec 27 tirs cadrés repoussés.
  • Son exploit a fait bondir son nombre d’abonnés sur Instagram de **50 000 à près de 14 millions** en quelques jours, dépassant ainsi des joueurs comme Désiré Doué ou Michael Olise.
  • Le surnom « Vozinha » (signifiant « petite grand-mère » en portugais) lui vient de son enfance, où des enfants se moquaient de lui en l’accusant de se plaindre à ses grands-parents après des buts encaissés.
  • Le Cap-Vert affronte l’Uruguay dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 juin 2026 à minuit pour tenter de se qualifier pour les huitièmes de finale.
  • Né **Josimar José Evora Dias**, son prénom est un hommage à l’ancien international brésilien Josimar, vainqueur de la Copa América 1989.

Un exploit qui dépasse le cadre sportif

Dans la chaleur d’Atlanta, Vozinha a offert au Cap-Vert un match nul 0-0 contre l’Espagne, une performance qui a marqué les esprits bien au-delà des simples statistiques. Selon Franceinfo - Sport, les Espagnols, considérés comme l’un des grands favoris de la compétition, ont été réduits à l’impuissance face à un gardien en pleine maîtrise. Les 27 tentatives cadrées des joueurs de Luis de la Fuente n’ont jamais suffi à tromper le quadragénaire, dont la détente et la lucidité ont fait la différence. Ce résultat a non seulement créé l’exploit, mais il a aussi placé le Cap-Vert comme un outsider sérieux dans cette Coupe du monde.

Le gardien cap-verdien a d’ailleurs été élu homme du match, un titre qui récompense une prestation exceptionnelle. « Je suis très heureux et aussi heureux pour tout le peuple capverdien », a-t-il déclaré en zone mixte, le trophée en main. « C’est une grande fierté pour moi, c’est un honneur pour moi de représenter mon pays. » Des mots qui résument à eux seuls l’impact émotionnel de ce match sur le gardien, mais aussi sur une nation entière.

Un parcours atypique et une carrière marquée par l’errance

Derrière l’exploit sportif se cache un parcours de vie tout aussi remarquable. Vozinha, de son vrai nom Josimar José Evora Dias, doit son prénom à l’ancien international brésilien Josimar, mondialiste en 1986 et vainqueur de la Copa América trois ans plus tard. Son surnom, « Vozinha », lui a été attribué dans son enfance par des camarades de jeu qui le taquinaient en lui disant qu’il irait se plaindre à ses grands-parents après chaque but encaissé. Un surnom qui, des décennies plus tard, est devenu un symbole de résilience et de détermination.

Sa carrière professionnelle, entamée en 2007, est un véritable tour du monde. Après avoir évolué au Cap-Vert jusqu’en 2012, il a enchaîné les expériences à l’étranger : l’Angola au Progresso do Sambizanga (2012-2015), la Moldavie au Zimbru Chisinau (2015-2016), le Portugal au Gil Vicente (2016-2017), Chypre à l’AEL Limassol (2017-2022), la Slovaquie à l’AS Trencin (2022-2024), et enfin le Portugal une nouvelle fois au GD Chaves (2024-2026). Désormais sans club après avoir quitté le GD Chaves début juin, Vozinha pourrait profiter de sa soudaine notoriété pour prolonger l’aventure au-delà de cette Coupe du monde.

Une émotion à fleur de peau et des absences familiales

Derrière la carapace du gardien héroïque se cachent des émotions profondes. Lors de la conférence de presse suivant le match contre l’Espagne, Vozinha a reconnu avoir les yeux rougis par l’émotion. « J’ai pleuré parce que j’ai grandi avec mes grands-parents et malheureusement ils sont décédés il y a quelques années », a-t-il confié. « Ils ont tout fait pour moi et ils n’étaient pas là [aujourd’hui]. » Une déclaration qui rappelle que, derrière chaque exploit sportif, il y a des histoires humaines et des sacrifices.

L’absence de sa mère, qui n’a pas pu obtenir son visa à temps pour assister au match, a également pesé sur le gardien. Depuis le début de sa carrière professionnelle, Vozinha a l’habitude d’être éloigné de sa famille. Une réalité qui ne l’a jamais empêché de performer, mais qui ajoute une dimension supplémentaire à son parcours. Heureusement, sa mère a depuis obtenu son visa et assistera au match contre l’Uruguay à Miami, une présence qui devrait lui apporter un soutien moral précieux.

Un phénomène viral et une ascension fulgurante sur les réseaux sociaux

L’exploit de Vozinha face à l’Espagne a transformé le gardien cap-verdien en une star des réseaux sociaux. Selon Franceinfo - Sport, son compte Instagram est passé de 50 000 abonnés à près de 14 millions en quelques jours, dépassant ainsi des joueurs français comme Désiré Doué ou Michael Olise. Une viralité qui dépasse le cadre du football et qui illustre l’engouement populaire pour les outsiders dans cette Coupe du monde.

Cette notoriété soudaine soulève une question : Vozinha pourrait-il profiter de cette visibilité pour lancer une carrière médiatique ou commerciale après la compétition ? Pour l’instant, le gardien reste concentré sur son objectif : permettre au Cap-Vert de se qualifier pour les huitièmes de finale. Mais une chose est sûre, son nom est désormais gravé dans l’histoire de cette Coupe du monde.

Et maintenant ?

Le Cap-Vert affronte l’Uruguay dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 juin 2026 à minuit, dans un match décisif pour la qualification en huitièmes de finale. Si Vozinha et ses coéquipiers parviennent à rééditer leur performance face à une équipe uruguayenne solide, ils pourraient créer un nouvel exploit et écrire une nouvelle page de l’histoire du football cap-verdien. Pour l’heure, le gardien reste sans club, mais sa notoriété pourrait lui ouvrir de nouvelles portes, que ce soit dans le football ou en dehors. Une chose est certaine : son nom ne sera pas oublié de sitôt.

Reste à savoir si Vozinha pourra capitaliser sur cette aventure pour donner un nouveau tournant à sa carrière. Une chose est sûre, son exploit à Atlanta a déjà marqué les esprits et offert au football cap-verdien une visibilité inédite. La suite dépendra de ses performances sur le terrain, mais aussi des opportunités qui se présenteront à lui dans les semaines et les mois à venir.

Le surnom « Vozinha », qui signifie « petite grand-mère » en portugais, lui a été attribué dans son enfance par des camarades de jeu. Ceux-ci se moquaient de lui en lui disant qu’il irait se plaindre à ses grands-parents après chaque but encaissé. Un surnom qui, des années plus tard, est devenu un symbole de sa résilience et de sa détermination sur le terrain.