Une cyberattaque d'une ampleur considérable pourrait toucher des millions d'automobilistes français, selon FrenchBreaches. Auto-Planning, une entreprise spécialisée dans les réservations de contrôles techniques, est visée par des pirates qui affirment avoir dérobé plus de 200 millions de lignes de données. Noms, numéros de téléphone, plaques d'immatriculation et rendez-vous pourraient avoir été exposés.

Près de 18 millions de personnes et 13,9 millions de plaques d'immatriculation seraient concernées, selon les informations recueillies par FrenchBreaches. Certaines données remonteraient à 2008, soit près de 18 ans d'historique. Les pirates réclament 33 333 dollars et menacent de publier les informations qu'ils disent détenir sous 72 heures.

Ce qu'il faut retenir

  • 14 millions de plaques d'immatriculation menacées
  • 18 millions de personnes potentiellement concernées
  • 200 millions de lignes de données dérobées
  • Les pirates réclament 33 333 dollars
  • Les données pourraient être utilisées pour des arnaques

Le contexte de la cyberattaque

Auto-Planning est un prestataire français qui permet aux centres de contrôle technique de gérer leurs rendez-vous en ligne et d'envoyer des rappels par SMS. L'entreprise indique travailler avec plus de 450 centres. Mais les fichiers examinés par FrenchBreaches font apparaître un périmètre plus large : 791 centres de contrôle technique et 694 noms de domaine ou sous-domaines y sont recensés.

Cela ne signifie pas que tous ces établissements ont été piratés. En revanche, une intrusion chez un prestataire commun pourrait exposer des informations provenant de nombreux centres. Les données revendiquées comprendraient près de 92 millions de rendez-vous enregistrés.

Les conséquences de la cyberattaque

Les échantillons transmis à FrenchBreaches contiennent des informations particulièrement précises sur les automobilistes : noms et prénoms, adresses e-mail et numéros de téléphone ; plaques d'immatriculation, marques et modèles des véhicules ; dates et horaires des rendez-vous de contrôle technique ; noms et adresses des centres fréquentés ; adresses IP associées aux réservations.

Le plus préoccupant est que ces informations peuvent être regroupées dans une même fiche. Un escroc pourrait ainsi connaître le véhicule d'une personne, son numéro de téléphone et la date de son prochain contrôle technique. De quoi rendre particulièrement crédible un faux SMS demandant de confirmer un rendez-vous ou de régler une facture.

Les revendications des pirates

Les attaquants, qui utilisent le nom « Operation GlassLodge », affirment avoir accédé à plusieurs serveurs d'Auto-Planning. Ils revendiquent également la possession de 36 545 factures PDF, de documents pouvant contenir des coordonnées bancaires, ainsi que de bases de données et de codes sources.

Les sites d'Auto-Planning et d'Auto Contrôle Paris sont aussi signalés comme ayant affiché un message des pirates. En échange de la non-publication des fichiers, les cybercriminels exigent 33 333 dollars, avec un ultimatum de 72 heures.

Et maintenant ?

Pour les automobilistes, le principal danger serait de recevoir des SMS, e-mails ou appels frauduleux utilisant de véritables informations sur leur véhicule ou leurs rendez-vous. Il est donc recommandé de se méfier des messages demandant un paiement inattendu ou invitant à cliquer sur un lien pour confirmer un contrôle technique. En cas de doute, mieux vaut contacter directement son centre habituel.

L'ampleur exacte de cette cyberattaque reste à confirmer. Les chiffres avancés proviennent des éléments analysés par FrenchBreaches et ne constituent pas une confirmation officielle du nombre de victimes. L'exfiltration de l'ensemble des données revendiquées n'a pas été établie indépendamment.

La situation est donc incertaine et il est difficile de prédire ce qui va se passer ensuite. Les autorités devraient prendre des mesures pour protéger les données des automobilistes et prévenir les arnaques. Les conséquences de cette cyberattaque pourraient être graves si les données tombent entre de mauvaises mains.