L’Arabie saoudite a officiellement renoncé à candidater pour l’organisation de la Coupe du monde de rugby en 2035. Selon RMC Sport, qui s’appuie sur des informations publiées par le Guardian, le projet porté initialement par le ministère saoudien des Sports n’est plus à l’ordre du jour.
Ce qu'il faut retenir
- L’Arabie saoudite a abandonné son intention de candidater pour la Coupe du monde de rugby 2035, malgré un intérêt public affiché en début d’année.
- Le revirement intervient alors que la procédure de candidature doit être finalisée d’ici octobre 2026, date limite fixée par World Rugby.
- Cette décision s’explique par un recentrage stratégique du Fonds d’investissement public (PIF) saoudien, qui finance désormais des projets sportifs à l’international avec une approche plus sélective.
- Le choix du pays hôte pour 2035 sera connu à l’automne 2027, après une sélection finale en mai de la même année.
- Plusieurs nations, dont l’Argentine, le Japon et l’Espagne, restent candidates pour organiser l’événement.
Le projet saoudien avait pourtant été évoqué publiquement en début d’année, lorsque le ministre des Sports du pays, le prince Abdulaziz bin Turki al-Faisal, avait confirmé l’intérêt de l’Arabie saoudite pour accueillir le Mondial de rugby. Cependant, selon les informations rapportées par RMC Sport et le Guardian, cette candidature a été abandonnée en amont de la clôture des dépôts de dossiers, prévue pour octobre 2026.
Plusieurs sources indiquent que ce revirement s’inscrit dans une réorientation des investissements du Fonds d’investissement public (PIF) saoudien, principal bailleur de fonds des ambitions sportives du royaume. Ce fonds, dirigé par Yasir al-Rumayyan, a récemment reconnu que le conflit en cours au Moyen-Orient, débuté fin février 2026, exerce une « pression supplémentaire pour redéfinir certaines priorités ».
Cette annonce intervient alors que World Rugby accélère le processus de sélection pour l’édition 2035. Les fédérations nationales ont jusqu’à octobre 2026 pour soumettre officiellement leur candidature. La liste des pays intéressés reste longue : outre l’Arabie saoudite, l’Argentine a récemment exprimé son ambition de devenir la première nation sud-américaine à organiser le tournoi, tandis que le Japon et l’Espagne maintiennent leurs projets.
Le calendrier de la compétition est désormais bien établi. World Rugby annoncera un candidat privilégié en mai 2027, avant une décision finale à l’automne de la même année, en marge de la Coupe du monde organisée en Australie. Les États-Unis ont d’ores et déjà été désignés pour accueillir l’édition 2031, confirmant l’élargissement géographique du rugby à l’échelle mondiale.
Le renoncement de l’Arabie saoudite marque un tournant dans la stratégie sportive du royaume, qui avait multiplié les investissements dans les grands événements depuis plusieurs années. Entre l’organisation de la Coupe du monde de football féminine en 2023 et des accords pour accueillir des compétitions de golf ou de tennis, Riyad avait affiché une volonté claire de diversifier son influence sur le sport mondial. Pourtant, cette volte-face sur le rugby illustre une adaptation aux réalités économiques et géopolitiques actuelles.
Selon les analystes, cette décision pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs. D’une part, le coût d’une candidature à un Mondial de rugby reste élevé, même pour un pays comme l’Arabie saoudite. D’autre part, le contexte de tensions régionales et de restrictions budgétaires liées à la guerre au Moyen-Orient a pu inciter les dirigeants à privilégier des projets à plus court terme. Enfin, la compétition pour attirer des événements sportifs majeurs s’est intensifiée ces dernières années, rendant les candidatures plus coûteuses et moins certaines de succès.
Pour les autres prétendants à l’organisation de la Coupe du monde 2035, cette renonciation saoudienne pourrait ouvrir des opportunités. L’Argentine, qui mise sur son statut de nation émergente dans le rugby, voit ainsi ses chances s’accroître. Le pays mise sur son expérience récente dans l’accueil de compétitions majeures, comme la Coupe du monde de rugby à XV féminine en 2024, pour se positionner comme un hôte crédible. Le Japon, déjà organisateur de la Coupe du monde masculine en 2019, pourrait également bénéficier d’un effet de levier en mettant en avant son infrastructure et son expérience.
Cette situation rappelle également les défis auxquels sont confrontés les organisateurs de grands événements sportifs. Entre contraintes budgétaires, instabilité géopolitique et exigences croissantes des fédérations internationales, les candidatures deviennent des projets de plus en plus complexes à monter. Pour les nations candidates, l’enjeu est double : convaincre World Rugby de leur légitimité, tout en garantissant un retour sur investissement pour leurs partenaires publics et privés.
Enfin, cette annonce intervient à un moment où le rugby mondial traverse une période de transition. Avec l’augmentation du nombre de pays participants et la professionnalisation croissante des compétitions, les exigences en termes d’infrastructures et de sécurité ne cessent de s’accroître. Les futurs hôtes devront donc proposer des projets solides, capables de répondre aux attentes d’un public de plus en plus exigeant.
Selon les informations rapportées par RMC Sport et le Guardian, cette décision s’explique principalement par un recentrage stratégique du Fonds d’investissement public (PIF) saoudien, qui finance désormais ses projets sportifs avec une approche plus sélective. La guerre au Moyen-Orient, débutée fin février 2026, a également joué un rôle dans cette réévaluation des priorités, comme l’a reconnu Yasir al-Rumayyan, à la tête du PIF.
Outre l’Argentine, le Japon et l’Espagne restent officiellement candidats pour accueillir l’édition 2035. D’autres nations pourraient également se joindre à la liste avant la clôture des candidatures, prévue pour octobre 2026.
