Depuis plus de quatre ans, Valentine*, 14 ans, lutte contre les séquelles du Covid long. Autrefois brillante en CM2 avec une moyenne de 18/20, ses résultats en 6e ont chuté à 6/20 en raison de son état de santé. Selon Le Figaro, cette jeune Marseillaise, comme son frère Pablo*, 8 ans, et sa mère Anna*, cumule fatigue chronique, crises d’asthme et urticaire depuis leur contamination à tour de rôle en 2020. Aujourd’hui, Valentine ne peut plus se lever certains matins, plongée dans un « brouillard cérébral » qui l’empêche de suivre une scolarité normale.

Ce qu'il faut retenir

  • Valentine*, 14 ans, est passée d’une moyenne de 18/20 en CM2 à 6/20 en 6e en raison de son Covid long, selon les chiffres cités par Le Figaro.
  • Depuis 2020, Valentine souffre de fatigue chronique, de crises d’asthme et d’urticaire, l’empêchant parfois de se lever le matin.
  • Son frère, Pablo*, 8 ans, et sa mère, Anna*, sont également atteints de Covid long après avoir contracté le virus en 2020.
  • La prise en charge médicale et scolaire de ces jeunes patients reste insuffisante, laissant les familles dans un sentiment d’abandon.
  • Les symptômes incluent fatigue persistante, douleurs abdominales et difficultés cognitives, perturbant fortement la vie sociale et éducative.

Des vies bouleversées par des symptômes persistants

Valentine, aujourd’hui en classe de seconde, a obtenu son brevet malgré des difficultés majeures. « Ma fille était brillante en CM2 », confie Anna*. « À cause de la maladie, en 6e, sa moyenne a chuté à 6/20. » Son état de santé, marqué par une fatigue extrême et des crises récurrentes, l’a contrainte à s’absenter régulièrement de l’école. Le matin, elle met plusieurs heures à émerger de son sommeil et à sortir de son « brouillard cérébral », un symptôme souvent décrit par les patients atteints de Covid long.

Son frère, Pablo*, 8 ans, présente des symptômes similaires. Depuis leur contamination en 2020, la petite famille vit au rythme des crises de fatigue et des douleurs qui perturbent leur quotidien. Pour Valentine, les vacances scolaires représentent une période de répit, mais la rentrée de septembre reste une source d’angoisse. « Pendant près de deux mois, l’adolescente va pouvoir profiter pleinement des vacances pour se reposer », note Le Figaro.

Une prise en charge médicale et scolaire jugée insuffisante

Le Covid long, qui touche davantage les femmes que les hommes, se manifeste par une grande variété de symptômes : fatigue persistante, douleurs abdominales, troubles cognitifs ou encore crises d’asthme. Pourtant, selon les familles interrogées, la prise en charge médicale reste limitée. « On se sent abandonnés par la médecine et l’Éducation nationale », explique Anna*, dont les trois membres de la famille sont concernés. Les délais pour obtenir des rendez-vous spécialisés, la méconnaissance des symptômes par certains professionnels de santé et l’absence de protocole adapté aggravent leur situation.

Côté scolaire, les aménagements proposés sont souvent insuffisants. Valentine, comme d’autres jeunes patients, peine à suivre un rythme régulier. Les absences répétées, les difficultés de concentration et l’incapacité à participer pleinement aux activités en classe ont un impact direct sur ses résultats. « Faute de prise en charge adaptée, leurs familles se sentent démunies face à cette maladie encore mal comprise », souligne Le Figaro.

Un syndrome encore mal compris et sous-estimé

Le Covid long, qui peut survenir après une infection par le SARS-CoV-2, reste un sujet de recherche en constante évolution. Les symptômes, parfois invalidants, varient d’un patient à l’autre et peuvent persister pendant des mois, voire des années. Selon une étude citée par Le Figaro, les femmes seraient plus touchées que les hommes, sans que les raisons ne soient encore clairement établies. Les jeunes, comme Valentine ou Pablo*, sont particulièrement vulnérables, car leur développement scolaire et social dépend d’une scolarité régulière et d’une vie sociale active.

Malgré les avancées dans la compréhension de cette maladie, les solutions thérapeutiques restent limitées. Certains antidépresseurs, comme ceux évoqués dans une étude récente, pourraient aider à réduire l’épuisement des patients. Cependant, leur accessibilité et leur efficacité varient selon les individus. « Les familles dénoncent un manque de reconnaissance de la gravité de leur situation », explique Le Figaro.

Et maintenant ?

La rentrée scolaire de septembre pourrait aggraver les difficultés de Valentine et d’autres jeunes patients, faute de mesures adaptées. Les associations de patients réclament une meilleure prise en charge médicale, des aménagements scolaires systématiques et une reconnaissance officielle du Covid long comme affection de longue durée. Une conférence sur le sujet est prévue en octobre 2026, où des experts et des représentants des familles devraient échanger sur les solutions à mettre en place. En attendant, les familles comme celle d’Anna* continuent de se battre pour offrir à leurs enfants une vie aussi normale que possible.

Avec plus de trois ans de recul sur la pandémie, le Covid long reste un enjeu de santé publique sous-estimé, dont les conséquences sociales et éducatives commencent seulement à être mesurées. La question de sa prise en charge à long terme, notamment pour les jeunes générations, pourrait s’imposer comme un dossier prioritaire dans les mois à venir.

Le Covid long désigne l’ensemble des symptômes persistants (fatigue, douleurs, troubles cognitifs, etc.) qui apparaissent après une infection par le SARS-CoV-2 et qui durent plus de quatre semaines. Ces symptômes peuvent impacter durablement la vie quotidienne des patients.

Les familles peuvent se tourner vers des centres spécialisés dans la prise en charge des maladies chroniques ou des consultations dédiées au Covid long. Certaines associations, comme France Assos Santé, proposent également des ressources et un accompagnement pour les patients et leurs proches.