La crise migratoire à Ceuta a pris une nouvelle tournure avec une manifestation à Madrid, qui a rassemblé des milliers de personnes pour réclamer des élections législatives anticipées et défendre la ville autonome, selon Euronews FR. La situation à Ceuta reste tendue, avec environ 8 300 migrants en situation irrégulière hébergés dans des centres aménagés, mais on estime que plus de 4 000 personnes restent encore dans les rues.
La manifestation, qui a eu lieu sur la place de Cibeles en direction de l'Arc de Triomphe, à Moncloa, a été soutenue par la droite et l'extrême droite, avec la participation du président du parti d'extrême droite Vox, Santiago Abascal. Ce dernier a fustigé la gestion du gouvernement, affirmant que « Ceuta reste envahie parce que Sánchez reste le serviteur du Maroc, on encourage l'invasion migratoire ».
Ce qu'il faut retenir
- La manifestation à Madrid a rassemblé des milliers de personnes pour réclamer des élections législatives anticipées et défendre Ceuta.
- Environ 8 300 migrants en situation irrégulière sont hébergés dans des centres aménagés à Ceuta.
- Plus de 4 000 personnes restent encore dans les rues de Ceuta.
- Le Maroc a accusé l'Espagne d'entraver le retour des migrants qui se trouvent toujours à Ceuta.
- Un mort et de nouveaux campements repérés à Ceuta.
La situation à Ceuta
La situation à Ceuta reste sans solution, près de deux mois après les entrées massives de migrants. Le gouvernement fixe à 2 048 le nombre de mineurs qui ont déjà été identifiés, et estime qu'il en reste entre 700 et 1 000 à identifier. Les administrations maintiennent les dispositifs de surveillance et d'assistance dans la ville, avec la police nationale qui a arrêté trois citoyens marocains pour leur implication présumée dans la rétention de deux mineures migrantes.
Le même jour, 63 femmes, seules ou avec des enfants mineurs, ont été relogées dans une structure aménagée à la Hípica, dans le cadre du processus de déplacement des personnes qui vivent encore dans la rue. Les pompiers ont par ailleurs découvert ces derniers jours un refuge clandestin dans des galeries souterraines où auraient pu séjourner entre 30 et 50 migrants.
Les réactions politiques
Le dirigeant de Vox a également exprimé son incompréhension face au refus du Parti populaire (PP) de droite de soutenir la proposition de son parti visant à activer l'article 102 de la Constitution, afin de juger Pedro Sánchez pour trahison. Des représentants du PP ont également participé à la manifestation, avec le vice-secrétaire général chargé des Finances, du Logement et des Infrastructures du parti, Juan Bravo, qui a défendu à Ceuta la nécessité d'accélérer les retours des migrants qui restent dans la ville autonome.
Vox a déposé début septembre une plainte devant le Tribunal suprême contre Pedro Sánchez et le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, pour divers délits liés à ce qui s'est passé à Ceuta, dont la collaboration avec le terrorisme. Le parti a en outre sollicité des soutiens parlementaires pour traduire le président devant la haute juridiction pour trahison.
Les prochaines étapes
La crise a aussi fait un mort, un jeune Marocain est décédé vendredi dans un campement situé dans l'ancienne usine de guano, près de la plage du Trampolín. Les causes du décès n'ont pas encore été déterminées. Le Maroc a accusé l'Espagne d'entraver le retour des migrants qui se trouvent toujours à Ceuta, et les ministres des Affaires étrangères des deux pays se sont rencontrés à New York pour aborder la question.
En conclusion, la crise migratoire à Ceuta est un problème complexe qui nécessite une solution urgente. Les manifestations à Madrid et à Ceuta montrent que la population est préoccupée par la situation et réclame des actions concrètes pour résoudre la crise. Il est important de suivre de près les prochaines étapes pour voir comment la situation va évoluer.