Le dernier film de Ridley Scott, « The Dog Stars », adapté du roman de Peter Heller publié en 2012, peine à convaincre malgré la présence de Jacob Elordi et Josh Brolin, selon Euronews FR. Sorti en salles le 28 août 2026, cette œuvre post-apocalyptique ambitionne de mêler réflexion introspective et action, mais s’enlise dans un rythme lent et un scénario superficiel. Seule la photographie d’Erik Messerschmidt sauve partiellement l’expérience, tandis que la pilosité faciale de Josh Brolin vole la vedette au film lui-même.
Ce qu'il faut retenir
- Adaptation du roman The Dog Stars de Peter Heller, paru en 2012, le film est réalisé par Ridley Scott à 88 ans.
- Jacob Elordi incarne Hig, un ancien pilote survivant dans une Amérique post-pandémie, accompagné de son chien Jasper.
- Josh Brolin joue Bangley, un ex-marine survivaliste, dont la barbe hirsute devient un sujet de fascination pour le critique.
- Le film mêle des références à 28 Days Later, I Am Legend et Mad Max, sans parvenir à créer une narration cohérente.
- Le scénario, signé Mark L. Smith, est critiqué pour son manque de profondeur sur les thèmes de l’apocalypse et du deuil.
- La photographie d’Erik Messerschmidt est saluée, mais le rythme « interminablement lent » gâche l’expérience.
Un film post-apocalyptique aux ambitions déçues
Comme le rapporte Euronews FR, Ridley Scott s’aventure une nouvelle fois dans le genre post-apocalyptique avec « The Dog Stars », mais le résultat déçoit malgré un casting de qualité. Le film suit Hig (Jacob Elordi), un ancien pilote survivant dans un monde ravagé par une pandémie. Accompagné de son chien Jasper, il tente de subsister en récupérant des provisions dans un environnement hostile. Face à lui, Bangley (Josh Brolin), un ex-marine devenu survivaliste, incarne une vision plus pragmatique de la survie. Leur opposition illustre deux façons de concevoir l’après-catastrophe : l’espoir pour l’un, la loi du plus fort pour l’autre.
L’intrigue prend un tournant lorsque Hig, pilotant son Cessna, capte un mystérieux signal radio. Ce dernier le mène à une base militaire où il rencontre Cima (Margaret Qualley) et son père (Guy Pearce), évoquant la possibilité d’un retour à une vie normale. Pourtant, cette lueur d’espoir est menacée par des gangs violents, les « reapers », qui incarnent la menace constante dans ce monde en ruine. Autant d’éléments qui, sur le papier, devraient donner naissance à un récit haletant et profond.
Des références trop visibles, un scénario trop léger
D’après Euronews FR, « The Dog Stars » multiplie les clins d’œil à des œuvres majeures du genre sans jamais parvenir à s’en démarquer. Entre les échos de 28 Days Later, I Am Legend, Mad Max et même Fallout, le film semble emprunter des éléments narratifs et esthétiques sans jamais les fusionner en une identité propre. Le résultat ? Une œuvre qui ne suscite ni l’angoisse ni l’excitation attendues. Pire encore, elle échoue à offrir une réflexion digne de ce nom sur l’effondrement de la société, le deuil ou la résilience humaine, thèmes pourtant centraux dans le roman original.
Le scénario de Mark L. Smith est pointé du doigt pour son manque de profondeur. Les personnages, censés porter une introspection sur leur condition, restent superficiels. Leurs motivations et leurs arcs narratifs sont sous-exploités, réduisant « The Dog Stars » à une succession de scènes sans réelle tension ou émotion. Le critique souligne que le film, qui se veut à la fois une étude de personnage et un film d’action, échoue sur les deux plans : il n’est ni assez captivant ni assez effrayant pour marquer les esprits.
La barbe de Josh Brolin vole la vedette au film
Dans ce paysage cinématographique décevant, un détail insolite retient l’attention : la pilosité faciale de Josh Brolin. Selon Euronews FR, le bouc légendaire de l’acteur devient, contre toute attente, le véritable centre d’intérêt du film. « Bon sang, quel talent il a pour les poils du visage », s’exclame le critique, qui liste les rares acteurs capables de maîtriser cet art subtil : Idris Elba, Ethan Hawke, Christian Bale, ou encore Orlando Bloom. Brolin, déjà réputé pour son bouc, l’arbore ici avec une présence majestueuse, presque rassurante dans ce monde chaotique.
— « C’est un art subtil, et Brolin – et ce n’est pas la première fois – arbore ici un bouc majestueux, avec une énergie d’oncle grisonnant qui m’a fait penser : si c’est la fin du monde tel que nous le connaissons, je trouverai du réconfort à rester loin des signaux radio et à me tenir près de ta barbe hirsute, qui m’assure que je serai en sécurité. » —
Le critique va jusqu’à imaginer une société dédiée à l’appréciation des boucs, tant l’élément semble plus mémorable que l’intrigue du film lui-même. Une ironie qui résume à elle seule l’accueil réservé à cette production.
Une œuvre qui peine à justifier son existence
Malgré la réputation de Ridley Scott, réalisateur de Alien, Blade Runner ou The Martian, « The Dog Stars » s’inscrit dans la longue liste de ses échecs relatifs. D’après Euronews FR, le cinéaste a souvent alterné entre chefs-d’œuvre et films oubliables, comme Kingdom of Heaven ou Napoléon. Si Alien: Covenant et House of Gucci ont leurs défenseurs, « The Dog Stars » se range « confortablement dans la catégorie des ratés ».
Le film est critiqué pour son rythme « interminablement lent », qui transforme une séance initialement prévue pour durer deux heures en une épreuve de patience. La photographie, signée Erik Messerschmidt, reste le seul élément salué par la critique. Le reste ? Une œuvre qui ne suscite ni peur, ni excitement, ni réflexion, et qui laisse le spectateur sur sa faim. Pour le critique, le film aurait pu être sauvé par une direction plus dynamique ou un scénario plus audacieux, mais il en va tout autrement.
Quant à Jacob Elordi et Josh Brolin, leurs carrières respectives ne devraient pas pâtir de ce projet. Le premier continue de se diversifier après Saltburn et Euphoria, tandis que le second confirme son statut d’acteur polyvalent, capable de passer du blockbuster à des rôles plus intimistes. Reste à savoir si Ridley Scott parviendra à rebondir après ce nouvel échec, ou si « The Dog Stars » marquera la fin d’une ère pour le réalisateur.
Le film est critiqué pour son scénario superficiel, son rythme trop lent et son manque de profondeur sur les thèmes de l’apocalypse et du deuil. Malgré la présence de Jacob Elordi et Josh Brolin, la narration échoue à captiver, et les références à d’autres œuvres post-apocalyptiques ne suffisent pas à sauver l’expérience, selon Euronews FR.
Sans conteste, la barbe hirsute de Josh Brolin, dont le bouc devient le véritable centre d’intérêt du film. Le critique d’Euronews FR en fait même un sujet de fascination, au point d’imaginer une société dédiée à l’appréciation des boucs.