« Il faut absolument qu’on arrive en finale ! » Cette déclaration de Jean-Michel Aulas, président de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP) et vice-président de la Fédération française de football (FFF), résume l’ambition affichée par la France à l’aube de la Coupe du monde féminine 2027. Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le dirigeant a fixé un cap clair aux joueuses tricolores : se hisser au moins en finale de la compétition, prévue dans un an et demi.
Ce qu'il faut retenir
- Jean-Michel Aulas, président de la LFFP et vice-président de la FFF, a fixé un objectif de finale pour l’équipe de France féminine à la Coupe du monde 2027.
- Cette déclaration a été formulée lors d’un entretien accordé au Journal du Dimanche.
- La compétition se déroulera dans dix-huit mois, avec des enjeux sportifs et économiques majeurs pour le football féminin.
Pour Aulas, cet objectif s’inscrit dans la continuité des progrès enregistrés ces dernières années par le football féminin en France. « Nous avons une génération exceptionnelle, a-t-il souligné, rappelant les performances récentes des Bleues, comme leur parcours en quart de finale lors de la dernière Coupe du monde en 2023. Autant dire que les attentes sont élevées, côté fédérations comme côté supporters.
Côté calendrier, la route vers l’édition 2027 s’annonce déjà semée d’embûches. Les Bleues devront d’abord valider leur qualification lors des éliminatoires, qui débuteront dès l’automne 2026. Un défi logistique et sportif, alors que la compétition finale, organisée par une nation encore non désignée, promet d’être suivie par des millions de téléspectateurs.
Un contexte économique et médiatique en pleine expansion
L’ambition affichée par Aulas s’accompagne d’un constat économique. Le football féminin français, longtemps sous-financé, bénéficie désormais d’investissements croissants, tant de la part des clubs que des partenaires privés. « Les recettes augmentent, les audiences aussi, a rappelé le dirigeant. Les droits télévisés et les partenariats commerciaux se multiplient, signe d’un intérêt grandissant pour le sport féminin.
Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large. À l’échelle mondiale, la Coupe du monde féminine 2023 avait battu des records d’audience, avec plus d’un milliard de téléspectateurs. Un chiffre qui pousse les instances à miser sur des éditions encore plus spectaculaires, à l’image de celle prévue en 2027. Pour la France, l’enjeu est double : confirmer son statut de nation majeure du football féminin, tout en capitalisant sur cette popularité pour développer la pratique à tous les niveaux.
Les défis à relever pour les Bleues
Atteindre la finale d’une Coupe du monde féminine ne se décrète pas. Plusieurs obstacles se dressent sur la route des Françaises. D’abord, la concurrence internationale, avec des équipes comme les États-Unis, l’Angleterre ou l’Allemagne, déjà bien installées parmi les favorites. Ensuite, la gestion des effectifs, avec un groupe qui devra composer avec des joueuses évoluant dans différents championnats européens, parfois sous pression.
Sur le plan tactique, les Bleues devront également prouver leur capacité à s’adapter à différents systèmes de jeu. « Il faut construire une équipe capable de rivaliser avec les meilleures, a indiqué Aulas, évoquant la nécessité de renforcer la défense et l’efficacité offensive. Un travail de longue haleine, qui incombe aussi bien au sélectionneur qu’à l’ensemble du staff technique.
Au-delà des Bleues, c’est toute la filière du football féminin qui attend beaucoup de cette Coupe du monde 2027. Une édition qui pourrait marquer un tournant, à condition que les résultats suivent et que les investissements consentis portent leurs fruits. Une chose est sûre : la pression est désormais sur les épaules de Jean-Michel Aulas et de son équipe pour transformer l’essai.