Le fonds d’investissement CVC a officialisé une dévaluation de son investissement dans la Ligue 1, selon nos confrères de RMC Sport. Cette décision intervient sur fond de crise des droits TV de la Ligue 1. David Gluzman, le « Banquier de l’After », décrypte cette annonce et explique que cela n’est pas une révolution, mais une confirmation de la surévaluation chronique des droits TV domestiques français.

Il y a quelques années, CVC est arrivé en sauveur de la Ligue 1 en investissant 1,5 milliard d’euros pour s’octroyer 13% de la société commerciale de la Ligue. Cette société avait pour vocation première de « maximiser et sécuriser les revenus du football professionnel français ». Cependant, les choses n’ont pas évolué comme prévu, et la capacité de la Ligue 1 à faire vivre le football français est désormais remise en question.

Ce qu’il faut retenir

  • CVC a dévalué son investissement dans la Ligue 1
  • L’investissement initial était de 1,5 milliard d’euros pour 13% de la société commerciale
  • La crise des droits TV de la Ligue 1 est à l’origine de cette décision

Le contexte de l’investissement

En avril 2022, CVC a investi 1,5 milliard d’euros dans la société commerciale de la Ligue 1, ce qui représentait 13% de cette société. Cette décision a été prise après la faillite de Mediapro, qui avait entraîné une perte importante de revenus pour les clubs de Ligue 1. CVC espérait que son investissement allait permettre de maximiser et de sécuriser les revenus du football professionnel français.

Cependant, les choses n’ont pas évolué comme prévu. La Ligue 1 n’a pas réussi à valoriser les droits domestiques, et les revenus TV ont fondu. De plus, la manne CVC a été dilapidée, et les clubs ont été contaminés par le virus « acheteur » variant « inflation salariale ».

Les conséquences de la dévaluation

La dévaluation de l’investissement de CVC dans la Ligue 1 a des conséquences importantes. Elle confirme que Vincent Labrune n’était pas l’« operating partner » adéquat pour valoriser l’investissement de CVC. Elle confirme également la surévaluation chronique des droits TV domestiques français, qui ont été artificiellement gonflés par une tradition incestueuse d’actionnaire/diffuseur.

CVC, qui est une référence mondiale dans son domaine, paiera pour apprendre de cette expérience. Avec quasiment 200 milliards d’actifs sous gestion et des montants de levée de fonds record, le fonds sortira indemne de l’épisode Ligue 1, mais l’égo de ses dirigeants en sera peut-être un peu moins.

Les prochaines étapes

Il est difficile de prédire ce qui va se passer ensuite, mais il est clair que la Ligue 1 doit prendre des mesures pour résoudre la crise des droits TV et pour maximiser et sécuriser les revenus du football professionnel français. CVC, de son côté, devra tirer les leçons de cette expérience et adapter sa stratégie pour éviter de reproduire les mêmes erreurs à l’avenir.

Et maintenant ?

La Ligue 1 et CVC devront désormais travailler ensemble pour trouver des solutions à la crise des droits TV et pour maximiser les revenus du football professionnel français. Il est possible que de nouvelles discussions soient engagées pour trouver un accord qui convienne à toutes les parties prenantes. La situation est complexe, et il faudra du temps et des efforts pour la résoudre.

En conclusion, la dévaluation de l’investissement de CVC dans la Ligue 1 est une décision importante qui a des conséquences significatives pour le football français. Il est essentiel de trouver des solutions pour résoudre la crise des droits TV et pour maximiser les revenus du football professionnel français.