Une sixième panne d’électricité à l’échelle nationale a touché Cuba dans la nuit de dimanche 7 à lundi 8 août 2026, quelques heures seulement après le rétablissement du courant suite à un précédent black-out. Selon France 24, cette nouvelle interruption s’inscrit dans une série de coupures de plus en plus fréquentes depuis le début de l’année, aggravées par les sanctions américaines.

Ce qu'il faut retenir

  • Une panne nationale survient à Cuba dans la nuit du 7 au 8 août 2026, soit quelques heures après un précédent black-out.
  • Il s’agit de la sixième panne d’électricité nationale enregistrée depuis le début de l’année.
  • Les autorités cubaines attribuent cette aggravation des coupures au blocus pétrolier imposé par Washington en janvier 2026.
  • La fréquence des black-outs s’est fortement accrue depuis le début de l’année, perturbant gravement la vie quotidienne sur l’île.

Une crise énergétique qui s’aggrave depuis janvier

Les autorités cubaines ont confirmé l’ampleur de la panne en cours, survenue moins de 24 heures après le rétablissement partiel du courant dans certaines régions. D’après France 24, les coupures de courant se sont multipliées à un rythme inquiétant depuis l’instauration du blocus pétrolier américain en janvier 2026. Ce dernier a privé Cuba d’une partie essentielle de ses approvisionnements en carburant, nécessaire au fonctionnement de ses centrales électriques et à la distribution de l’électricité.

Les autorités n’ont pas encore communiqué d’estimation précise de la durée de cette nouvelle panne, mais les habitants rapportent des perturbations majeures dans la capitale, La Havane, ainsi que dans plusieurs provinces. Les coupures en cascade illustrent la vulnérabilité du système énergétique cubain, déjà fragilisé par des années de difficultés économiques et de manque d’investissements.

Un blocus pétrolier américain au cœur de la crise

Le blocus pétrolier imposé par Washington en janvier 2026 vise à restreindre les importations de pétrole à destination de Cuba, une mesure qualifiée de « guerre économique » par les autorités de La Havane. Cette décision a immédiatement aggravé la situation énergétique du pays, dépendant à plus de 50 % des importations pour son approvisionnement en carburant.

Les responsables cubains ont dénoncé à plusieurs reprises l’impact de ces sanctions, soulignant qu’elles aggravent les pénuries et paralysent des secteurs clés de l’économie. « Le blocus pétrolier a réduit notre capacité à produire de l’électricité de manière stable », a déclaré un porte-parole du ministère de l’Énergie, cité par France 24. « Chaque panne que nous subissons est directement liée à cette mesure coercitive. »

Des conséquences multiples sur la population

Les pannes récurrentes perturbent non seulement l’éclairage public et les services essentiels, mais aussi l’accès à l’eau potable, souvent pompée grâce à des groupes électrogènes. Les hôpitaux, déjà sous tension, doivent faire face à des problèmes de réfrigération pour les médicaments et les vaccins. Les habitants de La Havane et d’autres villes se plaignent également des coupures prolongées en pleine saison estivale, aggravant les conditions de vie dans un pays où les températures peuvent dépasser les 35 °C.

Les réseaux sociaux, malgré des connexions internet souvent instables, s’embrasent avec des témoignages de citoyens exaspérés par cette situation récurrente. « On a l’impression de vivre dans un pays du tiers-monde, alors que nous avons connu des périodes bien meilleures », confie un habitant de Santiago de Cuba, contacté par France 24.

Et maintenant ?

Les autorités cubaines n’ont pas encore annoncé de plan d’urgence pour remédier à cette crise énergétique, mais des discussions seraient en cours avec des partenaires internationaux pour tenter de contourner les sanctions américaines. Une réunion d’urgence du Conseil des ministres est prévue mardi 9 août, sans que son ordre du jour n’ait été précisé. Dans l’immédiat, les Cubains doivent s’attendre à d’autres perturbations, la saison des ouragans approchant et les centrales thermiques restant vulnérables aux pénuries de carburant.

Cette nouvelle panne survient alors que le gouvernement cubain tente de négocier avec plusieurs pays pour importer du pétrole en contrebande, malgré les risques encourus. Les observateurs s’interrogent sur la capacité de l’île à tenir jusqu’à la fin de l’année sans une solution durable à cette crise.