La Fédération italienne de football (FIGC) tente de tourner la page après des semaines de tensions internes en nommant Roberto Mancini au poste de sélectionneur national, selon RMC Sport. Ce mardi 9 août 2026, l’instance dirigeante a également officialisé le remplacement de Paolo Maldini par Claudio Ranieri à la direction technique, une décision prise en urgence pour apaiser une crise qui secoue le football italien depuis plusieurs jours.
L’annonce intervient après l’abandon de la candidature d’Andrea Pirlo, initialement pressenti pour succéder à Mancini à la tête de la Nazionale. L’ancien milieu de terrain, critiqué pour ses engagements publicitaires avec une entreprise russe de paris sportifs et pour un palmarès d’entraîneur jugé insuffisant, a finalement retiré sa candidature lundi, plongeant la FIGC dans une impasse politique. « J’ai pensé que Roberto Mancini était la personne idéale pour devenir sélectionneur », a déclaré le président de la Fédération, Giovanni Malago, lors d’une conférence de presse organisée ce mardi matin.
Ce qu'il faut retenir
- Roberto Mancini redevient sélectionneur de l’Italie, un poste qu’il avait occupé de 2018 à 2023 avant de quitter le banc pour des projets en Arabie saoudite puis au Qatar.
- Andrea Pirlo s’est désisté de sa candidature au poste de sélectionneur après des critiques sur ses liens avec une entreprise russe de paris sportifs.
- Paolo Maldini, nommé directeur technique le 11 juillet 2026, et son conseiller Leonardo ont démissionné mardi, selon les médias italiens et la FIGC.
- Le président de la FIGC, Giovanni Malago, a confirmé le remplacement de Maldini par Claudio Ranieri, figure expérimentée du football italien.
- La Nazionale italienne n’a pas participé aux trois dernières Coupes du monde, un échec qui a contribué à alimenter la crise au sein de la Fédération.
Mancini de retour pour sauver la Nazionale
Roberto Mancini, 56 ans, fait donc son grand retour sur le banc de la Squadra Azzurra après avoir quitté son poste en 2023 pour rejoindre le club saoudien d’Al-Nassr, puis le Qatar SC. Son retour est présenté comme un geste fort pour rétablir la confiance au sein d’une équipe nationale en pleine reconstruction. Entre 2018 et 2023, Mancini avait mené l’Italie à un titre historique à l’Euro 2020, une performance qui reste dans les mémoires des supporters italiens.
Pourtant, son départ controversé en 2023 — alors que l’Italie peinait dans les qualifications pour l’Euro 2024 — lui avait valu de vives critiques. Certains cadres de la FIGC lui reprochent d’avoir privilégié une offre financière à la tête de la Nazionale, alors que le pays traversait une période difficile. Malgré ces réserves, Giovanni Malago a estimé que Mancini, figure emblématique du football italien, était le candidat idéal pour redonner une dynamique positive à l’équipe.
Une crise qui dépasse le choix du sélectionneur
La situation au sein de la FIGC s’est fortement dégradée ces dernières semaines, au point de menacer la crédibilité de l’instance dirigeante. Le nom d’Andrea Pirlo, ancien milieu de terrain de la Nazionale et entraîneur de l’AC Milan, avait d’abord été évoqué comme le favori pour remplacer Mancini. Mais son retrait de la course a révélé les profondes divisions internes à la Fédération.
Selon RMC Sport, la démission de Paolo Maldini, nommé directeur technique le 11 juillet 2026, et celle de son conseiller Leonardo ont été actées lors du conseil fédéral de ce mardi. Maldini, ancien capitaine emblématique de l’Italie, était perçu comme un symbole de stabilité, mais ses divergences avec le président Malago sur la stratégie à adopter pour relancer la Nazionale ont conduit à son départ. Leonardo, qui avait poussé pour la nomination de Pirlo, a également quitté ses fonctions, marquant ainsi la fin d’une ère pour le duo Maldini-Leonardo au sein de la FIGC.
Ranieri, un technicien expérimenté pour relancer la machine
Avec le départ de Maldini et Leonardo, la FIGC a choisi de confier la direction technique à Claudio Ranieri, 64 ans, entraîneur reconnu pour son parcours international et ses succès en club. Ranieri, qui a notamment remporté la Premier League avec Leicester City en 2016, apporte une expérience précieuse à un poste clé dans la reconstruction de la Nazionale. Son profil, souvent décrit comme « très humain » par les médias italiens, pourrait aider à rétablir une cohésion d’équipe après des mois de tensions.
Son arrivée coïncide avec un nouveau départ pour la FIGC, qui cherche à tourner la page après des semaines de crise ouverte. Cependant, la tâche s’annonce ardue : l’Italie, absente des trois dernières Coupes du monde, doit se reconstruire rapidement pour retrouver sa place parmi les meilleures nations du football mondial. Les prochains matchs de qualification pour l’Euro 2028, qui débutent en septembre 2026, seront un premier test pour Mancini et Ranieri.
Giovanni Malago a insisté sur la nécessité de « tourner la page » et de se concentrer sur l’avenir. « Nous devons travailler ensemble pour reconstruire la Nazionale et lui redonner sa fierté », a-t-il déclaré. Cependant, l’unanimité ne règne pas autour du choix de Mancini, certains cadres de la FIGC estimant que d’autres profils auraient pu être envisagés. Le temps dira si cette décision audacieuse portera ses fruits.
Son retour est controversé car Mancini a quitté son poste de sélectionneur en 2023 pour rejoindre l’Arabie saoudite, alors que l’Italie était en difficulté dans les éliminatoires de l’Euro 2024. De plus, certains cadres de la FIGC estiment que d’autres profils auraient pu être envisagés pour relancer la Nazionale, malgré son titre à l’Euro 2020.