Selon Franceinfo – Faits divers, un avion s'est écrasé le 28 juin 2026 à Tomblaine, dans la banlieue de Nancy, faisant 11 morts. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a publié jeudi 23 juillet un premier rapport préliminaire sur l'accident, révélant que plusieurs moniteurs ont signalé un dégagement de fumée dans la cabine quelques instants avant le crash.

Ce qu'il faut retenir

  • L'avion s'est écrasé avec 11 personnes à bord, dont le pilote, 5 moniteurs et 5 stagiaires, lors d'un vol de baptême de parachutisme.
  • Le BEA a relevé un signalement de fumée avant la perte de contrôle de l'avion, mais l'origine de cette fumée n'a pas pu être déterminée à ce stade.
  • Les enquêteurs ont examiné les vidéos embarquées, les données de vol et les enregistrements des caméras GoPro portées par les parachutistes pour établir les faits.
  • Le pilote, âgé de 44 ans, totalisait environ 10 500 heures de vol, dont 4 000 sur ce type d'appareil.
  • L'avion avait fait l'objet d'une révision en Suisse en avril et son certificat de navigabilité était valide jusqu'au 31 juillet 2026.

Les faits de l'accident

L'avion s'est écrasé peu après son décollage de l'aérodrome de Nancy-Essey, lors d'un vol de baptême de parachutisme. Selon le BEA, lors de la rotation au décollage, un moniteur situé à l'arrière de l'avion s'exclame « ça fume » en montrant du doigt l'avant droit de la cabine. Le pilote ne semblant pas avoir entendu cette alerte, un autre moniteur s'exclame à son tour, « ça fume ! » en montrant la même zone vers le plancher.

Les moniteurs décident alors d'entrouvrir la porte latérale afin de ventiler la cabine. Les enquêteurs indiquent également que le régime du générateur de gaz du turbopropulseur diminue d'environ 10 %, un phénomène qui n'avait pas été observé lors des précédents vols de la journée. Peu après, l'assiette de l'avion augmente, l'alarme de décrochage retentit à plusieurs reprises, puis de manière continue.

Les investigations en cours

Le BEA souligne toutefois qu'aucune des vidéos exploitées ne permet de visualiser le dégagement de fumée signalé par les moniteurs. Les examens des circuits électriques, du système de conditionnement d'air et des dispositifs d'activation automatique des parachutes n'ont révélé « aucune trace d'échauffement », ne permettant ni de confirmer l'existence de cette fumée, ni d'en identifier l'origine.

Des prélèvements de carburant ont été effectués et les résultats des analyses sont attendus. Les premiers contrôles réalisés par un laboratoire indépendant pour le fournisseur de carburant « n'indiquent pas de singularité ».

Et maintenant ?

L'enquête se poursuit pour déterminer les causes exactes de l'accident. Les prochaines étapes incluront notamment l'analyse plus approfondie des données de vol et des enregistrements, ainsi que des investigations complémentaires sur l'état de l'avion et les conditions météorologiques au moment de l'accident. Les autorités attendent les résultats des analyses pour prendre des mesures appropriées et pour prévenir de tels accidents à l'avenir.

Le crash de l'avion près de Nancy reste un événement tragique qui soulève de nombreuses questions sur la sécurité aérienne. Alors que les enquêteurs continuent de collecter des informations et d'analyser les données, il est essentiel de rester vigilant et de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de tous les usagers de l'aviation.